CONTRE LES PROCES
La manie des procès est un autre désordre qui trop souvent s’oppose au bonheur des familles. Nous admettons qu'il est parfois indispensable, soit pour demander l'interprétation d’une loi, soit pour régler un différend élevé de bonne foi, de recourir aux tribunaux Pour en obtenir un jugement formel. Mais peut-on dire et sou-
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tenir qu’il en est ainsi de tous les procès suscités entre vous. N est-il pas vrai que, dans un très grand nombre de cas, il suffirait d'un peu de bonne volonté de la part des plaidéurs Pour arriver bien vite, sans frais inutiles et sans scandale, à une entente à l’amiable, Mais qu'arrivera- t- il bien souvent? Une ambition démesurée, l’entêtement, la rivalité mesquine, une injustice criante, une certaine soif de vengeance, ou même un simple esprit de chi.
Cane fait naître un procès ; lequel une fois commencé, sera soutenu par l’orgueil, et traînera à sa suite, la haine, la rancune, la division dans une Paroisse ou au sein d’une famille, quelquefois la ruine et le désespoir. Que de bons citoyens seraient encore heureux et respectés sur leur terre, livrée à d’autres à la suite de procès qu’ils auraient évités avec avantage.
Suivez donc plutôt le conseil donné par le Sage, et répété par l’apôtre, et, quand il s’élèvera parmi vous des contentions, des disputes, avant de risquer dans un procès la tranquillité et le bonheur de votre famille, épuisez d’abord tous les moyens de conciliation compatibles avec votre honneur et votre devoir.
ET
Nos très chers frères, on se plaint aujourd’hui que les temps sont durs, que le :
travail ne rémunère pas beaucoup, que la misère est grande; qu’il est bien difficile aux familles de joindre les deux bouts dans l’administration de leurs finances.
Mais nos pères travaillaient-ils moins que nous? avaient-ils moins de difficultés à vaincre, et cependant n’ont-ils pas défriché vos terres, amassé le bien que vous possédez, et ne vivaient-ils pas heureux ?
C’est qu'ils joignaient au travail chrétien l’économie chrétienne; et maintenant avouez-le ; si vous pouviez garder dans vos Paroisses seulement la moitié de l’argent
qui, chaque année, s’en va, soutiré par le luxe inutile, l’intempérance, le jeu et les Procès, non seulement vous jouiriez d’une aisance véritable, mais encore vous pour riez, sans vous gener aucunement, donner un Concours efficace à toutes les oeuvres
qui intéressent le culte, la charité ou lé.
ducation.