‹ Au fil de l'eauChapitre 37 sur 38 · LE VOYAGE · texte numérisé non relu

LE VOYAGE

jouvent dans un rêve vermeil.

Né d'un souvenir ou d'un livre, Je pense aux pays du soleil Où ce serait si bon de vivre.

Notre ciel est léger et pur.

Mais sa grâce est d'un rien pâlie ; Un souffle en altère l'azur :

Je me rappelle l'Italie.

C'est là que luit vraiment l'été, Là que la lumière éternise

LES HORIZONS AIMES

Et divinise la beauté.

O marbres roses, ô Venise !

Je pars... La suite des murs gris Hors de la ville m'accompagne Et prolonge encore Paris.

Voici la Seine, la campagne,

Les bordures de peupliers, Les robes blanches sur les berges, La flotte des petits voiliers Qui se ravitaille aux auberges;

Les canotiers au bras vainqueur, Les tonnelles ensoleillées, Où j'ai grisé souvent mon cœur, Les herbes hautes et mouillées;

La brise, d'un souffle charmant Gonflant les jupes et les voiles.

Et, vers le soir confusément Les lampions et les étoiles !

Pourquoi m'en irais-je plus loin Que ne vont les collines bleues ) Mon horizon n'a pas besoin D'enfermer plus d'une ou deux lieues

O bois de Viroflay, pardon!

Pardon sentiers frais, mousses vertes !

Les voyages au Bas-Meudon Sont pleins d'exquises découvertes.

Au pays bleu des beaux fruits d'or Si j'ai fait mes chansons dernières, Le ciel le plus doux est encor Celui qui brille sur Asnières !

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TABLE

LES BERGES

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