‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 113 sur 128 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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une « voix mélodieuse, d'une merveilleuse douceur' », Gymodocée de qui « les yeux lancent des flammes n, de qui « le sein fait naître les désirs* », Gymodocée, « cet astre charmant' », a surgi dans l'imagination du poète, non des clairs horizons de l'Arcadie hellénique, mais des lointains « confus et vaporeux* » de l'Arcadie de Bungay. Les veillées patriarcales sous le toit de Laslhénès nous ramènent aux soirées de Bridge Street. Est-ce Gymodocée ou Gharlotte qui, s'apitoyant sur les infortunes du jeune voyageur, « jouet des cruelles destinées "' w, entrevoit soudain « une nouvelle espèce d hommes, plus noble et plus sérieuse que celle qu'elle avait connue jusqu'alors* »? Est-ce l'exilé messénien ou Pémigré breton qui, lorsqu'un « véritable amour s'est glissé » en lui, « s'étonne de la timidité de ses sentiments, si différents de cette hardiesse de désirs, de cette légèreté de pensées qu'il portait jadis dans ses attachements ' »? Et le père de Gymodocée lui-même, ce bon clergymaii des siècles antiques à qui l'on sert, aux repas, « une part trois fois plus grande que celle des autres convives" », comment douter de son

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