‹ Au pays malgache: de Paris à Tananarive et retourChapitre 8 sur 19 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

de couleurs si vives y est à la fois amusant comme les Impressions de voyage (VAlexandre Dumas père et utile comme un BdBdecker.

Lisez. Laissez-vous conduire par ce bon guide. Je vous promets des surprises^ surtout lorsqu'il vous introduira chez la reine Ranavolo^ sf, comme moi^vous avez conservé sur les mœurs et l étiquette des cours^ dans V Océan Indien^ les idées faussesi que M. Scribe inculqua aux abonnés de VOpéra^ en leur montrant la fête et le ballet du quatrième acte de TAfri- CAiNE. Lisez ce charmant livre dont le succès me paraît assuré, — car il arrive à son heure — et dont le charme et Vintérêt peuvent se résumer en cette courte phrase : c'est du nouveau.

Vous y rencontrerez pourtant une chose vieille, très vieille, mais excellente et qui, je Vespère bien, durera toujours : c'est l'amour de la France^ c'est V admiration et V enthousiasme devant lé courage de

XII PHÉFAGB

ses enfants. En lisant les paroles mêmes — sténographiées par Blavet — du général Voyron racontant V arrivée des Français devant Tananarive, votre cœur tressaillira. Vous reconnaîtrez que nos petits troupiers de la colonne mobile avaient^ en s^enfonçant dans l'île mystérieuse^ la même intrépidité, la même endurance, la même passion d'aventure et de conquête que les marins de Jacques Cartier remontant le Saint-Laurent, et vous songerez avec un joyeux orgueil que notre race n'a pas dégénéré.

François COPPÉE.

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