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Chapitre XVII. — Découverte des restes du P. Marquette

à Michillimackinac, le 3 septembre 1877 175

Chapitre XVIII. — Statue en marbre blanc, érigée dans le Musée du Capitole à Washington, aux frais du Wisconsin, en l’honneur du P. Marquelle 180

Chapitre XIX. — Une statue de bronze, érigée dans la ville de Marquette. — Projet d’un vaste monument à ériger à Michillimackinac 187

Louis JoLLiET, d’après M. Ernest Gagnon 199

Conclusion 211

Appendices 213

INTRODUCTION

A l’exception d’un nombre restreint do savants, personne ne sait en France, ni ne s’inquiète de savoir, si un Français a joué le moindre rôle dans la découverte et Fexploratiou du Mississipi. Par un phénomène assez curieux, les expéditions entreprises par les Espagnols, dans l’espoir de s’établir sur les rives du grand fleuve, paraissent beaucoup moins ignorées; aussi, quand l’histoire daigne mentionner les noms de Louis Jolliet et de Jacques Marquette, se montre-t-elle très sobre de détails. Ni les péripéties du voyage, ni le succès de l’entreprise n’ont pu captiver l’attention ou provoquer les éloges. Cependant l’expédition ne manquait pas de difficultés. Montés sur deux canots d’écorces, en compagnie de cinq Français bien résolus, les deux explorateurs partirent de Michillimackinac, tout près des trois grands Lacs, s’engagèrent par le Wisconsin dans le Mississipi , le descendirent jusqu’à l’Arkansas et revinrent au point de départ, après une absence de cent trente-cinq jours. Jamais le fleuve n’avait encore été parcouru, l’aviron à la main, sur une aussi longue distance. Désormais il était connu, étudié, décrit et surtout ouvert à l’influence de la France et de l’Évangile. En dépit d’un résultat aussi considérable, Louis XIV, mal renseigné, ne comprit pas l’importance d’une pareille découverte. S’il avait alors occupé tout le bassin d’un aussi vaste cours d’eau, il aurait accru son royaume de toute l’Amérique du Nord, sauf une étroite bande de terre.

Tandis que l’opinion publique en France manque d’enthousiasme pour ce sujet, l’Amérique n’a pas attendu l’aurore du xx« siècle pour s’en éprendre, et elle l’a toujours étudié dans un sentiment de gratitude et d’équité. Pour chaque citoyen des États-Unis et du Canada, Jolliet et Marquette sont les hardis pionniers qui, les premiers, ont frayé la route à la civilisation, à travers mille dangers et malgré les obstacles qui se dressèrent devant eux, pour ainsidire, à tout instant. Ainsi, chaque année, d’innombrables excur-

INTRODUCTION

sionnistes (1) vont visiter les rivages où abordèrent leurs frêles canots, les lieux où ils ont dressé leur tente, et la tombe où ont reposé leurs restes. Plus d’une ville et d’un comté se font honneur de porter leurs noms vénérés, et une statue de marbre, placée par l’État du Wisconsin, figure depuis plusieurs années dans le Musée des statues, au Capitole de Washington, en l’honneur du plus illustre de ces deux voyageurs.

A tous les hommages rendus à leur mémoire, serait-il juste d’opposer plus longtemps l’indifférence, la froideur et l’oubli? Faudrait-il leur refuser la part de gloire qui rejaillit sur la patrie, parce que l’un d’eux, Marquette, a été membre de la Compagnie de Jésus ? On serait tenté de le croire, en parcourant les ouvrages des deux écrivains qui se sont donné plus spécialement la mission de former l’opinion publique en France et à l’étranger. Messieurs Margry et Gabriel Gravier. Dans leur préoccupation manifeste, en attribuant à Robert Cavelier de la Salle, de Rouen, l’honneur d’avoir navigué le premier sur le Mississipi, dès 1671, ces deux auteurs ont trop négligé les règles d’une saine critique en matière d’histoire. Sans entrer, pour le moment, dans une discussion plus approfondie, il importe seulement de signaler leurs erreurs dans le choix des documents qu’ils ont reproduits et dans leur appréciation de ces papiers, fort suspects en raison de leur origine.

En publiant un recueil considérable, formant six gros volumes,

M. Margry (2) n’a pas craint d’insérer, entre autres pièces, peu dignes de figurer dans un travail sérieux, un factum janséniste, dont M. Gravier, à son tour, s’est hâté d’accepter les affirmations, avec

trop d’empressement. C’est un mémoire de Renaudot, où il est dit que, d’après les correspondances des abbés Arnault, janséniste, et de Galinée, sulpicien au Canada, confirmées par des conversations

tenues à Paris, en 1678, Robert Cavelier de la Salle aurait navigué sur le Mississipi dès 1671. Un peu de réflexion aurait épargné à M. Margry l’imprudence qui le conduisit à choisir une pièce aussi suspecte et à M. Gravier la faute commise en s’appuyant, contre

toute vraisemblance, sur une attestation contraire à la vérité. Il suffira de peu de mots pour en convaincre dès maintenant le lecteur.

(1) Plus nombreux, dit-on, que les pèlerins de Lourdes.

(2) Mémoires et documents sur les découvertes des Français dans Vouest et le sud de l’Amérique du Nord. Paris, Maisonneuve, (1879-1888), 6 vol. in-8*.

INTRODUCTION

Jamais, ni de vive voix, ni par écrit, Gavelier de la Salle n’a osé se vanter au Canada d’avoir atteint le Mississipi avant Jolliet et Marquette. Gomment aurait-il pu le dire tà Paris, en 1678, quand le comte de Frontenac y avait fait parvenir, dès 1674, la nouvelle authentique du voyage fait en 1673 par les autres explorateurs? D’ailleurs, le protégé de M. Gravier se trouvait au Sault-Sainte- Marie, le 14 juin 1671, et le 2 novembre, sur l’Ohio (1), où son expédition, à la recherche du Mississipi, fut arrêtée par les glaces qui lui barrèrent le chemin au rapide de Saint-Louis, c’est-à-dire, à 480 kilomètres ou 120 lieues du fleuve. Obligé de revenir sur ses pas après sa déconvenue, c’est dans une toute autre direction qu’il travailla pendant les années suivantes.

D’autres écrits apportés en témoignage ne sont pas mieux choisis, puisqu’ils renversent la thèse de leurs imprudents interprètes. Tel est le cas du Mémoire rédigé par l’abbé Bernou pour le marquis de Seignelay. Répondant aux accusations dont Gavelier de la Salle était l’objet, le secrétaire du ministre s’exprime ainsi :

« [On dit qu’il n'a pas le premier découvert la rivière Colbert]. Mais il a esté le premier à former le dessein de ces descon vertes qu’il communiqua.... Il a fait ensuite plusieurs voyages de ce costé là.... Il est vray, que le siear Jolliet, pour le prévenir, fit un voyage, en 1673, à la rivière Colbert. »

Ainsi, de l’aveu de Bernou, Robert Gavelier de la Salle a eu le

dessein d’aller au Mississipi ; il en a parlé et un autre y a été le

premier. A moins de tomber dans une étrange aberration, personne ne saurait y voir autre chose. La Salle, d’ailleurs, se serait vanté, bien à tort, s’il avait affirmé avoir eu, avant d’autres, le projet de se rendre au grand fleuve. Plusieurs Français avaient, depuis longtemps, caressé cette idée ou tenté de la mettre à exécution, comme Nicollet, en 1639, et plus tard le P. Allouez. Par suite, Jolliet et

Marquette n’avaient même pas eu besoin de l’entendre exposer ses plans, pour concevoir le leur, qui était de suivre la route, où

s’étaient déjà engagés Nicollet et le P. Allouez, c’est-à-dire par le Wisconsin.

(i) Selon toute probabilité. Il y a peu d’apparence que Gavelier de la Salle ait pu tenter deux fois de se rendre au Mississipi par l’Ohio. Au contraire, rien ne s’oppose à ce que ce voyage se soit fait en 1671, mais sans atteindre le but.

INTRODUCTION

Un autre écrivain, M. l’abbé Paillon, prêtre de Saint - Siilpice , a lui aussi, mais sans le dire formellement, publié des* pièces qui semblent attribuer à l’aventurier normand la priorité de la découverte. Dans son volumineux travail (1), parmi les documents, la plupart écrits par les confrères qui l’ont précédé, il s’est donné le tort, en insérant une lettre de Frontenac, de croire qu’elle servirait à établir son opinion en faveur de La Salle (2).

Voici le passage de la correspondance envoyée de Québec à Versailles par le gouverneur du Canada, le 12 mai 1678 : « Jolliet n’avait voyagé qu’après La Salle et sa relation « du voyage de 1673 » était fausse en beaucoup de choses. » Tout ce qu’on peut conclure de cette dépêche, c’est que Jolliet était encore au collège, quand La Salle voyageait déjà; mais il ne s’ensuit pas du tout que l’expédition de 1673 au Mississipi n’ait pas été la première. En outre, si la relation du voyage de Jolliet offre des inexactitudes, cette mention confirme au moins le fait de l’exploration, et le gouverneur en renouvelle

l’attestation formelle et authentique. M. Paillon n’aurait -il pas agi plus sagement en renonçant à introduire une pièce qui, loin de favoriser son opinion (3), l’ébranle et la renverse ?

En résumé, la controverse, soulevée par des écrivains français, pour glorifier Robert Cavelier de la Salle, à rexcliision des autres explorateurs, n’a pas tourné à leur avantage. Comme on le verra plus loin, la question est tranchée depuis longtemps par des preuves certaines.

On serait en droit de se demander maintenant pourquoi Jolliet,

nommé par le comte de Frontenac, sur la recommandation de l’in-

tendant Talon, chef de l’expédition et délégué officiel, ayant tous pouvoirs du gouverneur de la Nouvelle-France, disparaît presque complètement du récit, éclipsé par l’éclat dont l’opinion publique entoure

(1) Histoire de la colonie française au Canada, t. JV, p. 3i2.

(2) Sans doute, le vénérable auteur se garde de revendiquer en termes formels, aux dépens de Marquette et de Jolliet, la priorité de la découverte du Mississipi, pour l’attribuer à La Salle, mais le choix de plusieurs documents indique assez clairement qu’il penche de ce côté. On peut dire, pour l’excuser, que la cause n’était pas alors aussi bien entendue qu’elle l’a été depuis.

(3) Cette erreur sur un point n’enlève rien aux autres mérites d’une publication aussi considérable.

INTRODUCTION

le nom de Marquette (1). Ce n’est pas dans la seule différence de leurs âges respectifs qu’il faut chercher l’explication de la prééminence accordée au jésuite. Aux yeux des Indiens, la Rohe Noire était un être supérieur par l’intégrité des mœurs, le courage, l’abnégation, le zèle et la pratique de toutes les vertus. Après avoir longtemps résisté aux exhortations de leurs apôtres, les sauvages, même les plus féroces, avaient appris à les estimer et à les aimer, dans la mesure dont ils étaient capables. Marquette surtout s’était fait connaître par la force peu commune que lui donnaient une constitution robuste, un courage intrépide , une inébranlable fermeté , et l’empire d’une autorité solidement établie, mais tempérée par une affabilité pleine d’enjouement. Se sachant aimés de lui , les plus rebelles ne rougissaient pas de se laisser guider par ses sages conseils. Il ne fallait pas être un homme ordinaire, pour garder seul, à 600 lieues du dernier poste avancé de la civilisation, 1,800 nomades réunis en un seul point. Peu d’hommes auraient eu assez de force et de douceur pour réussir. Voilà ce qui, dans l’esprit des Indiens, donnait au P. Marquette une incontestable supériorité morale.

A ce premier élément de succès, il s’en ajoutait un autre non moins considérable. Un séjour de deux ans, à la mission de La Pointedu-Saint-Esprit, avait mis le missionnaire en contact avec la plupart des représentants, délégués par les peuplades du Nord et l’Ouest pour le commerce des pelleteries. C’était là qu’ils venaient déposer au moins, ou troquer, une fois par an, leurs fourrures, en échange des objets de fabrication européenne que leur donnaient les marchands de Québec. A l’occasion de ces visites, le P. Marquette causait avec les sauvages, dans un des six dialectes qu’il parlait avec beaucoup d’aisance , et tous emportaient de ces entretiens le plus agréable souvenir. Le nom du jésuite était donc connu de la plupart des tribus. Ainsi, à de fort grandes distances du Lac Supérieur, sa personne était l’objet d’un respect universel. Voilà pourquoi, dans la pensée des Indiens, c’est Marquette qui fut l’âme de l’expédition. Ils n’auraient pu regarder du même œil le délégué du Gouverneur. A cette époque, l’amour de la France, dont ils donnèrent plus tard,

(i) M. Ernest Gagnon vient de consacrer à Louis Jolliet une étude spéciale :

« Louis Jolliet, par Ernest Gagnon. Québec, i64, Grande Allée, igo2. ln-8°, p. xv-283.» Comme il a trouvé son historien, Marquette mérite d’avoir aussi le sien. 11 est à r emarquer que M. Gagnon emprunte de nombreux extraits au Journal de Marquette.

INTRODUCTION

après 1762, dos preuves bien touchantes, n’avait pas encore pénétré dans leurs cœurs. Dans leur esprit indépendant, la crainte dominait tout autre sentiment. Par suite, Jolliet leur parut inférieur ii Marquette. Ce fut aussi l’opinion de la colonie française, et la supériorité morale du missionnaire lui assure encore aujourd’hui la première place, du moins aux yeux de ceux qui profitent le plus directement de ses travaux,dans les Etat-Unis de l’Amérique du Nord. Faudrait-il ajouter que les gouverneurs et leurs délégués ne représentaient à l’esprit des sauvages que les envahisseurs de leur territoire, prêts à les refouler vers l’Ouest par la force des armes. Avant de se convertir au catholicisme, auraient-ils pu voir, dans le roi de France et ses représentants, des protecteurs naturels du droit, du bien, de la justice et de la liberté ?

Pour donner à cette étude toute l’ampleur dont elle ne semble pas indigne, il a paru convenable de la commencer par un résumé des lenlatives antérieures et des expéditions entreprises par les Espagnols, pour occuper le bassin du Mississipi. Après cet exposé, le lecteur trouvera d’intéressants détails sur la famille de Marquette, sa vocation à l’apostolat, l’état de la mission à son arrivée, le sentiment de la France et celui de l’Angleterre au sujet de sa découverte. A la suite de ces considérations nécessaires, commencera le récit, parfois dramatique, du premier voyage de Marquette. La dernière partie sera consacrée à la seconde expédition, à la mort et aux funérailles du missionnaire. Le travail se terminera par le récit de l’exhumation de ses restes et des honneurs décernés à sa mémoire en Amérique.

Parmi les documents inédits qui seront mis en œuvre dans le présent travail, le plus curieux est, sans conteste, un instrument diplomatique français, dans lequel, pour répondre aux prétentions des Anglais, l’auteur anonyme du Mémoire atteste que, depuis la prise de possession faite, en 1673, au confluent de l’Arkansas et du Mississipi, tout le bassin de ce fleuve est français, grâce à l’exploration de Jolliet et Marquette, dont les résultats ont été complétés par le voyage de RoberL Cavelier de la Salle, jusqu’à l’embouchure, dans le Golfe du Mexique, en 1682. C’est une preuve directe, authentique et irrécusable qui, à défaut de toute autre, établirait la priorité de la découverte justement attribuée au P. Jacques Marquette, de la Compagnie de Jésus.

BIBLIOGRAPHIE

I — Les manuscrits.

Journal du 1^’’ voyage. — Il y a eu deux autographes du Père Marquette : l’un perdu par Jolliet, avant d’atteindre Montréal, à son retour ; l’autre écrit pendant l’hiver et envoyé à Québec en 1674. Celui-ci n’existe plus. De ce dernier, il reste quatre copies prises sur l’original.

I» Au collège de Sainte-Marie, à Montréal. Il y manque les pages o5 à 63. On y a suppléé en transcrivant, pour combler cette lacune, la partie correspondante dans Thévenot. Il existe plusieurs impressions de cette première copie.

A la bibliothèque de l’école Sainte-Geneviève.

11“ Une copie, imprimée par les PP. Martin et Demontézon dans « Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-79), pour faire suite aux Anciennes Relations (1615-72). Paris, Douniol. 1861. 2 vol. in-12. » Cette copie, outre qu’elle n’est pas la meilleure, n’a pas été exactement reproduite dans l’imprimé. A en juger par l’orthographe, il y a des altérations assez nombreuses du meilleur texte. (Biblioth. Sainte-Geneviève, Canada, n“ IV.)

III» Un manuscrit adressé au P. de Verthamont, provincial de France. C’est un in-8® de 67 pages, formant le recueil n° V du Canada, dans les archives de la bibliothèque, à l’école Sainte-Geneviève. Bien que copié, de la main même du P. Dablon, pour la relation de 1678, ce récit est très exact. Il contient, outre la partie plus tard empruntée à Thévenot, pour combler la lacune déjà mentionnée, un paragraphe qui ne se trouve, ni dans le manuscrit de Montréal, ni dans Thévenot. Voilà, selon le P. Tailhan, et après un examen très attentif, le document faisant foi. Il est certain que le P. Dablon l’a transcrit avec soin sur l’original perdu, avant de l’envoyer à son provincial. On ne saurait en dire autant du manuscrit précédent. C’est la copie qui sera reproduite à l’appendice.

Ce texte et les en-tête des sections ou chapitres sont, comme on le rappellera à l’appendice, de la main du P. Dablon.

Un manuscrit latin de l’écriture du P. Dablon, envoyé au P. Jean Pinette

BIBLIOGRAPHIE

provincial à Paris, contenant le récit de ce qui s’est passé au Canada en 1673-74. A l’école Sainte-Geneviève, recueil intitulé : Canada, n® III, on y lit :

« Mense jimio anni 1673, cum tandem P. Marquette celebrem ilium fluvium reperisset.... )) Et plus loin, à propos de la relation de Marquette, perdue dans le naufrage de Jolliet « Sed qui eam [epistolam] afferebat [Jolliel], cum prope montem Regium [Montréal] cymbam corticeam fregerit naufragus, quascumque liabebat cliartas ipsi perierunt. Aliud ejusdem narrationis exemplum expecto anno proximo a Pâtre Marquette qui remansit apud Outaouacos, ut sit in procinctu ad suscipiendam apud Illinikeos.... »

Ce texte indique que le P. Dablon a écrit ces pages en 1674, et c’est son autographe. Par suite, on est en présence d’un témoignage authentique et formel du voyage au Mississipi en 1673.

Mors P. Jacohis Marquette (manuscrit latin, in-4o, p. 13. École Sainte-Geneviève, Canada, n° I.)

Copie d’une lettre du P. Pierre Cholenec, missionnaire au Canada, au P. Jean de Fontaney, à Nantes (1). (École Sainte-Geneviève, Canada, n® XII. In-fol. p. 4.) La lettre est écrite de la résidence Saint-François-Xavier, le 10 octobre 167o.

D’après le chanoine l’Eleu de Laon, la notice nécrologique du P. Marquette a été imprimée (1676) et communiquée à la famille. C’est sur l’exemplaire envoyé à Laon que le chanoine a copié le récit des derniers moments du missionnaire, pour l’insérer dans son Histoire manuscrite de Laon. Soit que la notice imprimée en 1676 ait été un abrégé de la lettre écrite au P. de Fontaney, soit que le chanoine l’Eleu ne l’ait pas fidèlement transcrite, le manuscrit dont il est ici question est plus complet. Les nouvelles relations l’ont bien reproduit.

IV° Il y a une copie au collège de Harvard (2).

Archives des affaires étrangères. Fonds Amérique, no V.

Archives coloniales. Correspondance générale. Canada, III et IV.

Journal du 2^ voijage. L’autographe de Marquette se conserve au collège Sainte-Marie, à Montréal, avec la carte qu’il a lui-même tracée en 1673-1674.

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