‹ Au service de mon paysChapitre 13 sur 84 · L'ENFANT ET LA GRAND'MÈRE · texte numérisé non relu

L'ENFANT ET LA GRAND'MÈRE

Grand'mère, d'où viens donc que vos cheveux sont blancs ? — Mon enfant, c'est l'hiver, c'est la neige des ans. — Grand'mère, d'où vient donc que vous avez des rides ? — Le chagrin a creusé tous ces sillons arides.

— Grand'mère, qui vous fait trembler la tête ainsi ? — Enfant, un vent du ciel. Je ne tiens plus ici. — Pourquoi vos yeux sont-ils cernés de noir, grand'mère ? — C'est pour avoir versé plus d'une larme amère.

— Pourquoi tenir si bas, si courbé votre front ? — C'est pour mieux voir la terre où mes os blanchiront. — Et que murmurez-vous toujours, mère chérie, Même quand votre enfant vous embrasse ? — ^Je prie.

Louis Ratisbonnb

Au cours moyen et au cours supérieur, on peut déjà aborder Tétude de morceaux classiques faciles, à la condition, bien entendu, que la récitation soit la reproduction de mémoire d'une bonne lecture bien faite, dont le maître donne les principes, laj^mesure et, autant qu'il peut, le modèle. Ainsi la récitation devient moins un exercice de mémoire que de diction, avec l'intonation naturelle, l'accent vrai, la ponctuation raisonnée; c'est une œuvre à la fois d'intelligence, de sentiment et^de goût qui, n'ayant rien de commun avec la déclamation théâtrale, a sa place marquée dans l'école, sans la changer en

succursale de Conservatoire. '^La récitation, diaprés Vapereau, c'est la lecture sans livre, la meilleure des lectures/'

Ils sont nombreux les morceaux convenant aux élèves des cours moyen et supérieur. J'en cite un au hasard, de Louis Mercier :

LECTURE ET RECITATION

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