‹ Au Mississippi; la première explorationChapitre 11 sur 59 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

La famille du P. Marquette.

Dewisme (1) et MeUeville (2) font remonter au xiu* siècle rétablissement des Marquette en France. Leur auteur portait le nom de Vermand; né en 1137, il est mort en 1180. Intendant de Femandez de Portugal, comte de Flandre, son fils, Jacques I^, partagea la captivité du prince, après la bataille de Bonvines (1214). Touchée d'un pareil dévouement, la comtesse Jeanne résolut d'en perpétuer le souvenir, en donnant le nom du fidèle serviteur à une abbaye de filles, fondée par elle, en 1226, dans le voisinage de Lille (3). L'église subsiste ainsi que des pavillons isolés, seuls restes du Couvent des Cisterciennes. Le sanctuaire fut rebâti au xv® siècle et remanié au xvi* et au xvn^, dont l'empreinte est incontestable. Quant au monastère, il avait fallu le reconstruire à cette dernière date, dans le style inspiré par la Renaissance.

Un des descendants de ce * Jacques I^*' Marquette, un autre

(i) Auteur du Manuel historique de I^Aime et de V Histoire de la ville de Laon.

(a) Auteur de VHistoire de Laon.

(3) Les Marquelte ont-ils donné ou reçu leur nom P La Marque ne serait-elle pas l'origine commune du nom propre et du nom de lieu? Cette rivière sépare le Barœul de la Pevelle.

Jacques, appelé Jacques II par les historiens, pour le distinguer du précédent, fut nommé échevin de Laon, où s'était établi son père, en quittant le service du comte de Flandre. Élu en 1357 à cette dignité municfpale, Jacques II fut chargé, trois ans plus tard, de porter à Bretigny, avec Jean de Lyssac, prévôt de la cité, la contribution de Laon, soit 20,000 royaux d'or, qui feraient 240,000 francs et plus de notre monnaie, pour la rançon de Jean II, dit le Bon. EUe était eu tout de trois millions d'écus d'or. Eu récompense de leur zèle, les deux députés furent anoblis et reçurent, selon le récit des deux historiens de Laon, Dewisme et Helleville, la faveur de porter les armes de la ville : trois merlettes, deux et un. Pour distinguer les trois blasons, celui de Laon conserva les merlettes, avec bec et pattes; celui des de Lyssac, sans bec, avec pattes, disent les deux auteurs cités, et celui des Marquette, avec bec, sans pattes. Ne seraient-ce pas des canettes, puisque les merlettes sont des peaux d'oiseaux et, par conséquent, toujours sans becs ni pattes?

En 1698, d'Hozier représente ce dernier blason, conformément au titre de noblesse délivré en 1698 à Jean-Charles Marquette, avocat du roi au Bailliage et Présidial de Laon. D'autre part, le manuscrit du célèbre généalogiste, en décrivant l'écu, non seulement dit que ce sont des canettes d'argent becquetées de sable, mais les représente ainsi, en les plaçant sur fond d'azur deux et un, avec le bec de la tribu des canards et sans pattes. Il serait, du reste, impossible de voir dans les armoiries actuelles de Laon des merlettes, là où il y a évidemment des canettes ou petites canes. On trouvera à l'appendice les armes de plusieurs Marquette. Les canettes s'y voient plus souvent que les merlettes.

De 1360 à 1488, on ne trouve aucune mention des Marquette dans les actes (1). Il existe, à cette dernière date, un Louis- Nicolas Marquette, père de six garçons : Jean, Jacques, Gérard, Nicolas, Guillaume et Christophe. Jean, écuyer, seigneur de

(i) Tous les délaUs qui suivent résument les recherches consciencieuses et exactes, poursuivies pendant plus de dix ans par M. Brifoteaux, ancien secrétaire général de la ville, à travers tous les actes de l' état-civil.

Thouly et avocat, eut dix enfants de son premier mariage avec Anne Dolcet et six d'une seconde union avec Marguerite de Thouly. Deux des fils du premier lit, André, qui s'établit à ChAlons, et Pierre, fixé aux environs de Rethei, n'ayant pas laissé souche dans le pays, ni réclamé les biens patrimoniaux de leurs auteurs, toute la lignée de Jean, seigneur de Thouly, s'est concentrée sur la branche du troisième fils, Gérard. Son dernier descendant direct a été M. Edmond-Henri-Félix Marquette, mort célibataire à Chéret, le 19 juin 1882.

Christophe Marquette, sixième fils de Louis Nicolas, se maria, en premières noces, à Marguerite Desmarest. Il en eut trois enfants, dont un fils, Nicolas, dit Petit-Colas, seigneur de la Conrte-aux-Bois, et en secondes noces il épousa Françoise AubeH, dont il eut aussi trois enfants.

Nicolas épousa Antoinette Josteau, dont il eut Christophe.

Christophe, seigneur de la Courte-aux-Bois, épousa Geneviève Lépicier.

Le dernier descendant, dans la ligne de Christophe P'' Marquette, a été Antoine-François, fils de Charles Marquette et de Marianne Parmentier. Mort le 2 pluviôse an XI, Antoine-François avait été conseiller de grande chambre au Parlement de Paris.

C'est aussi dans cette branche que l'on rencontre Jean-Charles Marquette, avocat du roi au siège Présidial de Laon, où sa réputation d'intégrité et d'impartialité l'avait fait l'arbitre de toutes les familles, au témoignage de ses contemporains. Il mourut à Laon, le 17 août 1788, à l'âge de quatre-vingt-sept ans, sur la paroisse de Saint-Pierre-le- Vieil , aujourd'hui disparue. Il était donc né vers 1681, six ans après la mort de son parent, le P. Jacques Marquette.

On a vu plus haut que Louis Nicolas, mentionné en 1488, eut parmi ses six garçons, Gérard, dont la descendance masculine directe s'est éteinte en 1882.

Gérard , époux d'Antoinette de Francfort , eut sept enfants :

Son fils Nicolas épousa Marie Goulard, dont il eut celui qui va suivre.

34 MISSISSIPI. — piRE MARQUETTE

Michel-Nicolas Marquette, vicomte de Beaurieux, seigneur du Gruet et de Cerneille, procureur et receveur des consignations à Laon, qui épousa en secondes noces Elisabeth Sureau, dont il eut neuf enfants : Pierre, Nicolas , Charles, Marie , Gérard , Antoine, Anne, Claude et Michel.

Nicolas Marquette de la Tonibelle, conseilleur élu de Laon, épousa à Reims, en secondes noces. Rose de la Salle, fils d'Eustache de la Salle, écuyer, lieutenant des habitants de Reims, et de Catherine Charpentier. Rose de la Salle était grande tante, à la mode dite de Bretagne, de saint Jean-Baptiste de la Salle, fondateur des Frères des Écoles chrétiennes (1).

De ce mariage sont issus six enfants :

Louis, dit Le Catalan, marié à Elisabeth Bugnifttre,

Jean-Bertrand, marié à Marie de la Mer,

Michel, receveur des tailles à Amiens,

Françoise, fondatrice en 1685 des écoles pauvres, et de la communauté dite des Sœurs Marquette qui les dirigeaient,

Marie, épouse de Jean Maynon de Lillepré, à Laon.

Jacques, le missionnaire, né le l^** juin 1637, est décédé, dans la nuit du 18 au 19 janvier 1675, sur la rive occidentale du Michigan, près d'une rivière, en un lieu habité plus tard et connu longtemps, comme le cours d'eau, sous le nom de Père Marquette; cette localité s'appelle aujourd'hui Luddington , du nom d'un riche propriétaire dont la comumne de Père Marquette avait reçu

(i) Lancelot db la Salle épouse Jeantie JOSSETEAU, fiUe de Simon, i58o.

Eustachc DK LA Salle François db la Salle épouse Jeanne Lespagnol. Écuyer, Lieutenant des habitants de Reiras. |

Il épouse, en 1608 ou 1610, Lancelot delà Salle épouse Barbe Cocqubbert. Catherine Charpentier, de Saint-Quentin. |

I Louis DE LA Salle épouse Nicolle Hoet de Rose DE la Salle (*). Rrouillbt.

Jacques Marquette. Saint Jean*Baptiste de la Salle.

(*) Rose de la Salle était tante à la modo de Bretagne de Louis et grande tante de saint Jean*Baptiste de la Salle.

500 dollars , à la seule condition de substituer le nouveau nom à l'ancien.

Ainsi, les ascendants directs du Jésuite sont, de 1488 à 1637 :

Louis-Nicolas,

Gérard et Antoinette de Francfort,

Nicolas et Marie Goulard,

Michel-Nicolas, vicomte de Beaurieux, seigneur du Gruet et de Cerneilles, et Elisabeth Sureau,

Nicolas, seigneur de la Touibelle, conseiller, et Rose de la Salle.

Comme on le voit par les dignités ou offices, dont furent honorés plusieurs membres de la famille Marquette, elle jouissait d'une très haute considération et la confiance publique appela maintes fois ses membres aux plus hautes fonctions de la ville de Laon. D'autres Marquette furent ou avocats, ou conseillers, ou juges, ou présidents du Présidial; et ce qui met bien eu évidence la réputation d'intégrité dont ils étaient gratifiés, c'est l'importance de ce dernier office. Là en effet, se jugeaient, en dernier ressort et sans appel, les causes criminelles et les affaires civiles, dont l'impoiiance ne s'élevait pas à plus de 500 livres en capital, ou de 120 livres en revenu. Ne fallait-il pas avoir donné des preuves d'honorabilité exceptionnelle, pour recevoir une charge de magistrature, qui exigeait du titulaire la plus irrépro. chable équité?

Ausbi les Marquette s'étaient-ils toujours alliés aux familles les plus respectables de la ville et de la région.

Selon l'inventaire des Archives départementales de l'Aisne, dressé et publié par M. Matton, voici les principales unions :

Aguet, Aubelin, Aubert, Bachelé, Bailleu, Charles Berthault, Bevierre, Branche de Seuil, Brissotin, Buguiâtre, Candœuvre, Choppin d'Arnou ville, Choquart de Saint-Etienne, Cosse, Crochart, Dagneau de Richecourt, Dange , de Beffroy, de Blois de la Suze, de Buzerolle, de Cemy, de Colnet, de la Bretesche, de la Campagne, de la Fous, Delalain, de la Mer, de la Salle, de Lattre, de Launoy, de Ledde, Demay, de Moutalard, de

36 MISSISSIPl. — PtRE MARQUSTTB

Riencouf l , de Saiot-Léger, de Senneyille, de Serirey, de Tretaig^ue^ Dolcet, DorigDjr, du BucqDoy, Duflot» Dupenty, Ferrand, Frautage, GaUien, Gossard, Goolard, Le Carlier, Le Clerc , Leveol, Le Voyrier, Mahieu, Martin, Maynon» Mellor Russell, Monseignatr MoataudoD, Moynet, Petit, Poollet, Romain, Sarrasin, Triâlraiip Vaillant, Vairon de Beaurepaire, Vaucquet, Vera^u, etc»

Fonctions publiques (i).

Ban$ le clergé, on compte : en 1620, un curé de Saint-Martinau^Parrîs ; en 14)74, un prieur de Saint-Éloi, à Tabbaye de Saint- Martin da Lâon; en 1657, un doyen du chapitre de Saint-Pierreau-Marché; en 1664, un jeune chanoine, dit Émancipé, et un autre. Père spirituel des Cordeliers, chanoine de Laon; en 1742, un chanoine de Laon, bienfaiteur de la cathédrale.

Dam la magûtraiure ou l'administration, ils sont : conseiller au Présïidial ; avocat du roi ; procureur du roi au bailliage du Vertiiandois et au siège Présidial de Laon; lieutenant-criminel; gouverneur de la ville; échevin; avocat au Parlement; prévôt provincial; président au bailliage ou à l'élection; oflBcier de la Grande Vénerie; élu en l'élection; maire de la ville; chevalier de Saint-Louis; notaire royal; receveur des tailles; receveur du domaine du roi; conseiller -secrétaire maison et couronne de Frauce en la Chancellerie près le Conseil provincial d'Artois; conseiller de la grande chambre au Parlement de Paris, etc., etc.

Dam Varmée, on distingue Jean-Claude Marquette de Marcy, chevalier de Saint-Louis, ancien capitaine d'infanterie, et après sa démission, maire de Laon. Six de ses fils prirent du service, et quatre d'entre eux figurent parmi les Français qui s'enrôlèrent sous les drapeaux de l'Union, pour aider les Américains à chasser TAnglais d*uo pays, dans lequel la découverte de Marquette avait

<i> Cr, Abbé Palanl, le R. P. Marquette, Chauny, G. Nougarède, 1900. a brochures lîi-B*, p. i3 et 37.

Jean -Claude Marquette, Maire de Laon, 17 j6.

donné à la France des droits longtemps attaqués, mais victorieusement soutenus jusqu'au traité de Versailles (1).

(i) Trois d'entre eux moururent au champ d*honneur. Le qoalrième revint en France et se maria, mais U n'a laissé aucun héritier de son nom.

De ces quatre Marquette, au service des États-Unis, deux y moururent au champ d'honneur, avec le grade de capitaines, et le troisième avee celui de lieutenant en premier, dans le régiment de Touraine. Le seul survivant n'était encore que souslieutenant, comme l'indique. la lettre suivante signée d'Antoine-Lpuis Séguier. L'autographe est pieusement conservé par M"« la colonelle Petit, à Ghéret (Aisne), parmi les papiers de famUle.

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Dans le commerce^ ou peut citer Michel Marquette, marchand drapier, en 16d4, gouverneur et échevin. Il faudrait lui assigner d'autres émules en assez grand nombre. Si beaucoup de charges se transmettaient autrefois de père en fils, presque à titre héréditaire, en fait, sinon en droit, beaucoup d'entre elles étaient honorifiques ou du moins fort peu lucratives. Par suite, dans des familles aussi fécondes que le fut celle des Marquette, il était nécessaire d'exercer une fonction rétribuée, et d'y faire fortune, avant d'accepter une magistrature gratuite. En supposant même que l'un ou l'autre eût augmenté rapidement son avoir, soit par son industrie, soit par un riche mariage, il lui fallait avoir donné des preuves d'intégrité, avant d'aborder, dans l'âge mûr, des fonctions peu lucratives. Aussi la plupart des Marquette ont-ils débuté par la pratique du commerce. Ou conçoit dès lors comment les enfants de ces grandes familles sont nés à Laon, et non dans les terres de leurs parents, hors de la ville. Le plus souvent, il n'était pas possible de séjourner à la campagne, avant de s'être retiré des affaires. D'ailleurs, l'eût-on pu ou voulu, la prudence ne l'aurait pas permis, au moment de la naissance des enfants, tant les villages étaient dépourvus de ressources médicales nécessaires. Le fait est prouvé par le grand nombre de naissances à Laon, même dans les mois que Von consacre d'ordinaire au séjour à la campagne.

De cet ensemble de considérations, il résulte, à défaut de registres baptismaux, pour la paroisse Saint-Pierre et pour la cathédrale, que le P. Jacques Marquette est bien né à Laon. Les catalogues originaux de la Compagnie de Jésus lui assignent, il est vrai, la qualité de Laonnois, Laudunensis. Mais cette désignation est équivoque, puisqu'elle peut signifier, né à Laon ou né dans le diocèse de Laon. Par le seul fait que la nécessité s'imposait aux familles qui se livraient au commerce, de ne pas sortir de Laon et que d'ailleurs, pour toutes les autres de même condition sociale, les enfants sont toujours nés à Laon, il semble que l'on peut conclure, sans crainte d'erreur, que le P. Jacques Marquette est non seulement né d'un père

et d'une mère établis à Laon, mais encore qu'il est né dans la ville même. Une lettre en latin du P. Dablon, jadis conservée à la bibliothèque de l'école Sainte-Geneviève, dans laquelle ce R. Père annonce la mort du P. Marquette, ne dit pas Landunensis^ mais atteste qu'il est né à Laon, Laudunù

Les familles suivantes sont celles qui de nos jours représentent les plus directs descendants de la famille Marquette :

M"« Petit, veuve de M. le colonel Petit; les Bevierre; les Barbier-Legros; les Benoit-Barbier; les Dagneau de Richecourt, et une branche de la famille de Violaine alliée à une Dagneau de Richecourt ; les Gallien-Pineau ; les Hurier ; les descendants du général Canuet; les Myon-Hubert; les Rasset et les Le Caums. D'autres, comme les Le Cartier, ont quitté le pays de Laon; mais il convient de citer M"*®» de Serirey et Choppin d'Arnouville, nées Canuel et petites-filles de Marquette de La Viéville, chef d'escadron de cavalerie : M"* Fleury à Vorges; M. le docteur Pineau à Laon ; M°" Bevierre , née Châtelain ; M. Bevierre , notaire à Urcel; M. le baron de Trétaigne à Festieux; M"* L. A. Marquette, à Veudresse par Beaurieux; M. Charles d*Ogny, architecte à Paris; M. Callixte Gallien, ancien souspréfet, etc., etc.; des membres encore nombreux de la famille Rasset, dont l'un, le plus connu, M. l'abbé Rasset s'est fait un nom par sa connaissance approfondie^ de l'histoire du Laonnois.

Comme on l'a vu plus haut, Marquette de Marcy, maire de Laon, en 1736, ancien officier, eut dix enfants (1) dont sept

(i) Une de se» flUes mourut en 1787. On possède encore son billet de faire part :

Vous êtes prié d'assister aux Convoi et Enterrement de D'W' Marie, Anne, Charlotte Marquette de Marcy, fille de messire Jean, Claude Marquette de Marcy, écuyer, seigneur de Signy-le-Petit en partie, ancien capitaine du régiment de Berry, infanterie, gouverneur de la ville de Bruyères et maire de la ville d^ Laon, déeédée aujourd'hui, 21 février 1787. L'inhumation se fera, demain, 22, au cimetière de l'église de Saint-Jean-aurBourg, sa paroisse, après la messe qui sera chantée en ladite église, à dix heures et demie, et aux messes basses qui y seront célébrées les vendredi et samedi, 23 et 24 dudit mois.

Messieurs et dames s'y trouveront, s'il leur plait.

De Profùndis, pour le repos de son âme.

42 MISSISS1F1. — PÈRE MARQUETE

tnunçoii^; trots d*eiitre eux, doot Marquette de Harcy, seigneur de LûniT, boot Mort^^ ao senrice des États-Unis, pendant la fnierre d iodependance. Marquette de Ligny , un des officiers qui all^^fvnt en Atut^ique. était narié; laissa après lui une fille c^litiataire kalHtant à Laod. Un oncle de ces derniers, Marqut*He-PtuuiaiM»D« rennt d'Amérique et uioorut à Laon, en 1811, laissant un fils Aniedêe, tué à la bataille de Brienne, en 1814, et un fils Felix-François-Augusle Marquette, maire de Chéret, en 1^4^ luort le S tuai 187^ Sa fille, encore vivante, a épousé le colonel Petit. Le frère de M««* Petit est mort célibataire, comme il a été dit plus baut, le 19 juin 1882.

Un cinquième fils de Marquette de Marcy s'appelait Jean-

rJiarles Marquette de la Viéville. Il servit sous la République

et TEmpire, ave^ le grade de cbef d'escadron et prit sa retraite

à Laon, où il mourut en 181^1814, laissant deux filles, Tune

mariée au général Canuet, Fautre célibataire, retirée à Laon.

On ne sait rien du sixième et du septièiue fils.

Pour teruiiner, il faut dire un mot de la soBur du P. Jacques

Marquette. Françoise Marquette, née vers 1627, eut l'inspiration

de se vouer, en 1679, à l'éducation des jeunes filles pauvres et

à leur instruction. Elle suivait sur ce point, quatre ans après

la mort de son frère Jacques, l'exemple donné par leur cousin,

saint Jean-Baptiste de la Salle, le fondateur des Frères des

Écoles chrétiennes. Dans ce but, ayant réuni des compagnes

aniuiées du même esprit, elle ouvrit des écoles dans une maison

qui lui venait de ses parents, au nord du champ Saint-Martin,

et les fonda par un acte passé devant M* de la Campagne,

notaire à Laon, le 9 octobre 1685. Avant de mourir, elle légua

tous ses biens à la communauté dont elle faisait partie, et y

ajouta les immeubles dont sa sœur, H™^ Maynon de Lillepré,

lui avait fait donation, par acte reçu chez Me Tourtre, le

25 novembre 1688.

Les héritiers naturels de Françoise, dans les branches Marquette-Bugniâtre et Marquette de la Mer firent opposition aux dernières volontés de leur tante. Par une transaction entre eux

Jean* -Charles Marquette de la Vikville,

Chef d'escadron de cavalerie en 179J, mort en 181^ ou 1814,

Us

mort en lôBo.n [Chevalier notaû

Q'^S^^cr,

* 9 aoûî 1816 au . mars ai

aauet Jean-Lûais

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Jeanne-HenrietU mariée l4 4ûctobreJ\ à LamS'Trançms*7èisÀ d'Artste

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Maine de Laon

et la communauté des Sœurs Marquette, celles-ci abandonnèrent leurs droits sur un marché de terres à Barenton-Buguy, mais demeurèrent propriétaires de tous les immeubles situés dans la ville. A l'acte dressé, le 10 janvier 1698, signèrent l'abbe Guyard, chanoine de la cathédrale de Laon, au nom des sœurs Marie-Françoise Jesu, Françoise Guyard, Madeleine Audry, Marie Demu et Marie Lequeux.

Maison moderne batie sur l'emplacement du couvent des sœurs marquette.

La fondation se maintint, jusqu'à la Révolution, au Champ Saint-Martin. En 1805, une congrégation diocésaine surgit, sous le nom de «* Sœurs de la Providence, » non loin de la préfecture; elle continue depuis l'œuvre des Sœurs Marquette, sans avoir rien de commun avec le premier institut que le but de leur sainte vocation.

Le bâtiment des écoles Marquette, au Champ Saint-Martin, subsiste encore, comme il était au siècle dernier. On l'a divisé en trois corps de logis. Mais il y a eu de nombreux remaniements.

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