‹ Au service de mon paysChapitre 24 sur 84 · LE REFRAIN DE L'AIGUILLE · texte numérisé non relu

LE REFRAIN DE L'AIGUILLE

Mignonne petite aiguille, Glisse, glisse dans ma main, Toi, si^fine et si gentille, Tu seras^mon gagne-pain.

Avec ta pointe aiguisée, Tu peux coudre ou bien broder, Repriser l'étoffe usée, Ourler, border ou piquer.

Grâce à toi chacun possède Riche ou pauvre, un vêtement Si l'on n'avait pas ton aide.

Comment ferait-on vraiment ?

Passons un fil dans la tête.

Puis au bout faisons des nœuds.

Maintenant te voilà prête :

Tu vas courir où Je veux.

Mignonne petite aiguille, Glisse, glisse dans ma main, Toi, si fine et si gentille, Tu seras mon gagne-pain.

E. Dupxns.

Comme lecture en classe, c'est: Les chansons de Grand^^ maman, racontant les exploits de *'La fée aiguille' \ Le conte commence par cette strophe légère :

La nuit, sur les berceaux blancs, ^ D'auréoles d'or coiffées, Viennent, à pas doux et lents.

Se pencher dames les fées

C'est un conte d'autrefois

Que je vous dis là, ma fille

— Pique, pique et sous mes doigts File, mon aiguille.

Il rapporte que:

Un soir, chez de pauvres gens.

Elle entra par la fenêtre:

Ils étaient presque indigents; Un fils venait de leur naître, Cela leur en faisait trois, C'était trop pour la famille.

— Pique, pique et sous mes doigts File, mon aiguille.

Puis:

Elle travailla si bien.

Cette aiguille merveilleuse.

Qu'on ne manqua plus de rien Dans la cabane joyeuse:

Tout l'hiver on eut du bois Dans l'âtre gai qui pétille.

— Pique, pique et sous mes doigts File, mon aiguille.

Un dialogue très animé entre La bague et V aiguille ter» minera la préparation du devoir.

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