LE REFRAIN DE L'AIGUILLE
Mignonne petite aiguille, Glisse, glisse dans ma main, Toi, si^fine et si gentille, Tu seras^mon gagne-pain.
Avec ta pointe aiguisée, Tu peux coudre ou bien broder, Repriser l'étoffe usée, Ourler, border ou piquer.
Grâce à toi chacun possède Riche ou pauvre, un vêtement Si l'on n'avait pas ton aide.
Comment ferait-on vraiment ?
Passons un fil dans la tête.
Puis au bout faisons des nœuds.
Maintenant te voilà prête :
Tu vas courir où Je veux.
Mignonne petite aiguille, Glisse, glisse dans ma main, Toi, si fine et si gentille, Tu seras mon gagne-pain.
E. Dupxns.
Comme lecture en classe, c'est: Les chansons de Grand^^ maman, racontant les exploits de *'La fée aiguille' \ Le conte commence par cette strophe légère :
La nuit, sur les berceaux blancs, ^ D'auréoles d'or coiffées, Viennent, à pas doux et lents.
Se pencher dames les fées
C'est un conte d'autrefois
Que je vous dis là, ma fille
— Pique, pique et sous mes doigts File, mon aiguille.
Il rapporte que:
Un soir, chez de pauvres gens.
Elle entra par la fenêtre:
Ils étaient presque indigents; Un fils venait de leur naître, Cela leur en faisait trois, C'était trop pour la famille.
— Pique, pique et sous mes doigts File, mon aiguille.
Puis:
Elle travailla si bien.
Cette aiguille merveilleuse.
Qu'on ne manqua plus de rien Dans la cabane joyeuse:
Tout l'hiver on eut du bois Dans l'âtre gai qui pétille.
— Pique, pique et sous mes doigts File, mon aiguille.
Un dialogue très animé entre La bague et V aiguille ter» minera la préparation du devoir.