‹ Au jardin de l'infante; augmenté de plusieurs poèmesChapitre 48 sur 58 · LE SACRE · texte numérisé non relu

LE SACRE

Notre-Dame annonçait l'apothéose prête

Avec la voix d'airain de ses beffrois jumeaux ;

Au loin les grands canons grondaient, et les drapeaux

Se gonflaient, frissonnants, sous l'orgueil de la fête.

L'Empereur s'inclina, les mains jointes, nu-tête, Et le Pape apparut, dans l'éclat des flambeaux, Tenant entre ses doigts étincelants d'anneaux La couronne portant la croix latine au faîte.

Mon fils ! dit le pontife... alors l'orgue se tut. Sur tous les fronts baissés un seul frisson courut, Comme le battement soudain d'une aile immense ;

Et Ton n'entendit plus, ô César triomphant, Dans la nef où planait un auguste silence, Qu'une vieille à genoux qui pleurait son enfant.

AU JARDIN DE i/lNFANTE

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