CHAPITRE XI
LES CIMETIËHKS
Le plus ancien cimetière d'Aleth était situé dam l'anse Saint-Père, entre la Cité e1 Solidor. Lorsque l'on tit la cale de Solidor on trouva un grand nombre d'ossements. On attribua cette nécropole à L'époque gallo-romaine.
Quand la nier envahit ces parages, le cimetii trouva submergé; on enterra sur la Cité même. ! temps-là, la place de la Cité s«i trouvait plufl à l'ou< le puits dit des Sarrasin^, que l'on rencontre à gauche en montant au fort, occupai! le milieu de cette place, ni laquelle donnai! rentrer de l'église Saint Piem I nouveau cimetière fui établi où est actuellement la pi i de la Cité. En creusant la fontaine publique de - ette place, on déterra quantité d'ossements. En souvenii ce cimetière, quand Le chapitre de Saint Malo venait faire l'une de9 stations des Rogations à la chapelle Saint Pierre «le La Cité, il oe manquait jamais de i bai
un « Libéra » avant d'entrer dan- l'églia
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Il y a la nous aenil'l*- I B, ne confusion : d'abord, p^' : pn uni r cimetière bien
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ir extraordinaire, dataient d< l'ooon eot, parce une l'opinion de m '■!•'•• i- ■ ' -i ni • l lussj interprétation 'l'un
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cimetière sur une terre située contre ce terrain, loi appartenant en propre : « Concessit etiam fteri terium de una corda juxta ecclesiam in terré lue.
C'est ce qui a donné lieu à confusion, dum M confondant l'église Saint-Pierre et L'église Saint 9 située au sud du Pré-Iirécel.
Au pied de cette église, où est actuellement la me de la Fontaine, il y avait déjà un cimetière, et la permifl sion donnée par Guégon n'était que pmir 1. j i r . . 1
Ce cimetière était le premier de Saint-Servan, il devait remonter aux premiers siècles. Les lois romaines défi dant d'enterrer dans les enceintes des villes, les U< thiens avaient établi ce cimetière extra murât, qui, Dons l'avons dit ailleurs, fut le commencement de Saint- Servan.
« Dans des terres situées au-dessus de la fontaine bourg de Saint-Servan, en fossoyant plusieurs -- cultures, on trouva des carcasses d'hommes morts kl grands ayant une brique sous la tête l- »
Ces briques de chevet, que l'on trouve dans les Bépul tures mauresques, caractérisent la nature des ossements trouvés.
Le cimetière du pré Brécel, qui entourait, aux siè< les derniers, l'église paroissiale. BUbsista jusqu'à la défl
lition de l'ancienne église, il avait été fort entamé par
la construction de la nouvelle église, dont une partie fut construite sur son emplacement.
1. Manuscrit dt Kroti'l <1«> la l-an.l.-ll.v luMint ln-.|ii« do Saint- Malo.
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l'a .1 sur un terrain appartenant
ut ( ultivée sur « . terrain 4 a|)l>a i i tait eni ore la propriété
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Le chemin qui conduisait de L'églift cimetii
n'était pas toujours très propre. Nous n'en voulons comme preuve que cette signification, faite Le 5 1 1741 par le Général au fermier du Gtf - LaiTOO ' . faire retirer les curailles cl h-rraux qu'il a jet Le
chemin de l'église au cimetière. »
Le cimetière de la Vigne au (liât était, au commeo cernent, consacré aux enterrements des pauvres. 1 enterrait toujours dans ce qui restait de L'ancien cifl tière, mais la place faisait naturellement de plus en plus défaut.
Voici ce que nous extrayons d'une délibération «lu Général de Saint-Servan à la date du 12 février 1759
« La quantité de corps qu'on a inhumés dans La partir de la vieille église appellée hangar a remply et même comblé ce petit terrain, en sorte qu'où n'y peut plus faire de fosses, sans entasser les corps L'un sur L'auti délibère qu'à L'avenir il sera fait des fosses dans La partie de la vieille église et cimetière qui composait jadis ladite vieille église. »
On en fit jusqu'en 1779, mais L'on dut alors b* arrêter pour des causes que nous trouvons dans cette autre déli bération du 28 mars de cette année là :
« Les voisins de L'église se plaignent que Le grand nombre d'enfants que L'on inhume dans l'ancien . in tière, fait exhaler une odeur insupportable, et qu'il > a tout à craindre que cela a' occasionne une maladù lancieuse! »
1. Gros-Larron, où est actuellement Le jardin du lémaphore et l'église Saint-Joseph. Lien noble mentionné en L618. '-'. Registre dn Général, HM s. Lrohiref de Saint Serran.
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Il ••*! dansceciuietn r. un ruriru.x spécimen de* temps
liuirt' d'un animal -îiMnttsqu.
qui fut arimmée, m 1691, du - i de la Cité d'Aleth l.
fut .1. p064 pi.tii- du clin.
Serva murs de l'anciem
pots transporté» en r le reliquaire du nouveau
. \ LU-I ipt.
Il • ilans I liquaire, en 1816, lora
•lu passage < < lèbre antiquaire nantai i
u. -h ju Ue même année : Lee
débris humai- qu'il contenait furent de nouveea • t MlaMaUaaaasf r- mius à lu terre U1 16 août 1816. Le I isil< fut mm doute enfoui dans la masse -ans que
• r, . , \ prit j.ir i- il ti pose ftOM lu CfOll <pn înunpm iiup tu:
udrioni p nniner ce chapitre sane
lu tr< . m. Saint 8< rvan, qui pur sa
' tranquille que li i Lite cimetières daa
• BBptptJi br» t.iiiiHs.
il .u , 3| un,-, humble, sou!» V qu( l'éloquent dominicain
P Olliviei a ( hanfc quelque pnrt. et qui it à sa oaissant* l< |ue nom de cimetièi
Cimetière de l'hôpital établi en ce Lieu par Le ftieoi i Provost et Julienne Danycan, sa femme, au &i< nier, il domine la Rance, du haut d'une falaise d'environ trente mètres, sur le boni de Laquelle U est i
Ses humbles tombes et nombre desquels on distingue i elui de La famille de Chateaubriand, s»' eachenl au milieu d'un bouquet d'arbres, de bosquets fleuris, et leur aspect produit un sentiment de paix, de rêveri< douce, inconnu dans Lee autres cimetières. Une source coule à côté, tandis <i ses pieds les vagues déferlent aux jours d'orag< }.
La tristesse semble exclue de ce Lieu de i i ternel, c'est la fraîcheur et la jeunesse qui semblent s'en d gager, et les fiancés aiment à faire d'heureux projets, à rêver un bonheur parfait dans le petit bois qui l'ai sine, et que l'on a dénommé Le bois des amoureux.
Ainsi la jeunesse est près de la tombe.
N'est-ce pas ce cimetière qui aurait inspiré à < li.it- au briand les Bocages de la Mort, où il lit i- pos< r tttal Le ruisseau qui serpente sans bruit ne VOUS rapp< 11< t il pas le Ruisseau de la paix, qui coule au milieu riant asile des âmes?
Et n'est-il pas résumé, dépeint admirablement dans cette phrase du sublime poète :
« ... Il y régnait un bruit religieux, semblable au sourd mugissement de L'orgue sous Les voûtes d'un mais lorsqu'on pénétrait au fond du sanctuaire, OH û'( tendait plus que les hymnes des oiseaux, qui célébraient à la mémoire des morts une fête éternelle