‹ Au pays d'exil de ChateaubriandChapitre 54 sur 128 · Essai, t. II, p · texte numérisé non relu

Essai, t. II, p

2. Il faut sous-enteudre ; in the holy orders, « dans les ordres sacrés ».

le duc de Bedford », écrivait à Wilton Rix, le 29 octobre 1861, un de ses correspondants de Denton, M. F. S. Basden. Il faut croire ou que Wilton Rix n'était pas au courant de l'anecdote, ou qu'il ne la jugea pas digne d'être recueillie. Heureusement, le romancier Rider Haggard, qui possède, près de Bungay, un domaine où il joue volontiers au gentleman- far mer y n'a pas imité le silence de l'historien de Beccles, Et voici en gros comme il conte la chose dans un volume d'impressions et de souvenirs, intitulé .4 Farmer^s Year\

Donc le duc de Norfolk, — selon Basden, le duc de Bedford, — n'estimant pas que ce fût assez pour sa gloire d'être un des plus riches seigneurs de son pays, se targuait d'en être aussi le plus formidable buveur. Certain jour que, de passage dans ses terres de Bungay, il avait prié à dîner quelques-uns de ses vassaux et faisait montre devant eux de sa puissance d'absorption vraiment extraordinaire, ceux-ci déclarèrent d'une voix unanime — et plus ou moins pâteuse — qu'ils ne connaissaient qu'un homme au monde capable de lui rendre des points. Celait déjà trop qu'il y en eût un.

— Qui cela ?... où ?... que je me mesure avec lui et que je le confonde I

— Oh! pas loin d'ici, mylord.

Et ils nommèrent le Révérend Ives. Le lendemain, le duc était chez le clergyman :

— Vous êtes, dit-on, sans rival au jeu de la bouteille ?

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