‹ Au pays de l'or rouge: L'état de São Paulo (Brésil) Ses ressources - ses progrés - son avenir. Ètude générale économique et descriptiveChapitre 65 sur 72 · VIII. Palmeiras, Paeuhybuna, Patrocinio do Sapucahy, Pe · texte numérisé non relu

VIII. Palmeiras, Paeuhybuna, Patrocinio do Sapucahy, Pe

DERNEIRAS, PeDREIRA, PEREIRAS, PiEDADE, PiLAR, PïMDAMONHAX-

GABA. — Palmeiras, — District du même nom, 26.800 habitants. La ville, très florissante, est située à 644 mètres d'altitude et à 283 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista. Prix du voyage, 20 $900 et 11 $500. Qualité des terres. : violettes supérieures et aussi des parties sablonneuses et mélangées. Toutes les cultures y viennent très bien, celle du café étant la plus importante avec 6.905.000 pieds, produisant 580.000 arrobes, ce qui donne le fort rendement de 82 arrobes par i^OO pieds. Etant donné la superficie restreinte de ce municipe et la fertilité du sol^ le prix de l'hectare des meilleures terres s'est élevé à 500 milreis, plus ou moins.

Parahybiina, — District du même nom, 20.000 habitants. La localité est située à 650 mètres d'altitude, à 144 kilomètres de Sâo Paulo et à 33 kilomètres de 5. José dos Campas^ sur la Central Prix du voyage, 10 $900 et 7 S 200. Cultures ; céréales,

A TRAVER8 LES MUNIGIPSS DE L'ÉTAT. 375

<tanne à sucre, tabac, café, coton, manioc, ail, et niaïs qui, <Hant cultivé sur une grande échelle, constitue l'exportation la plus importante avec Feau-de-vie, le tabac et les porcs. Le ■café y est représenté par 1.079.000 pieds, ne produisant que 18.000 arrobes. Qualité des terres : rouges, blanches et mélangées, bonnes en majorité; eUes sont montagneuses en grande partie, possédant quelques forêts. Prix : 42 milreis rhectare de bonne terre.

PaÀTocinio do Sapuoahy, — District du même nom, 12.000 habitants. Cette localité, qui se trouve à 800 mètres d'aliitude et à 530 kilomètres de Sâo Paulo, est distante de 8 kilomètres environ de la gare la plus proche, Restinga, sur la' ligne Mogyana, et Frrnica sur la même ligne, à 22 kilomètres. Prix du voyage, 35 $200 et 20 milreis. Cultures : café, canne à sucre, tabac et céréales, le café étant la plus importante avec 3.000.000 de caféiers, produisant 175.000 arrobes. Le municipe •exporte aussi du bétail. Qualité des terres : violettes en majorité, avec une partie sablonneuses et mélangées, plus montagneuses que planes, suffisamment de forêts. Prix : 80 à 100 milreis Thectare.

Pederneiras. — District de Jahù, 16.500 habitants. Centre très actif, situé à 604 mètres d'altitude et à 395 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista (embranchement Agudos- Baurù). Prix du voyage, 24 $800 et 13 $700. Cultures : canne à sucre, céréales et café, la plus importante, avec '4.150.000 pieds, produisant 245.000 arrobes. Qualité des terres : violettes €t mélangées, une moindre partie argileuses, bonnes en général; plus planes que montagneuses, encore beaucoup de surface boisée. Prix : 150 à 200 milreis Thectare des meilleures terres.

Pedreira, — District d'Amparo, 38.000 habitants. La localité est à 584 mètres d'altitude et à 150 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana. Prix du voyage, 13 $ 300 et 7 $ 100. Cultures : céréales et principalement le café dont il existe 1.992.000 pieds, produisant 152.000 arrobes. Qualité des terres : sablonneuses, argileuses et mélangées, bonnes en grande majorité; peu de forêts, mais beaucoup de capoeiras et quelques campos, une partie montagneuses. Prix : 200 milreis rhectare, plus ou moins.

Perdras. — District de Tatuhy, 11.500 habitants. La localité

se trouve à 530 mètres d'altitude et à 213 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du voyage, 17 milreis et 9 $ 100. Cultures : céréales et coton sont les plus importantes ; on y compte 193.000 caféiers seulement, donnant 16.000 arrobes. Qualité des terres : rouges, blanches et mélangées, avec quelques terres violettes, plus montagneuses que planes; peu de forêts. Prix : 62 milreis rhectare, plus ou moins.

Piedade, — District du même nom, 29.000 habitants. La gare la plus proche est Sorocaba, à 111 kilomètres de Sâo Paulo. Prix du billet, 10 $ 800 et 5 $ 500. Cultures : coton, céréales et pommes de terre. Qualité des terres : les deux tiers bonnes et assez bonnes, le reste médiocres, en général mélangées, plus montagneuses que planes; très peu de forêts. Prix : 50 milreis l'hectare, plus ou moins.

Pilar. — District de Sarapuhy, 7.000 habitants. La gare la plus proche est Sorocaba, à quelques kilomètres de la localité. Le municipe est surtout exportateur de coton, céréales et tabac. Prix du trajet, comme le précédent. Qualité des terres : plus mélangées que sablonneuses ou argileuses, plus montagneuses que planes ; peu de forêts. Prix : un hectare de bonne terre coûte 50 inilreis, plus ou moins.

Pindamonhangaba. — District du même nom, 25.000 habitants. Située à 552 mètres d'altitude et à 173 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Central do Brazil. Prix du voyage, 16 milreis et 11 $ 100. Pindamonhangaba est une ville bien construite à l'américaine, sur les bords du rio Parahyba. Les eonstruciions y sont confortables, il y a quelques édifices de moyenne importance et un beau jardin avec une admirable collection de plantes exotiques. Cette ville a de 13 à 15.000 habitants, elle possède plusieurs industries : charronnages, fabriques de fécules, brasseries, etc.; elle est surtout recherchée par les malades et convalescents en raison de son climat salubre et agréable. Cultures : le territoire de ce municipe est très fertile et produit café, tabac, céréales et tout spécialement le maïs et le riz, le coton, les tubercules, etc. Si le café a été et est encore, par la surface occupée, la culture la plus importante, on y compte 4.380.000 pieds, produisant 95.000 strrobes, il est certain qu'elle est appelée à disparaître plus ou moins complètement de cette région dans une période relativement prochaine; déjà une grande partie des caféiers de ce muni-

!nlral(! îles Sucreries brésiliennes (Société française).

A TRAVERS LES MUNiCiPES DE L*ÉTAT. 377

cipe est abandonnée et beaucoup d'autres sont en complète décadence. Là encore les Paulistes ont montré leur esprit d'initiative en établissant une autre culture sur une grande échelle : celle du riz, et, tirant parti de l'enseignement donné par les champs de démonstration de la « Station Moreira Gesar », créée par. le Gouvernement de l'Etat, de grands cultivateurs et des associations ont préparé de vastes extensions où la culture du riz est faite par irrigation, l'eau étant amenée dans les rivières à la volonté du propriétaire. D'autres initiatives pourront être prises dans les terrains encore occupés par les caféiers décadents ou abandonnés; le coton y viendrait fort bien; il est d'ailleurs cultivé dans le municipé; l'élevage pourrait également s'y développer. Les terres sont bonnes en général, royges, sablonneuses et mélangées, et en grande partie argileuses et montagneuses; peu de forêts, beaucoup de campos. Un hectare de bonne terre coûte 33 milreis environ.

A travers les municipes de l'Etat

{Suite et fin.)

i. Pinheiros, Piqueté, Piracaia, Piracicaba, Pirajû, Pirajuhy, Pirassuninaga, Pitan^eiras, Porto FeliE. — H. Porto Ferreira, Queluz, RedempcSo, Kbeirâo, Ribeirao Bonîto, RibeirSo Branco, RibeirSo Preto. — III. Eio Bonito, Rio Claro, Rio das Pedras, Rio Preto, Sallesopolis, Salto de Itu, Salto Grande. — IV. Santa Barbara, Santa Barbara do Rio Pardo, Santa Branca, Santa Adelia, Santa Cruz da Conceicâo, Santa Cruz do Rio Pardo, Santa Izabel, Sànta Rita do Passa Quatro. — > V. Santo Amaro, Santo Antonio da Alegria, Santo Antonio da Boa Vista, S. Bento de Sapucahy, Sao Bernardo, SSo Carlos, SSLo Joâo da Boa Vista, Sâo JoSo da Bocaina, SSo JoSo do Curralinbo. — VI. SSo JoSo de Itatinga, S. José do Barreiro, S. José dos Campos, S. José do Rio Pardo, S. Luiz do Parabytinga, Sâo Manoel, S. Miguel Archanjo. — VII. Sâo Pedro, S. Pedro do Turvo, Sao Roque, Sfto SebastiSo, Sâo SirnSo, Sâo Vicente, Sarapuhy. — VIII. Serra Negra, Sertâozinho, Silveiras, Soccorro, Sorocaba, Tambahù, Taquafitinga, Tatuhy. — IX. Taubaté, Tiété, Tremembé, Ubatuba, Una, Villa Bella, Villa Vieira-do-Piquete, Viradouro, Xiririca, Yporanga.

I. Pinheiros, Piqueté, Piracaia, Piracicaba, Piraju, Pirajuhy, PiRASSUNUNGA, PiTANGUEIRAS, PORTO FeLIZ. — PinketrOS.

— District de Queluz, 7.000 habitants. Le siège de ce municipe de peu d'étendue (220 km. c.) se trouve à 480 mètres d'altitude, à 265 kilomètres de Sâo Paulo et à 12 kilomètres de la station de Lavrinhàs, sur la Central do Brazil. Prix du voyage, 22 $ 400 et 15 $700. Cultures : café, céréales, tabac, canne à sucre; il existe dans ce municipe 1.599.000 caféiers, produisant 34.000 arrobes, mais une grande partie de ces arbustes sont en pleine décadence; par contre, la culture du coton, essayée dans cette commune, s'y développe parfaitement. Qualité des terres :

'.sablonneuses et argileuses, et tncmtagneuses en majorité; peu de forêts. Prix : 82 milreis l'hectare, plus ou moins.

Piqueté, — District de Lorena, 5.000 habitants. Ce petit municipe, desservi par le Chemin de fer Central, a le débouché de sa production à Lorena. Sa principale culiure est le café, dont il produit environ 40.000 sacs de 60 kilogrammes; les céréales, la vigne, les tubercules, la canne à sucre y viennent très bien. Les terres, sablonneuses, argileuses et mélangées, sont généralement planes; Thectare de bonne terre coûte 60 h 10 milreis.

Piraoaîa, — District du même nom, 16.000 habitants. Le siège de ce municipe se trouve à 7^ mètres d'altitude et à 110 kilomètres de Sâo Paulo, sur la section Bragantina de la S. P. Bailway, Prix du voyage, 9 $ 500 et 4 $ 400. Cultures : café, canne à sucre, coton, tabac, tubercules,, etc., le café étant la culture principale avec 3.790.000 pieds, donnant 132.000 arrobes, plus 600.000 caféiers nouveaux. Le coton se développe très bien dans ce municipe où il produit 1.200 kilogrammes À l'hectare partout où il a été planté, sauf à la limite de la commune de Nazareth. Il exporte une grande quantité de volailles et d'œufs pour Sâo Paulo. Les terres sont argileuses ^n majorité et aussi sablonneuses et- mélangées; il y a encore une bonne partie en forêts. Prix : 82 milreis l'hectare environ.

Piracicaba. — Cette ville est située à 527 mètres d'altitude et à 242 kilomètres de Sao Paulo par la ligne Sorocabana, section de Vîtuana; el'le est une des plus belles et des plus salubres de l'Etat. Merveilleusement située sur les bords du rio qui lui a donné son nom, la ville, qui ne forme qu'une seule paroisse avec le municipe, possède des rues fort larges, se coupant à angle droi^t, et quelques beaux édifices, parmi lesquels trois groupes scolaires qui sont de véritables palais. La population, d'une vingtaine de mille âmes, augmente toujours, ainsi que l'a-ctivité commerciale ; celle-ci s'est accrue par plusieurs, usines et fabriques importantes qui prennent leur force dans la belle chute « Salto de Piracicaba », formée par le rio presque à l'intërieur de la ville. Parmi celles-ci figurent l'importante fabrique de Idssus de coton « Arethuzina », une brasserie, des distilleries, plusieurs engenhos pour préparer le coton, le riz et le café, ainsi que VEngenho Central, usine à 5ucre qui broie toute la canne à sucre du municipe; établis-

380 eHAPITRE XIX.

sèment maderne de premier ordre appartenant à la Société Française des Sucreries Brésiliennes, laquelle possède encore trois autres établissements de ce genre dans l'Etat et deux dans l'Etat de Rio de Janeiro.

Piracicaba possède une école d'agriculture, 1' « Ecole Luiz de Oueiroz », laquelle, avec sa ferme modèle et champ d'expériences, rend les plus grands services à l'Etat en formant un personnel de compétence. Non loin de la ville se trouve, dans un vaste domaine limité par une opulente forêt de jequitibas, perobas et pau d'alho, les essences paulistes par excellence, le sanatorium S. Luiz pour tuberculeux, dont l'édification est due à l'initiative particulière, à celle des barons de Rezende notamment. Il est un autre établissement qui mérite d'être signalé, car il est un exemple digne d'être imité dans les pays d'Europe: c'est l'Asile de Vieillesse et de Mendicité, créé dans une vaste ferme; cet asile recueille les vieux et les jeunes maltraités par le sort et ne pouvant travailler. Par mesure d'hygiène et dans leur propre intérêt les hospitalisés qui sont susceptibles de le faire sans grand effort aident aux travaux agricoles de l'Asile, cultivent les céréales, les tubercules, les fruits et les légumes destinés à leur alimentation; mais, en même temps qu'elle a ouvert cet asile, la ville de Piracicaba a interdit la mendicité dans les rues. Tout mendiant qui apparaît est recueilli à l'Asile ou bien il doit quitter la ville.

Toute la région de Piracicaba est d'une fertilité remarquable et se prête à toutes les cultures : de la canne à sucre, du café, du coton, du maïs étant les plus importantes. Il y existe 6.245.430 caféiers, produisant 290.000 arrobes, plus 500.000 arbustes nouveaux. Les terres sont argileuses en général, mais avec des parties de violettes, de rouges et sablonneuses; elles sont plus planes que montagneuses, avec peu de forêts. L'hectare se vend 160 milreis.

Pirajù. — District du même nom, 18.800 habitants. Centre très prospère, situé à 591 mètres d'altitude et 467 kilomètres de Sâo Paulo, sur la Sorocahana, embranchement de Pirajù. Prix du voyage, 26 $100 et 15 $600. Cultures : café, haricots, maïs, riz, etc., le café est la plus importante avec 6.742.000 pieds, produisant 350.000 arrobes ; on y fait l'élevage du porc. Qualité des terres : mélangées, rouges et sablonneuses, plus montagneuses que planes, avec quelques forêts. Prix : l'hectare de bonne terre se paie 100 à 150 milreis.

Pirajifhij. — Ce municipe, détaché de celui de Baurù, est de récente formation. La localité, située à 83 kilomètres de Baurù et à 516 de Sâo Paulo, se trouve à une distance de 6 kilomètres de la station de Toledo Piza, sur la ligne Nord-Ouest. Prix du voyage, 34 $200 et 18 $600. Cultures : ce municipe produit toutes les céréales, mais c'est le café qui y prend le plus grand développement; on y comptait 3.841.000 caféiers en exploitation, produisant 250.000 arrobes, auxquels il faut ajouter 4.000.000 d'arbustes nouveaux. Qualité des terres : massapez, sablonneuses et mélangées. Prix : 20 à 50 milreis l'hectare.

Pirassununga. — District du même nom, 33.000 habitants. Centre très riche et progressiste, situé à 634 mètres d'altitude et à 246 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista. Prix du voyage, 19 $ 100 et 10 $ 400. Cultures : canne à sucre, céréales* et café, la plus importante. Il existe dans le municipe 5.130.000 pieds de café, produisant 342.000 arrobes; près de 800.000 caféiers sont en décadence. Qualité des terres : massapez, rouges et violettes et aussi quelque peu de sablonneuses. Prix : 100 à 500 milreis l'hectare.

Pitangxieiras, — District du même nom, 19.800 habitants. Localité importante située à 549 mètres d'altitude et à 434 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Sâo Paulo-Goyaz. Prix du voyage, 26 $ 300 et 14 $ 600. Cultures : les plus importantes sont le café, le riz, le maïs, puis la canne à sucre, le coton, le tabac, le manioc et les arachides. Le municipe possède 5.00O.O00 de pieds de café, produisant 318.000 arrobes. Qualité des terres : violettes, blanches et aussi sablonneuses et mélangées; une bonne partie en forêts. Prix : 40 milreis, plus ou moins.

Porto Feliz. — District du même nom, 16.500 habitants. Ce centre est à 550 mètres d'altitude et à 178 kilomètres dé Sâo Paulo, sur les bords du rio Tiété; il est desservi par la station de Boitnva, qui se trouve à 16 kilomètres de là, sur la ligne Sorocabana. Prix du voyage, 14 $ 300 et 7 $ 500. Cultures : coton, café, canne à sucre et céréales; celle de la canne à sucre est la plus importante; elle est. broyée dans le grand Engenho Central de Porto Feliz, appartenant à la Société Française des Sucreries Brésiliennes qui, en plus de l'eau-de-vie, produit 20 à 25.000 sacs de sucre par an. On y compte aussi 470.000 caféiers produisant 25.000 arrobes. Qualité des terres : blanches

et argileuses, mais il y a aussi des terres rouges et violettes. Prix : 80 à 90 milreis Thectare.

II. Porto Ferreira, Queluz, Rbdempçao, Ribeirao, Ribeirao BoNiTO, RiBETRAO Brango, Ribeirao Preto. — PoHo Ferreira. — District de Pirassununga, 13.000 habitants. Cette localité est édifiée sur les bords du rio Mogy-Guassii, à 549 mètres d'altitude et à 267 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Paulista. Prix du voyage, 20 $ 100 et 11 $ 100. Cultures : le café est la plus importante, puis la canne à sucre, le tabac et les céréales. Il existe 1.948.000 caféiers, produisant 120.000 arrobes, plus 100.000 caféiers nouveaux. Qualité des terres : viplettes, rouges, sablonneuses et mélangées, généralement planes, peu boisées. Prix : 100 milreis l'hectare.

Queluz. — District du même nom, 8.500 habitants. Située à 471 m. d'altitude et à 271 kil. de Sâo Paulo, sur la ligne Central do BraziL Prix du voyage, 23 $ 800 et 16 $ 600. Cultures : céréales, canne à sucre et café, culture la plus importante quoique en grande décadence; on compte dans le municipe 1.389.000 caféiers, produisant 22.000 arrobes. Qualité des terres : rouges, sablonneuses et mélangées; très montagneuses, très peu de forêts. Prix : 100 milreis l'hectare, plus ou moins.

JRedempçâo. — District de Taubaté, 10.000 habitants. Située à 780 mètres d'altitude et à 190 kilomètres de la gare de Gaçapava, sur la ligne Central. Prix du trajet, 12 $700 et 8 $800. Cultures très variées : café, céréales, manioc, tabac, etc.; on y compte 2.553.000 caféiers, produisant 48.000 arrobes; une grande partie des arbustes est en décadence. Qualité des terres : rouges, sablonneuses, mélangées, en majorité argileuses et montagneuses; peu de forêts. Prix : 83 milreis l'hectare. ,

Ribeira. — District de Iguape, 10.000 habitants. Située non loin du rio Ribeira de Iguape, se trouve plus facilement desservie par le littoral, c'est-à-dire par le port fluvial de Xiririca que doit atteindre prochainement la Southern S. P. Railwayy dont la tête de ligne est Santos. Cultures : les principales sont le maïs et la canne à sucre, puis le café, les céréales et le manioc. L'élevage des porcs s'y développe bien. Les terres sont bonnes et fertiles en majorité; elles valent 10 à 12 milreis rhectare.

A TRAVERS LES MUNICIPES DE iJÉTAT. 383

Eiheirào Bonito. — District du même nom, 19.500 habitants. Cette localité est située à 588 mètres d'altitude et à 307 kilomètres de Sâo Paula, sur la lign^ Patilista, Prix du voyage, 28 milreis et 12 $200. Le municip€ est encore desservi par cinq gares du chemin de fer Doiiradense, Cultures : café, maïs, riz, haricots, tabac, manioc, celle du café étant la plus importante avec 5.750.000 pieds, produisant 392.000 arrobes. Qualité des terres : violettes, blanches et mélangées, sablonneuses en majorité. Généralement planes, très peu de forêts. Prix : 150 à 200 milreis, plus ou moins.

Ribeirào Branco. — District de Faxina, 6.000 habitants. Cette localité se trouve à 395 kilomètres de Sâo Paulo et à environ 30 kilomètres de la gare de Faxina, sur la ligne Sorocabancu Prix du voyage, 22 $900 et 13 milreis. Cultures : maïs, haricots, riz; le municipe -exporte beaucoup de porcs et les céréales indiquées. Qualité des terres : en grande majorité mélangées et montagneuses; peu de forêts. Prix : un hectare de bonne terre coûte 50 milreis.

Ribeirào Preto, — C'est un municipe d'une richesse et d'un développement merveilleux; une population active de près de 100.000 habitants tire d'un sol d'une fertilité incomparable des ressources importantes. La ville de Ribeirào Preto, q*ui semble égaler Gampinas en importance et population, ce qui en ferait la troisième ville de l'Etat après la capitale, est située à 518 mètres d'altitude et à 419 kilomètres de Sâo Paulo, sur la ligne Mogyana, Prix du voyage, 29 $800 et 16 $300. Elle est aussi tête de ligne de quatre embranchements allant à Sertâosinho, à Cravinhos, ^ Santa Rita et celui de la Fazenda Dumont. Le municipe est desservi par quatorze gares de la ligne Mogycma et deux de la Paulisia,

Ribeirào Preto est une ville très moderne, car la colonisation de la zone dont elle est aujourd'hui la capitale n'a commencé qu'il y a environ trente ans. Les deux iiers de sa population sont d'origine étrangère, ce sont pour la moitié des Italiens arrivés en 1890. Le climat y est excellent quoiqu'un des plus chauds de l'Etat (la température maximum observée" y fut de 40° centigrades); la ville étend ses rues droites et larges, desservies par plusieurs lignes de tramways électriques, sur une colline en pente douce traversée par une rivière qui lui a donné son nom, laquelle est affluent du rio Pardo,

38 't CHAPITRE XIX.

Ribeirâo Preto est un centre commercial très important et Ton y note une douzaine d'établissements de crédit, des fabriques de chaussures, de lits de fer, de chaises, de savon, de bière, de liqueurs, etc.; elle est le centre également des communications avec les Etats de Minas Geraes, de Groyaz et de la zone caféière dénommée Ouest de Sâo Paulo. Elle possède quelques bons édifices, tels que la Cathédrale, le Forum, le Théâtre, plusieurs groupes scolaires, etc.

Comme Campinas, Ribeirâo ÎPreto traversa, en 1896, de mauvaises conditions hygiéniques dues à la quantité de marécages artificiels provenant des prises d'eau- faites dans la rivière; les maisons étant de construction mauvaise, en raison de l'accroissement de la ville, on n'apportait pas g^ande attention aux exigences de l'hygiène; la population, composée en général d'immigrés, manquait de propreté. L'Etat intervint et prit les mêmes mesures de prophylaxie contre les moustiques qu'à Campinas; il fit canaliser la rivière sur 4 kilomètres, construire une canalisation d'eau et d'égouts et exigea des réformes radicales dans la moitié des immeubles. Comme conséquence, aucun cas de fièvre jaune ne fut observé depuis 1903 et déjà en 1907 les chiffres de la mortalité ne s'élevaient plus qu'à 12 pour les fièvres palustres ; aucun cas de typhoïde contre 8 en 1906, et 33 décès par la tuberculose contre 52 en 1896, époque où la population était moins nombreuse. Cette population, actuellement, a plus de cent mille habitants pour la population urbaine et les environs.

Le municipe est couvert de plantations appartenant aux plus riches fazendas du pays : F. Schmidt, Dumont, Gualaparà, Silveira do Val, pour ne citer que celles-là, lesquelles possèdent respectivement 4.232.000, 2.420.000, 1.550.000 et 1.048.000 pieds de café, sans parler d'immenses plantations de canne à sucre. Le nombre total des caféiers existants est de 31.394,365, produisant 2.760.000 arrobes de café; il y a en plus 1.200.000 arbustes nouveaux; par contre, quelques millions de pieds atteignent l'âge de la décadence. Outre le café, le municipe produit de grandes quantités de céréales, de la canne à sucre et du tabac. C'est la région où les terres violettes, en majeure partie et généralement planes, atteignent les prix les plus élevés de tout l'Etat : 600 milreis l'hectare, plus ou moins.

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