‹ Au foyer de mon presbytère [microforme]Chapitre 10 sur 66 · PARTANT MALADE POUR LA FLORIDE · texte numérisé non relu

PARTANT MALADE POUR LA FLORIDE

Balvus revertetur ad nos. (Tobie, 5.)

A refleurir sous d’autres cieux É Va respirer l'air pur de la tiède Floride !

Que le Bon Dieu protège et guide L'ami pâle et souffrant qui nous fait ses adieux !

ne mp sénman u …

Cher malade qui pars, cher et joyeux Allyre ! 4 Quel hymne assez plaintif va soupirer ma lyre ? à Tu pars,—tu pars souffrant Pour un climat lointain ! 4 Et nous Pourtant, bravant les ennuis de l'absence, Le cœnr presque joyeux, le cœur plein d'espérance, Nous n'avons ce soir qu'un refrain :—

Va refleurir sous d’autres cieux ; Va respirer l'air pur de la tiède Floride !

Que le Bon Dieu protège et guide L'ami pâle et souffrant qui nous fait ses adieux !

Tu pars, et cependant malgré notre tendresee, Nous te serrons la main sans amère tristesse : 1 Car notre œil alarmé sur ton front, dans tes yeux, 4 Lisait depuis lon gtemps de pénibles symptômes ; Mais tu vas respirer de magiques arômes

Et nous revenir radieux !

Jusqu'au Chili s’il veut que notre ami s'envole : L'oracle d’Esculape est là qui nous console : É Quel oracle béni pour mon Cœur attristé ! . à —La vie encor chez toi circule à pleine veine : Et tu nous reviendras deta course lointaine

Brillant de grâce et de santé |

ANotre ami M. C.-A.-C. 29 mme rem osier miens

Sans pitié laisse-nous : pars, pars pour la Floride !

Pars : va t'acclimater sous ce soleil limpide :

L'oranger là toujours fleurit sur les coteaux.

Fuis gaîment notre hiver et son triste cortège :

Fuis où jamais l'oiseau ne voit la froide neige Combler son nid sous les rameaux !

Mais si tu pars, Allyre, imite la nature :

Imite les oiseaux, les fleurs et la verdure :

Et dès que l’hirondelle à nos toits reviendra,

Dès que le triste hiver en désertant nos plaines

Laissera dans nos prés fleurir les marjolaines, Reviens, Allyre, au Canada !

Reviens joyeux ! Hélas ! quelquefois l’hirondelle,

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