PS M
… Jésus.
Mon enfant, il n’est pas nécessaire de savoir beaucoup pour me plaire, il suffit de m’aimér beaucoup.
Dis-moi ce que tu dirais à ta mêre, si elle était là, et qu'elle t’attirât sur ses genoux ;
Raconte-moi ce que tu raconterais à un ami intime, avec qui tu ne t’ennuirais jamais,
Si tu veux pourtant des sujets de conversation, en voici qui pourront
-te Servir pour chacun des jours de la semaine. un
N’as-tu pas des personnes à me recommander ? Dis-moi le nom de tes, parents, de tes bienfaiteurs,. de tes amis; après chacun de ces noms, ajoute ce:que tu voudrais que. ie fisse pour eux. Demande beaucoup, beaucoup ; j'aime les cœurs généreux qui s’oublient pour les autres. Pr
Parle moi de tous ceux qui te
MAT ti
font du bien, des pauvres que tu voudrais soulager, des malades que tu as vu souffrir, des méchants que tu voudrais convertir... des per sonnes qui sont éloignées de: toi, ét que tu voudrais ramener à ton affecvion. Pour tous, récite une prière fervente ; rappelle-moi que j'ai promis d’exaucer toute prière qui vient du cœur, et n'est-ce pas une prière du cœur, celle qu'on fait pour les personnes qu’on aime et qui | nous aiment ?
N'az-tu pas des grâces à me demander pour toi? Ecris si tu le veux une liste; de {ous Les désirs et viens me-la lire... L'amour de la prière te rendrait plus fervent; l’humilié te rendrait moins susceptible ; la patience te fortifierait contre les emportements auxquels tu te laisses aller; le travail assidu empécherait une foule de gronderies ; la charité te rendrait plus aimablo......
| n’aurais-tu pas besoin de toutes, ces
Me
vertus? Dis-moi toutes ces choses, et conjure-moi de t'aider dans les efforts que tu veux faire; je suis le maitre des biens de l’âme ;...……. les biens du corps sont en Ia possession eux aussi, demande-les moi.
Santé, intelligence, succès... je puis tout donner et je le donne toujours quand ces biens sont utiles pour rendre les âmes plus saintes... Que veux-tu donc, mon enfant ?
N'as-tu pas des projels qui l'occupent ? — Raconte-les moi en détail... S'agit-il de ta vocation? À quoi penses-tu ? que voudrais-tu ?
S'agit-il de faire plaisir à ta famille, à 12 mère ? Que veux-tu faire pour tous ? Et pour moi, n'astu pas quelques pensées de zèle ?
Ne veux-tu pas faire du bien à ceux qui t’entourent ? Dis-moi à qui tu t'intéresses, quel est le moiif qui te pousse ?... Quels sont les moyens que tu veux prendre? — Exposemoi ton insuccès ; je t'en montrerai
la cause; qui veux-tu intéresser à ton œuvre? je suis le maître des cœurs, mon enfant, et je les amène doucement où je veux. de mettrai près de toi ceux qui te seront nécessaires, sôis tranquille...
* N'as-tu pas des ennuis ? Oh! mon.
enfant, raconte-moi tes ennuis avec beaucoup de détails! Qui,t'a fait de la peine? qui a froissé ton ‘:ourpropre? qui t'a méprisé?.…… Dismoi tout; et puis tu finiras en ajoutani que tu pardonnes, que tu oublies, et moi je te bénirai !
Appréhendes-tu quelque chose de pénible? Y a-t-il dans ton ême ce vague effroi qui n’est pas raisonné, mais qui tourmente? (Confe-toi pleinement à ma Providence. Je suis là, j'écoute, je ne te laisserai PAS uses |
Y a-t-il autour de toi des cœurs qui te paraissent moins bons, et que ieur indifférence ou leur oubli éloigne de toi. sans qu’il te semble avoir
sis $
rien fait pour ies blesser? … Priéemoi bien pour eux... je les ramè-
nérai s’ils sont utiles à ta sanctification... R ‘% k |
N'as-tu pas des joies à me faire
savoir? Pourquoi ne pas me faire
vart de les bonheurs? Dis-moi tout
ce qui depuis hier est venu te consoler, te faire sourir, te porter à la joie. — C’est une visite inattendue ; C'est une récompense que tu ne croyais pas méritée ; c’est une crainte qui s’est dissipée tout à coup; c’est un succès que tu craignais de ne pouvoir obtenir, c’est une marque ‘amitié, une lettre, un souvenir que tu as reçus. … Tout cela, mon enfant, c'est moi qui te l'ai ménagé; pourquoi ne t’en montrerais-tu pas reconnaissant... et ne me répèterais-tu pas: Merci! car la reconnaissance attire le bienfait, et le bienfeiteur aime qu’on lui rap-
pelle ses bontés ?
Fe FR M Ferre RARES *
FA
N'as-tu pas des verlus à acquérir, ‘et n'as-lu pas besoin de mon secours ?
Dis-moi tes misères, mon enfant; confesse-toi simplement en ma présence.…… Montre-moi, en me citant tes faiblesses, combien tu es sensuel, orgueilleux, susceptible, égoiste, lâche, paresseux... Gémis de si peu connaître le renoncement, d’abuser si continuellement des gràces qui te sont faites, de la peine que tu donnes à ta famille, des fautes peut-être que tu fais commettre autour de toi Mon cœur, mes mains sont remplis de trésors... et je ne veux qu'une chose, les répandre avec abondance, — Demande-moi mon secours... Chaque fois que tu as agi à la légère, sans me consulter, sans prier un peu alparavant, n’as-tu pas moins bien agi, n’as-lu pas peut-être commis des imprudences ? — Tu ne peux rien, rien sans ma protection. | mais avec moi, mon enfant, tu peux toute chose. Heureuse l’âme qui
me sent à ses côtés, l’aidant, la consolant, la protégeant !
“au. *% N'as-tu pas des promesses à me faire et des ordres à me demander ? Je lis au fond de ton cœur, tu le sais; on trompe les hommes, on ne trompe pas Dieu; sois donc sincère... Es-tu résolu à ne plus t'exposer à cette occasion de pé- Chér, à se priver de telle chose qui te porte au mal; à ne plus lire ce livre ? : Voudrastu tout de suite être bon pour cette personne qui t'a froissée ? voudras-tu, ‘avec tout le monde, agir simplement ? — Bien mon enfant. Et maintenant va reprendre ton travail; sois silencieux, modeste, charitable. Je l’attends demain; demain apporte-moi un cœur bien pur et bien dévoué ; — Demain j'aurai pour toi de nouvelles faveurs...
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