‹ Au pays malgache: de Paris à Tananarive et retourChapitre 11 sur 19 · AU LECTEUR XV · texte numérisé non relu

AU LECTEUR XV

Que Madagascar, administré selon la « bonne formule », sera, d'ici vingt ans, la plus belle, la plus florissante et la plus féconde de nos colonies, sans en excepter la Cochinchine ;

Que le principal obstacle à la « francisation » rapide de l'île, — l'ennemi, en un -mot, le seul, c'est le Hova ;

Que l'abolition de l'esclavage doit entrer dans notre programme de réformes, mais qu'il faut s'y hâter avec lenteur, sous peine de léser arbitrairement des intérêts séculaires et de jeter brutalement sur le pavé quelques millions de tire-laine et de crève-la-faim, qui s'en iraient grossir infailliblement l'armée, déjà trop compacte et trop bien organisée, du fahavalisme(i).

Ces constatations faites — et elles étaient nécessaires pour réagir contre l'indifférence défiante du Français en général et du Parisien

(i) Depuis, le Parlement a proclamé l'abolition de l'esclavage. Atteiidons les résultats.

Page 1