LE VIN DES COTEAUX DE LA RANGE
Bien des personnes sont étonnées d'apprendre qu'il fut un temps où la viticulture était une des ressources de notre pays.
Le climat a donc bien changé ? pensent-elles ; non, le climat ne s'est pas modifié autant qu'elles se l'ima ginent.
Voilà quelques siècles, La température de nos côtes était sensiblement la même que de nos jours, kt nettement établi que, depuis Les temps les plus recul - Les climats n'ont pas changé sur Qotre globe : quand les
forêts du littoral existaient encore, retenant la mer ,i
quelques kilomètres de ses Limites actuelles, La dii
renée de température devait être tout au plus «l'un demi
degré. Nous ferons remarquer qu'il est présumable que le déboisement, occasionné par L'envahissement de la
mer, a dû s'opérer vers l«' \ r siècle, et qu'au w il siècle
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une certaine importance.
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satisfaction. Profitant du reflux qui Laissai! le cours d'eau guéable, les « intelligentes » bêtes vinrent razzn r les plantations du saint ermite, qui ne put que Leur envoyer sa malédiction.
Mais ne tenant pas à voir un second Baccagement &e produire, saint Suliac pria Dieu d'élargir la Etant Selon son vœu, la mer vint couvrir à tout jamais la vaste prairie, qui s'appelle encore aujourd'hui : Plaine de Saint-Suliac l.
Dans la « Vie de saint Ifagloire » il es! question de vignes, vers 570, cultivées dans Les lies de La Manche.
En 847, quand les moines de Léhon ramenèrent de l'île de Sert Le corps de sainl Ifagloire, Les ressoui que leur créa Noménoë furent consacrées à L'amélioration des environs de leur monastère, et Lis firent pousser la vigne sur les coteaux les mieux exposés 2.
Au XIe siècle, Geofroi de Dinan donne, en 1074, à
1. Les conteurs qui ne voulaient pas croire à l'envahissement de la mer vers le VI Bièole, mais préféraient ■ la Fatale marée de 709, pouvaient admettre la fin «le oette légende. Us eurent une idée niale : Dans l'église do Saint-Suliac on voyait encore, roilà cinquante ans, on vieux tableau représentant sainl Bnliac chassanl ânes avec sa crosse. Ces animaux rayaient, non sans retourner la bête, soit pour regarder l'ermite, soit pour contempler une dernière
fois 1rs treilles non détruites. Selon les procédés naiK det anc
bemps, le peintre n'avait pu retracer la contraction des mnsclea. De là ;i prétendre que saint Bnliac avait tourné« la tète aux malheureuses
hèles pour les faire reculer au lieu d'avancer (|tiand ell raient les vignes, il n'y eut qu'un pas, qui fut rite franchi, — H trouvons un autre exemple, près de nous, de • tète à l'envers. » I>;ius l'ancienne église de Saint -Lunaire, il y a\ ait une itatne don' li bête « regardait derrière. ■ Quand la nouvelle é'glise fut cor
on voulut orner les bords de l'ente! dei itatnes de l'ancienne mail cette itatne faisait an piteux effet. Un maçon, qui sur son échelle
Songeait, trouva la clef de la situation. Prenant une scie il d
proprement la bête de boii dn mini ei le retonrna.