BOUTADE ÉLECTORALE
AIR : Le diable est sorti de l'enfer...
E diable est sorti de l'enfer :
Vous comprenez c'que c’la veut dire ?
Le diable est sorti de l'enfer :— Nos députés se font élire !
Membres passés, membres futurs, Membres en fleur, membres trop mûrs— Partout il en pleut, il en neige :
Mon Dieu, que le ciel nous protège !
D ge
222 Au foyer de mon 2resbytère nn enter dan a
Quêter un siège au parlement, —
Oh ! la vanité ridicule !
Mais poux eux soyons indulgent :
L'intérêt du public les brûle !
Plaignons plutôt ces Pauvres gueux, Puisqu’au moins la moitié d’entre eux Souvent pour un château d'Espagne Battront la ville, —et la campagne |
ME
roro mon mn,
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À qui le temps des élections
N'a-t-il pas fait tourner la tête ?
On y discute à coups d’bâtons,
Et l'on élit—-souvent l’plus bête !
On se chicane à qui mieux mieux :
Mes deux voisins en sont aux ch'veux :
Au fond, leur politique est une—
Car, au fond, ils n’en ont aucune,
L’honnéteté d’ces candidats
Est d’caoutchouc fort élastique :
On en a vu payer à:s chats
Tout comm’ des animaux d'Afrique,
‘ Mais, Monsieur, mais—dev'nez-vous fou :
Pour vous mon chat n’vaut pas un sou.
—Qu'import’ ? moi j'en aim’ Ja fourrure, ” Mon chat dev'nait d'lhermin’ tout pure.
Boutade électorale nent date se do
Paul n’a pas un sou d'instruction :
Paul, c'est un gros marchand d’farine.
Il connaît la constitution
Tout comm’ j'connais l'Inde ou la Chine.
Mais du haut mal le voilà pris De vouloir piloter l'pays :
Il a du gin, il a d’la bière— Vous verrez qu’il f’ra son affaire.
Mais voici bien le plus plaisant :
Voici qu’la femme aussi s’en mêle, Madam), l'orage est suffisant—
On se s’rait bien passé d'la grêle, Pour rendr’ les homm'’s tout-à-fait fous Ï1 faut au moins deux ou trois ‘‘ coups : ” Mais pour rendre un’ femm’ frénétique, Il suffit d'un grain d’politique.
Et pour qui l’honnête électeur Jette-t-il tant de feu, de flamme ?
Hélas ! pour le premier blagueur
On ve..dra tout, —jusqu'{son âme!
Monsieur promet un pont, un ch’min, Un débouché sur tel mouiin—
Oh ! que de ponts—malgré la crise— On fait sur les perrons d'église !
Au foyer de mon 2resbytère
CR naines sioniste
Vous connaissez un tel, un tel,,, ?
C'est un fameux chef de cabale,
Et jusques à teni. hôtel
Tous les quatre ans il se ravale,
Ne nous en moquons Pas pourtant :
Certes ! c'est un homme important— Car chaque iv rogne à sa boutique
Va retremper sa politique.
Pour arracher deux ou trois voix, A gauche, à droite, il court, il vole.
Et si son ch'val tombait, je crois,
Il peut s'att'ler à la carriole,
Mais que son enfant tout à coup
Tombe malad’, la nuit surtout, — Avant de mettre à la voiture Il plaidera, je vous l’assure.