‹ Au jour de l'an [microforme]Chapitre 9 sur 36 · ES AUS · texte numérisé non relu

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tous ceux surtout qui aiment le bon Dieu et leur sainte religion, savent qu’ils pcursuivent une oeuvre essentiellement patriotique et chrétienne, qu’ils servent les intérêts des familles et des âmes, en travaillant d’un commun accord à restreindre le plus possible et à maintenir dans les limites rigoureusement légitimes, le com- = merce toujours si dangereux des boissons enivrantes.

Elargissant encore ma pensée, je souhaite à tous la paix dans l’acquisition légitime, la possession tranquille et l’usage chrétien des biens de cette vie, lesquels doivent être regardés comme un sourire du bon Dieu se penchant sur notre travail pour le bénir. Que le Seigneur accorde aux Cultivateurs, dans leur noble labeur, le bienfait d’une abondante moisson qui les récompense de leurs fatigues et de leurs angoisses, Que dans les diverses industries, la justice bienveillante regnant dans toutes les sphères administratives, l’ouvrier puisse honnêtement gagner son pain et celui de sa famille, et aussi avoir sa part convenable, voulue par la loi divine elle-même, des bienfaits et des

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joies de l'existence. Que dans tous les divers états de vie, dans toutes les professions où se déploie l’activité humaine sous une forme où sous une autre, on puisse se réjouir, sous la protection de Dieu qui bénit toujours la soumission généreuse- à ses commandements, d’une prospérité, même matérielle, que la divine Providence accorde en retour de la soumission à la grande loi du travail jointe à l'observation parfaite des règles de la justice et de Phonnêteté. .

Et puis, ne dois-je pas en même temps

. Souhaiter que toutes nos oeuvres et nos

institutions, établies pour la gloire de Dieu et le bien général du diocèse, et tou-

tes basées sur la charité de mes diocésains, soient de plus en plus prospères.

Elles sont votre honneur, elles redisent votre louange, ces maisons de charité, d’éducation, de prière contemplative, ces chapelles et ces églises que vos aumônes ont élevées, qui ne peuvent se maintenir que par vous, c’est-à-dire par votre infatigable charité que le bon Dieu lui-même vous inspire, et qu’il récompense, Que Notre-Seigneur nous garde et sa protec-

tion et votre généreux dévouement,

Les prêtres, les religieux, les religieuses qui de concert avec l’évêque se dépensent et donnent sans compter leur temps, leur santé, leurs talents, leur vie ellemême pour tous ceux que votre charité maintient sous leurs soins, et pour vousmêmes, ne peuvent douter de l’ardeur des voeux que je forme pour leur bonheur, et Pour qu’ils trouvent, avec es bénédictions du ciel, quelque récompense dans le profit spirituel et temporel que les âmes retirent de leur infatigable dévouement.

Ces souhaits de bonheur et de succès s'étendent d'eux-mêmes à tous les instituteurs et institutrices catholiques, ces auxiliaires de l'Eglise et des familles dans l’oeuvre si difficile, souvent si ingrate, et toujours si importante de l’éducation chrétienne de nos chers enfants,

A tous soit accordée la paix de Notre- Seigneur Jésus-Christ durant une bonne et sainte année.

Et maintenant, je vous bénis, oui, je vous bénis, pasteurs fidèles, dans votre

ministère laborieux et que vous faites si méritoire et si fructueux ; je vous bénis, familles chrétiennes, image restée vraie de celle de Nazareth; je vous bénis, pères qui avez tant besoin d’être soutenus et récunfortés par le secours d’en haut, au milieu des difficultés et des luttes: de chaque jour; je vous bénis, o mères, qui ne demandez qu’à vous donner, à travailler et même à souffrir et à pleurer pour l’amour de ceux qui vous sont chers. Je vous bénis, enfants petits ou grands, pour que vous soyez aujourd’hui la joie et l’encouragement de vos parents, plus tard leur consolation et leur appui. Je prie Dieu d’écarter de vous tous les douleurs et les tristesses qui brisent l’âme, sans porter avec elles le baume de la résignation. Aux épreuves qui viennent de la Providence elle-même, et qui sont inséparables de notre pauvre vie, à la maladie, au deuil, aux accidents et aux revers, votre coeur de chrétien saura répondre avec les sentiments de généreuse soumission qui font trouver de la joie dans la souf.

france, et qui la rendent sonde en mérites pour le ciel.

Enfin, en ce jour de Pan, ayant une

pensée pour tous ceux qui ont droit à votre affection, vous prierez pour la sainte Eglise, Pour Notre Très Saint- Père le Pape et aussi Pour votre pauvre et indigne serviteur.

Que notre bonne mére, la Très Sainte- Vierge Marie, nous obtienne à tous de son divin Fils les grâces les plus abondantes Pour la nouvelle année. Elles nous assu- À reront la paix avec le bon Dieu, la paix 9 avec notre prochain, et la paix avec nous- f mêmes; ce qui est bien tout le bonheur 1

que nous puissions goûter ici-bas en attendant celui de l'éternité.

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