‹ Au paya MoíChapitre 77 sur 119 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Le gros risque se trouve du côté du capital; mais le travail n'est pas non plus sans aléa, spécialement à An-Ké où le climat nous parut fiévreux et difficile à supporter.

Je n'insisterai pas sur la réception si cordiale de M. P***. Mme P***, sa courageuse compagne, nous avait comblés de toutes les friandises en sa possession, et nous parlions le lendemain presque confus, ne sachant comment remercier nos hôtes ' .

' Quelques notes sur la façon de traiter le café pourraient inléresser le lecteur :

Pikul singapore (68 kil.), pikul de graines, peut donner 150,000 grains.

Le thé de café peut être vendu; on en consomme à Sumatra et aux Indes. On paye 1 penny et demi la livre aux Indes, 2 pence à Sumatra. Il ne faut pas néanmoins abuser de ron'euillage.

La maladie dile « hcmilL'ia » (analogue à l'oïdium) provient du séjour de la pluie durant deux heures et demie sur le bout des feuilles. Se méflcr des feuilles roulées t cet efl'et; se soigne avec une solution de sulfate do cuivre pulvérisée ou associée au pétrole et à l'essence do térébenthine. (Uaoul et Sagot, p. 25.)

La elocsogyna « mexigua » sévit dans les terrains de quartz ou de sable. On n'en a vu qu'au Brésil jusqu'ici. (Le feuillage jaunit et les branches deviennent brun foncé).

Le « ver », on s'en défend par Tabri du soleil pour les plantes.

Dans la région de Saigon on ne peut avoir pour cela que du « Libéria » (Bassc-Gochinchine). On soigne par le feu la partie attaquée.)

La « rouille » est une maladie des feuilles dévorées par de petits insectes.

« Ëractiiste du café », sorte de papillon. — Pour les détruire, agiter les feuilles par la pluie ; les papillons s'envolent et l'eau les tue. — Lorsque les papillons sont posés/ on croirait les feuilles couvertes de suie; cette maladie est fréquente dans les régions froides et à la lisière des forêts. Soins : pétrole 2 gallons, une demi-livre de savon, 1 gallon d'eau.

Manières de traiter le café.

Dépulpation, — Il faut un séchoir de quatre mètres de haut,

162 AU PAYS Moi

22 mar$.

(Temp. max. 32«, min. 23*).

D'An-Ké à Binh-Dinh.

Nous étions à quatre-vingts kilomètres de Binh- Dinh ; mais les transports étaient organisés et nous

une table à sécher en zinc surchauffée par Faction de Teaa à 100* dans des tuyaux. On peut aussi se servir de l'air chaud avec hélice et manche à air absorbant de l'air surchauffé. On passe à rintérieur le café au moyen d'une chaîne sans fin.

Epluehage et dépulpation à tee : par des cylindres de bois mus par un manège ou un mortier hydraulique. On se sert le plus souvent de machines américaines système « Huiler ». 8 chevaux de force préparent 1,000 kilogrammes de café par jour. Il faut que les fruits soient secs.

Dernière opération, — Triage par des femmes et des enfants.

Par voie humide. — Magasin plus élevé que la machinerie; canal cimenté qui amène l'eau courante dans un grand foudre. Les cerises ûlent par le sommet dudit foudre ; les bonnes sont transportées dans le dépulpeur par l'ouverture d'en bas.

Il y a à Colombo une usine à café par voie humide, faite en grand. Lorsqu'on travaille pour ces maisons, il faut traiter par voie humide et livrer bien sec.

Emballage. — En tonneaux, sans goût ni odeur.

Balles ou sacs. Eviter dans les bateaux une promiscuité odoriférante. Eviter de passer, si possible, par la mer Rouge.

Différentes iortei de café.

Libéria. Il faut cultiver à 1,000 mètres d'altitude & Geylan. Se cultive sous des aréquiers en Cochinchine.

Marag^gype du Brésil : Bon pour des altitudes élevées où le Uberia ne vient pas.

Caféier amarella : (District de Botucatu, Brésil) est peu apprécié.

Augustifolia : Comme le libéria, est apprécié; vient bien à Java.

BiO'Nung : Du Fouta Djallon vit entre 700 et 200 mètres.

Caféier du Haut Oubanghi.

Native eoffée : De l'Inde.

Café soufrière : Bon et robuste.

Café moka : Pousse dans lo Harrar et au pays des Gallas.

(Extrait du Manuel des cultures tropicales).

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