‹ Au Mexique, 1862:Chapitre 5 sur 46 · AH\Y · texte numérisé non relu

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Les métis composent la classe moyenue et sont ouvriers, fermiers ou rancheros, petits marchands ou petits employés. Chacune de ces races a son type, sa langue propre; mais toutes parlent ['(espagnol plus ou moins correctement.

L'Indien est généralement maigre, mais bien bâti. Il a le teint cuivré, les cheveux noirs et lisses, plats et luisants, les pommettes saillantes, les yeux noirs, largement fendus et légèrement obliques, une vue excellente, les sourcils saillants et arqués, le front bas et couvert, le nez droit et bien fait, les lèvres grosses, épaisses, la tête anguleuse, les oreilles grandes, le visage large, la ligne faciale inclinée en arrière, la barbe rare, les dents blanches et bien rangées, la taille moyenne, la poitrine bombée et large. Chez cette race les déformations sont rares.

Triste, silencieux, Tlndien semble porter le deuil de sa race presque éteinte; on sent en le voyant que trois siècles d'oppression pèsent sur lui. C'est le dernier rejeton d'un peuple qui meurt. Il va pourtant son train, rapide, sans bruit, trottinant légèrement, un bâton à la main, son fardeau sur le dos retenu par une double courroie d'écorce qui prend son front et sa poitrine comme points d'appui.

S'il danse, il glisse en mesure, sa figure reste

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