CURÉS D'OZON DEPUIS
Antoine RéB»eiBlé. dont il a été parlé plus haut. Il unit l'un à l'autre l'ancien régime et le régime moderne, et meurt à Ozon le 10 juin, 1821, à l'âge de 84 ans. A la nouvelle de son décès, un vieil ami rendit de son caractère et de son zèle pour les bonnes mœurs un témoignage conservé aux archives du département.
Jean -Marc Carrère. de Hèches ; ordonné prêtre en 182 1, et nommé curé de la paroisse en cette même année, après en avoir été pendant quelques mois vicaire de secours. Son ministère à Ozon aura une durée de 44 ans. Esprit d'initiative, cœur généreux et
dévoué, prêtre dans toute l'acception du mot, sa mémoire demeure à jamais bénie dans la paroisse d'Ozon. Il s'y fait l'ami des pauvres, et en relève le niveau religieux. La simple énumération des œuvres qui marquent son ministère, est son plus bel éloge : établissement d'une école congréganiste ; érection successive de trois confréries ; restauration de l'église ; construction de la chapelle de la Ste-Vierge et de la sacristie attenante ; création d'un vicariat; legs qui assure aux pauvres une rente annuelle de 40 francs ; legs, en faveur de l'église, de la prairie dite de la Fabrique, telles sont les œuvres principales dues à son apostolat et à son dévouement. Il rendit son âme à Dieu le 30 décembre 1865, à l'âge de 73 ans, et toute la paroisse le pleura comme un père. Ses cendres reposent à l'ombre de cette chapelle du Sacré-Cœur qu'il avait tant de fois, et jusques dans son dernier testament, appelée de ses ardents souhaits.
EustacSic-TliéopIiHe Mcrg-crei, de Saint-Pé, curé d'Ozon durant dix ans : 1866-1876. On pourrait dire que la paroisse s'offre au nouveau pasteur comme une moisson jaunissante qu'ont fait croître et mûrir les longs et fertiles labeurs du précédent apostolat. Elle est populeuse alors, et les offices sont fréquentés. M. Bergeret met à profit son talent musical et donne aux cérémonies une vie et un éclat qu'on se plaît à rappeler ; homme de caractère, ne transigeant pas avec le devoir, affirmant quand même les principes de la morale chrétienne, tel est l'éloge que
font de lui ses anciens paroissiens. En 1876, il est nommé à la cure d'Argelès par Mgr Jourdan, qui dans la suite le fait chanoine d'honneur de la cathédrale. L'âme de M. l'abbé Bergeret a été rappelée à Dieu, le 5 mai 1894.
ABilasSasc CmilBc, de Vielle-Adour ; successivement vicaire d'Allier et de Tournay ; nommé à Ozon le le i°r octobre 1876. Il n'y exerce le saint ministère que durant cinq années, mais elles valent un long apostolat : explevit tempora multa. La paroisse est dotée par lui, entre plusieurs choses : d'un beau vestiaire, d'un harmonium du prix de 850 francs, des deux portails de l'avenue de l'église et du petit mur de clôture du cimetière. Son zèle y suscite plusieurs vocations sacerdotales ou religieuses. En 1881, Mgr Jourdan lui confie la paroisse de Tuzaguet. 'Les œuvres d'apostolat dont Tuzaguet est depuis lors devenu le théâtre, Dieu et les hommes les connaissent.
Ift'ussii miquc Spsiilagucs, de Layrisse ; successivement vicaire de Villemur, Campan, St-Jean de Tarbes ; nommé à Ozon le 1er septembre 1881. En môme temps qu'il poursuit, à l'égal de ses devanciers, la sanctification des âmes, il travaille avec zèle à la gloire de la maison de Dieu. Par ses soins, les vieilles dalles de l'église font place à un beau plancher en cœur de chêne, les quatre fenêtres rustiques de la nef prennent une forme nouvelle pour encadrer les vitraux actuels, dus à son initiative. M. Sentagnes enrichit aussi le vestiaire de l'église,
et il fait au presbytère d'importantes réparations. Au mois de juin de [l'année 1 891 , Mgr Billère le nomme curé-doyen d'Arreau et bientôt après chanoine honoraire de l'église cathédrale. Curé de Louey depuis 1894, Mgr Schceffer vient de lui confier le doyenné de St-Laurent.
Jacques Ahailic. de Bégole ; successivement vicaire de Lahitte-Bonnefont, Galan et Lourdes ; curé d'Ozon depuis le 21 juin 1891.