‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 28 sur 72 · VII. Chiffres de l'exportation du café, viande frigorifiée · texte numérisé non relu

VII. Chiffres de l'exportation du café, viande frigorifiée

ET EN CONSERVES, HARICOTS, RIZ, COTON, FRUITS OLÉAGINEUX ET huiles VÉGÉTALES AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES. —

Gomme toujours, le café joue le rôle prépondérant comme facteur du commerce pauliste. Voici les quantités et valeurs

avec lesquelles il contribua à Texportation pendant les cinq dernières années.

Années Sae» Valeur

Le deuxième article d'exportation de l'Etat, la viande congelée, figure avec les chiffres suivants pour les mêmes années:

Années Tonnes Valeur

La viande conservée en boites prend à son tour de l'importance en poids et valeur, comme on peut le constater par les chiffres ci-dessous :

Années Tonnes Valeur

Les haricots, qui étaient arrivés à occuper la troisième place sur le tableau de l'exportation, montrent une diminution dans les données suivantes :

Années Tonnes Valeur

Le riz, tout pariiculièrement demandé par rArgentine, est représenté ainsi qu'il suit :

Années , Tonnes Valeur

Au cours de ces trois dernières années, les fruits oléagineux commencent à apparaître dans Texpprtation pauliste: graines de coton, ricin, coco, babassù, etc., donnèrent les quantités et les valeurs suivantes à partir de 1917. »

Années . Tonnes Valeur

En huiles végétales, fabriquées avec les mêmes fruits, l'Etat exporta :

Années Tonnes Valeur

Il convient de mentionner encore un fait assez flatteur : le coton, dont la récolte s'accroît dans l'Etat, recommence à figurer sur le tableau de l'exportation par Santos, après une interruption de quarante longues années. Cette exportation passa de 13.897 kilogrammes en 1918 à 6.002.732 kilogrammes, d'une valeur de 17.655» contos en 1919. La valeur du coton en branche exi>orté par Sâo Paulo, au cours de 1920, s'éleva à 38.689 contos, soit plus du double que l'année précédente.

VIII. Diminution dans les importations de certains articles ET denrées, les principaux PAYS IMPORTATEURS. — DaUS

l'ihiportaiion, restreinte pendant la guerre, on voit s'opérer à

nouveau rentrée de marchandises étrangères indispensables au progrès économique de TEtat. Le charbon et le pétrole, par exemple, arrivèrent avec les quantités qui suivent, quoique ces produits soient, dans quelques cas, avantageusement remplacés par le bois et la force électrique.

Années Charbon Pélrole

1915 115.456 20.377 tonnes

En ciment et en rails, non moins nécessaires au développement matériel du territoire, il fut importé les quantités suivantes en tonnes :

Années Ciments Rails

1915 47.339 2.017 tonnes

La sensible diminution dans l'importation du ciment fut une des causes de la presque paralysation des constructions urbaines. La rareté des rails portait à son tour un assez sér rieux préjudice au prolongement et à l'entretien des voies ferrées de Sâo Paulo.

Dans l'importation des denrées alimentaires, se détachent le blé en grain et la farine de blé, avec le tonnage mentionné ci-dessous :

Années Blé Farine

1915 142. 90r 15 620 tonnes

En 1018, le blé eut une valeur de 38.776 contos et la farine

COMxMERGE. FINANCES. 109

de blé celle de 26.636 contos. En 1919, le blé chiffre par 31.401 contos et la farine par 37.417 contos.

Les vins étrangers présentent une extraordinaire diminution dans rimportation des cinq dernières années, sans doute en raison des prix élevés auxquels revient ce produit à son arrivée. En 1915, l'Etat importa 17.926 "tonnes de vins. En 1010, Sâo Paulo reçut seulement 10.206 tonnes, d'une valeur de 13.000 contos.

Si l'on observe le mouvement du commerce par pays, on se rend compte que ce furent les Etats-Unis qui firent, en 1919, le plus d'affaires avec l'Etat de Sâo Paulo, l'importation doubla et l'exportation arriva presque à tripler. L'Argentine, la Grande-Bretagne et le Portugal virent leur importation augmenter considérablement La France, la Belgique, le Danemarck, l'Angleterre, la Hollande, la Norvège, la Suède, TAutriche-Hongrie et l'JEspagne voient, par contre, leurs exportations s'élever. L'Italie, cependant, vit tomber son importation et son exportation pendant l'année dernière, ce qui indique un affaiblissement de sa. capacité économique.

Situation financière, — Liquidation de la « valorisaHon du café ». — Recettes et dépenses. — Dette interne et externe.

IX. Politique financière de l'Etat. — Il est difficile d'indiquer d'une façon absolument exacte quelle est, au point de vue financier, la situation d'un pays comme l'Etat de Sâo Paulo, encore dans la période de premier établissement et qui a dCr engager de grosses dépenses productives à plus ou moins longues échéances, nécessitées par la constitution ou Tamélioration de son outillage économique, telles que constructions de -chemins de fer, de routes, transports fluviaux, travaux sanitaires, peuplement du sol, etc. Si, d'un côté, nous voyons une progression régulièrement constante des recettes, nous constatons,* en regard, une augmentation plus rapide encore des dépenses. Le déficit chronique qui apparaît dans les budgets paulistes semblerait indiquer une disproportion inquiétante entre la capacité productive du pays et sa capacité de dépense, s'il ne fallait insister sur ce point que la plupart des dépenses engagées dans les travaux d'utilité publique auraient pour résultat de permettre à l'Etat de développer progressivement et simultanément toutes ses ressources.

ilO CHAPITRE V!.

La politique financière suivie jusqu'ici, en ce qui concerne les dépenses engagées pour des œuvres de progrès économiques, ne peut être arrêtée ; au contraire, il est absolument indispensable que le Gouvernement h^. le développement de ses lignes ferrées et ne perde pas de vue les problèmes d'accroissement des terres cultivées, Tinlroduction de Télevage et surtout, av«c l'exportation des ressources naturelles, apporte toute son attention à solutionner le problème primordial du peuplement et de la colonisation.

X. Liquidation de l'opération dite « Valorisation du café », BILAN DE €Ette OPÉRATION. — Le Gouvememeut présidé par M. Altino Arantes, qui a quitté le pouvoir en mai 1920, a employé tous ses efforts à accroître les ressources de l'Etat, avec aussi pour principal objectif le maintien et l'affermissement de son crédit, ce qui a pu s'obtenir grâce à l'énergie et à la fermeté d'une inflexible restriction dans les dépenses publiques. Cette politique, jointe au concours de circonstances heureuses, a permis à ce Gouvernement de procéder à la ' liquidation d'une des plus grandes et graves opérations financières réalisée par l'Etat; celle dite de la « Valorisation du café ».

Pour l'exécution complète du plan de valorisation du café, •organisé soi;s le gouvernement de M. Jorge Tibiriça, l'Etat de Sâo Paulo a dû contracter plusieurs emprunts : un de 15.000.000 de livres, un de 7.50O.0OO livres, un de 4.200.000, un de 3.000.000 de livres et un de SOO.OOO li\Tes, soit en tout: 30.500.000 livres.

Lorsque M. Altino Arantes assuma le gouvernement de l'Etat, la situation de ces divers emprunts était la suivante : celui de 15.000.000 se trouvait entièrement liquidé, celui de 7.500.000 se trouvait réduit à 6.444.2Ô0, celui de 4.200.000 à 2.940.000, celui de 3.000.000 réduit à 2.263.011 et celui de 800.000 n'avait pas encore subi de réduction.

A cette époque, les responsabilités du Trésor s'-élevaient donc à 12.447.271 livres en ce qui concerné les engagements dérivant de la valorisation du café.

Ces responsai^ilités ont subi les réductions suivantes :

Les 6.444.260 livres, reste de l'emprunt de 7.500.000 livres, sont totalement payées; sur les 2.940.000 livres, solde de l'emprunt de 4:200,000, 1.050.000 livres ont été payées en janvier

1918, les ±J8Q0m0 ii^res restantes Tont été le l*' juillet 1M9, <î'est-à-dire six mois avant leur échéance; quant à l'emprunt de 800.000 livres, il a été racheté intégralement en juin ée Tannée passée.

Ainsi, pour liquidation finale des engagements de la valorisation, il reste seulement à payer le solde de l'emprunt de S millions de livres, ce qui doit avoir lieu avec les ressources qui se trouvent en possession des banquiers allemands.

Il ressort du bilan de l'actif et du passif de la valorisation, clôturé au 31 décembre 1918, que le solde en faveur du Trésor, après avoir intégralement satisfait à tous les engagements, était de 2.927.895-:\4-ll livres.

Cependant, si l'on déduit du passif de ce bilan la somme de L890.000 livres, qui a été payée le 1" juillet avec les ressources en caisse, on constate que le solde en faveur du Trésor était de 4.617.895-14-11 livres.

La liquidation finale de l'opération dépend toutefois de l'encaissement du dépôt de 147.256.342 marks en possession de la firme Bleichrôder, de Berlin.

Gomme on le sait, une fois la vente des cafés emmagasinés à Hambourg, Brème, Anvers et Trieste effectuée, le produit de cette vente fut déposé dans cette maison de banque parce que le Gouvernement allemand ne consentit point à ce que l'argent fût retiré du pays.

Toutes les tentatives ayant échoué pour que cette somme fût restituée, on n'avait pu obtenir jusqu'ici, du Gouvernement allemand, que la responsabilité formellement assumée de la restitution intégrale du dépôt.

Quand cessèrent les hostilités de la guerre européenne et que commencèrent les travaux de la Conférence de la Paix, le Gouvernement de Sâô Paulo, en un méinoire présenté à Son Excellence M. Epitacio Pessoà, alors chef de la délégation brésilienne auprès de ce Congrès, fit l'historique de la question du café déposé — avant la guerre — en Allemagne et réclama l'assurance, dans le Traité de Paix, de la restitution intégrale de la somme existant dans la banque Bleichrôder, accrue des intérêts à 5 %, la conversion étant faite au chang-e qui était en vigueur au moment du dépôt.

Suivant la communication qui en a été faite officiellement au Gouvernement de l'Etat de Sâo Paulo, les efforts de son ambassadeur ont été couronnés de succès, et les justes réel a-

mations présentées par lui ont reçu* le meilleur accueil. Cette question est donc solutionnée, en principe, au mieux des intérêts de l'Etat de Sâo Paulo.

XL Conséquences possibles de cette liquidation. — Cette liquidation de la « Valorisation » devait grandement soulager la puissante agriculture pauliste. L'Etat de Sâo Paulo pensait pouvoir supprimer la surtaxe, sans perturbation pour la situation financière, car il ne fît jamais figurer, dans ses revenus ordinaires, le produit de la surtaxe précitée, qui fut uniquement et exclusivement appliquée aux fins pour lesquelles elle fut créé.

La valorisation sauva, sans aucun doute, les destinées de la grande culture caféière; maintenant que les engagements de cette opération peuvent être considérés comme intégralement remplis, le paiement du dernier solde n'ayant été quelque peu ajourné que par suite du retard apporté par les banquiers Bieichrôder et G" à rembourser les sommes qu'ils détiennent. Convertie au change du jour où le dépôt fut effectué, cette somme s'élève aujourd'hui à 7.543.227 livres; le passif de la valorisation étant liquidé, il devait rester, dans le courant de d920, un solde de 3.468.800 livres, lequel, augmenté d'autres ressources, atteignait 4.537.705 livres.

Grâce à la liquidation de cette opération, le Gouvernement de l'Etat de Sâo Paulo avait projeté, nous l'avons dit, la suppression de la surtaxe de 5 francs par sac de café exporté, qui gageait cet emprunt. Cette espérance est ajournée par suite de la grave crise financière et économique qui s'abattit sur l'Etat, comme sur le Brésil entier et bien d'autres Etats. Vu la baisse persistante du change et celle de son principal produit d'exportation, Sâo Paulo a dû modifier ses projets et entrer dans la voie de sérieuses restrictions. Ces événements sont doublement regrettables, car l'application projetée de la surtaxe n'avait plus pour but de déterminer et de maintenir la hausse des prix, mais bien de réduire le coût de la production et de fortifier le crédit agricole. Il en résultera aussi la facilité de procurer à cette culture le supplément de maind'œuvre qui permettra, le coût de la production actuelle une fois diminué, d'amener le café à des prix raisonnables ayant pour conséquence une augmentation de la consommation.

XII. Recettes de l'Etat, leur progression, le pourquoi des DÉFICITS BUDGÉTAIRES. — Moyeinjant une rigoureuse surveillance dans.le recouvrement des recettes de l'Etat, celles-ci ont atteint, ces dernières années, des chiffres considérablement supérieurs à ceux obtenus jusqu'en 1914, mais elles sont restées sensiblement les mêmes, au cours de ces cinq années, d'après le tableau suivant :

Années Recettes perçues Dépenses effectuées Déficit

Il s'agit là des recettes budgétaires. La recette générale de l'exercice 1918-1919, inclus le mouvement des fonds, fut, par exemple, de 584.754 contos. Tous les engagements de l'exercice une fois payés, un solde de 189.894 contos put être transféré au compte de l'exercice 1919.

Le budget voté par le Congrès de l'Etat de Sâo Paulo pour l'exercice 1920 a fixé le -total des dépenses à 107.446 contos et a évalué les recettes budgétaires à 107.408 contos.

Gomme on le voit, la progression des dépenses est bien moindre que celle des recettes, elles n'en sont pas moins restées, sans exception, supérieures à ces dernières, et, comme en Europe, les budgets se soldent l'un après l'autre par des déficits. La mesure adoptée par la réforme constitutionnelle de 1911, qui s'oppose à ce que des autorisations pour de nou* velles dépenses soient incluses dans les lois budgétaires de l'Etat, a beaucoup contribué à ce que le budget pauliste approche de l'équilibre.

Même si ces déficits étaient plus importants, faudrait-il voir une preuve de mauvaise administration? Non! car les faits sont là, palpables, évidents, qui démontrent le contraire.

On doit simplement ^se convaincre, une fois pour toutes, qu'il est impossible à un pays qui se développe, qui progresse, qui augmente son outillage d'exploitation, qui prépare, en un mot, sa plus grande prospérité future, de s'en tenir aux seules ressources de son budget ordinaire.

Pour récolter, il faut semer; et celui qui entreprend cette tâche pour la première fois doit aller chercher son grain au

marché, c'est-à-dire qu'il doit recourir au crédit. C'est le cas de tous les pays neufs qui daivent constituer leur outillage.

Dans le cas qui nous occupe, les dépenses extraordinaires qui dépassent le budget annuel sont occasionnées par des travaux d'assainissement, canalisations, égouts, dans certaines villes ou dans certaines zones; par des constructions de chemin de fer, notamment le prolongement de la Sorocabana; peuplement et colonisation, instruction publique, l'insuffisance de crédit pour des dépenses imprévues; crédits extraordinaires pour la campagne contre la grippe, dépenses pour la commémoration du Centenaire de l'Indépendance du Brésil, etc.

Grâce aux réformes déjà introduites dans le régime tributaire, lé Trésor se trouve maintenant dans une position telle que les diminutions de récoltes et les oscillations des prix des produits d'exportation n'exercent plus une influence décisive sur la formation de ses recettes.

Le Gouvernement se propose, d'autre part, d'appuyer les finances de l'Etat sur des bases plus fermes encore, en remodelant l'assiette des impôts; il désirerait notamment trouver, dans l'impôt sur le revenu et l'impôt territorial, les bases solides pour une réforme plus complète; mais pour cela, une entente est nécessaire entre le Gouvernement Fédéral et celui çle Sâo Paulo. . \

.XIII. Ponctualité de l'Etat a satisfaire ses engagements, LA dette flottante. — La ponctualité dont Sâo Paulo a toujours fait preuve pour satisfaire ses engagements à Tintérieur, comme à l'extérieur du pays, la correction du Gouvernement pauliste en ce qui concerne les questions d'ordre financier, augmente chaque jour la confiance du public; celleci est encore inspirée par l'incessant progrès matériel de l'Etat et par l'honnêteté et l'efficacité de son administration qui créèrent une telle atmosphère de prestige autour du nom de Sâo Paulo que celui-ci parvint à traverser sans difficultés ni embarras la terrible période de la guerre européenne, et que, en plus, à cette époque de taux d'intérêt élevé, le Gouvernement de l'Etat a réduit les intérêts de sa dette flottante qui étaient de 12 %, à 7 % ; grâce à cette mesure, il réalisa une économie annuelle de plus de 4.500 contos. Cette dette flottante est d'ailleurs amortie à l'heure présente

COMMEROE. FUMANCES. 115

car le Gauvernement disposait dans ce but d'une somme de 4.500.000 livres sterling, provenant de la liquidation des opérations de la valorisation, et de 80.000 contos de reis de bénéfice dans la vente des cafés déposés à Santos et à Rio, à la suite de la brillante opérçttion basée sur l'emprunt de 110.000 contos accordé par le Gouvernement Fédéral. La vente de. ce café emmagasiné a donné. un bénéfice de 160.000 contos à partager entre les deux Etats. A ces chiffres il faut ajouter plus de 30.000 contos déposés au crédit du compte de FEtat dans les banques de la capitale, Grâce à ces ressources, la dette flottante a pu être rachetée et il resta encore un solde de 100.000 contos destiné à des institutions utiles aux classes productrices, principalement à l'agriculture.

A ces chiffres il faut ajouter un bénéfice liquide de 100.000 contos environ,, réalisé au début de 1920 par la vente d'une autre partie de stocks de café appartenant à l'Etat.

XIV. La dette, extérieure et le patrimoine de l'Etat. — Les contribuables paulistes ne paraissent pas surchargés (tout est relatif en ces temps difficiles) par les engagements pris par le Gouvernement. Outre la dette flottante de 92.075 contos, qui a été rachetée comme il a été dit plus haut, Sâo Paulo a une dette extérieure de 6.131.440 livres sterling (au 31 décembre 1919) et une dette intérieure de 76.681 contos. Il faut toutefois déduire de la dette extérieure 3.319.600 livres sterling, correspondant à l'emprunt garanti par la Sorocabana et qui est payé sur les revenus de ce chemin de fer qui est propriété de l'Etat. Cette déduction faite, la Dette extérieure consolidée de l'Etat de Sâo Paulo se . trouva élevée, à fin 1919, à 2.811.000 livres sterling seulement ^.

^Détail de la dette extérieure consolidée.

Emprunts . ExUnclion. Noininal. Val. en circulaUon.

1888 The British B. of Sul

America 1-10-1920 350.000£ 66.600 £ (liquidé)

1888 Louis Cahen et Sens . Irl0-lî)25 787.500 296.800

1904 London et Brazilian

B. Ld 1-4-1935 1.000.000 745. '290

1905 Dresdner Bank .... 1-10-I9i3 3. 800.000 3.319.0;>0

1907 ^ociélé Générale et Banque de Paris et des Pays-Bas 1-6-1957 2.O0O.OOO 1.906.00)

Comme il est indiqué plus haut, la delte de la Dresdner Bank ne pèse pas sur le Trésor, il y est fait face avec les revenus de la Sorocabana. Les engagements du 'J résor sont donc limites aux chiflres énoncés.

Le patrimoine de l'Etat de Sâo Paulo se détaillait ainsi qu'il suit pour l'exercice de 1018 :

Nature Valeur

Chemin de fer Sorocabana 93.945: 121$

Chemin de fer Funilense 3.736:534$

Tramway da Cantareira 2.362:015$

App* d'eaux et égouts 67.919: 448$

Propriété dans la capitale 49.915:000$

' — àSantos 12.118:033$

— à Campinas 825:000$

— dans l'intérieur de TÉtat 25.051:070$

Acquis en 1916 3.358:616$

— en 1917 , 990:149$

Total 260.184:989$

i En 1919, le patrimoine de l'Etat, à l'exclusion du café em- Aagasiné lui appartenant, était de 286.897 contos, desquels 26â^.814 contos représentaient la valeur des propriétés de l'Etat et 23to82 contos étaient l'équivalent de débits envers le Trésor. • Ces'' données attestent l'activité de la population pauliste, qui s'at&che au développement de la polyculture et des industries qut'i^e multiplient d'une façon extraordinaire. Les ressources avortées par les industries telle que celle de la viande frigorifiée, ainsi que l'accroissement des cultures nouvelles, augmentent la valeur de la fortune mobilière et immobilière, et les revenus de l'Etat croissent d'un exercice à l'autre dâiis une remarquable proportion.

Elles attestent aussi les efforts faits par le gouvernement de l'Etat pour justifier le crédit qui lui a toujours été .libéralement consenti-, confiance méritée qui réside aussi dans son impeccable ponctualité à remplir ses engagements intérieurs et extérieurs.

Les industries à S. Paulo.

I. IjOS débuts de Tindustriê pauliste, protection du tarif douanier. -* II. La fabrication des meubles. — III. Les statistiques de l'industrie manufacturière, les principales industries par ordre d'importance. — IV. La guerre et le développement industriel de TEtat. — V. Production des principales industries. — VI. Les grandes fabriques de tissus et leur productic». — VII. Comparaison entre l'importation des tissus étrangers et l'exportation de tissus paulistes. — VIII. Fabrication des tissus de jute, des- chftles et courtepointes. — IX. L'industrie de la chaussure, son importance croissante, production chapelière. — X. L'alimentation. — XI. L'industrie des cuirs et des matières colorantes. — XII. Prospérité des fabriques de tissus, encouragement ft la formation de techniciens industriels.

I. Les débuts de l'industrie pauliste, protection du tarif DOUANIER. — Les débuts de Tindustrie pauliste sont déjà bien lointains : la fertilité du sol qui, avec relativement peu d'efforts, donnait de magnifiques récoltes, Tabondance et le bon marché de la main-d'œuvre, servile encore en partie, le nombre et la qualité des matières premières incitèrent de bonne heure les habitants à tirer parti de ces matières pour fabriquer eux-mêmes les produits d'un usage courant et les plus nécessaires aux classes populaires. De nombreuses industries se créèrent sous l'influence de ces heureuses circonstances, mais leur développement était encore peu rapide lors de la proclamation de la République.

A partir de cette époque, l'augmentation générale des dépenses publiques, motivée par le changement radical de régime politique, obligea le Gouvernement Fédéral à augmenter le tarif des douanes, les revenus qui en provenaient étant la principale ressource du budget. L'élévation des droits de

douane sur les produits étrangers fut, en certains cas, un puissant auxiliaire à la création d'établissements industriels. La forte circulation du papier-monnaie a, par divers points dé vue, facilité le crédit à d'anciennes et à de nouvelles entreprises, encourageant ainsi rétablissement de nombreuses fabriques.

De là sont nés un certain nombre d'industries et d'établissements ne disposant pas toujours d'éléments bien puissants. Les perturbations financières qui se produisirent, de 1897 à 1900, placèrent ces établissements dans une triste situation, quelques-uns disparurent, d'autres se réorganisèrent et sont aujourd'hui très prospères.

C'est à partir de 1900 que, sous la -protection du nouveau tarif douanier, l'industrie manufacturière pauliste va prendre un rapide essor; on remarque la création de nouvelles fabriques, l'agrandissement et la modernisation de celles existant déjà; toutes sont dotées de machines perfectionnées, mu^s par la vapeur pu l'électricité et conduites par des spécialistes venus d'Europe comme contremaîtres. Les fabriques de tissus, de chapeaux de feutre et de paille, de chaussures, de pâtes alimentaires, de bougies et savons commencèrent à alimenter, non seulement l'intérieur de l'Etat, mais aussi d'autres régions du. Brésil, particulièrement les Etats du Nord. •

IL La fabrication des meubles. — La fabrication des meubles, qui avait déjà un certain essor, se développa à partir de la même époque, mais c'est surtout au cours de ces dix dernières années que cette industrie prit une importance remarquable. Au début, on recevait, dans beaucoup d'établissements, le bois débité dans les scieries, et la fabrication même des meubles était faite à la main. Même dans ces conditions, cette industrie prospéra admirablement; l'importation des meubles de l'étranger revenait à des prix très élevés, à cause des droits de douane et de transports fort coûteux; ces meubles étaient, en outre, plus exposés par leur nature aux détériorations du « cupim », insecte qui ronge le bois. Il en est résulté que l'industrie pauliste, dont les produits étaient déjà très acceptables, trouva un marché considérable qui lui permit de se développer d'une façon illimitée, grâee à l'outillage moderne et à l'établissement de modèles en séries, suivant la pratique américaine.

Page 1