‹ Au foyer de mon presbytère [microforme]Chapitre 12 sur 66 · A NOTRE AMI M. L’ABBÉ C.-A. C · texte numérisé non relu

A NOTRE AMI M. L’ABBÉ C.-A. C

RISES, légers courriers, charmes de la prairie, Brises de Maizerets,—brises de la patrie |— De quel divin parfum la nuit vous embauma !

Dans ce Bocage encor baignez, baignez vos ailes : Portez à sa rencontre, avec nos vœux fidèles, Tous les parfums du Canada !

23 Au foyer de mon 2resbytère .

eat a me De notre Maizerets retracéz-lui l’image.

Dites-lui que souvent, dans ce riant Bocage, Vous avez entendu causer d’un voyageur.

Murmurez-lui tout bas qu’un humble ami, qu'un frère,

Qui mêle tous les jours son nom à sa prière, k Goûte à l'aimer bien du bonheur !

Dites-lui quel manteau de verdure et de joie e Pour fêter son retour le ciel ici déploie : Peut-être oubliera-t-il le soleil étranger, Et foulant tout joyeux le sol de la patrie, Dira-t-il : ‘ Je préfère une amitié chérie Aux doux E:rfums de l'oranger ! ”

Allyre ! pauvre fleur, —fleur trop longtemps absente ! | F| Ce qui ravivera ta corolle souffrante,

h | C'est l'air du Canada, l'air de ton ciel béni :

C'est le joyeux soleil de ce charmant village

li | Où l'on rend tous les soirs un culte à ton image : 4 | | C'est le soleil de Saint-Henri ! 4

i Fi Reviens, cher exilé, reviens dans nos montagnes !

i Viens voir quel chaud soleil inonde nos campagnes.

il Viens, viens boire À longs traits la vie et la santé À

| Dans nos lacs de cristal, dans nos ruisseaux limpides ! ' %

Dans nos bois dejà verts, enfant des Laurentides, Oh ! viens respirer la gaîté !

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La gaîté —Cher ami, viens surtout nous la rendre.

Pardonne : je connais un cœur que Dieu fit tendre,

Où l'ennui d'un absent s’est glissé bien des fois !

L'hirondelle nous fuit, quand fuit l’'aimable automne :

Mais lorsque notre Allyre, helas ! nous abandonne, C'est la gaîté qui fuit nos toits |

Au ‘Bocage ” de Maizerets, Juin, 1872.

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