LA GRANDE TOUR, RUINES DE ZIMBABIÉ
du Sud de V Afrique.
un croquis il y a une vingtaine d’années, et au sujet duquel les archéologues ne s’entendent pas du tout, pas plus du reste que sur les monuments de ce genre, auxquels ces messieurs ont cru devoir donner le nom de « mégalithiques ».
Étaient-ils ou des autels ou des tombes de personnages importants? On ne sait, et sans doute on ne sortira pas de sitôt de cette incertitude qui, fort heureusement, n’a rien de particulièrement pénible.
Bien d’autres problèmes sont encore sans solution dans les domaines de l’histoire, de la géographie, sans oublier celui de l’archéologie, etc.
Pour ne rester qu’en Afrique, il y a en Algérie, par exemple, et dans les contrées environnantes, des monuments importants dont on ignore l’origine exacte et dont les proportions surprennent à juste titre les voyageurs.
Les pyramides d’Égypte elles-mêmes ont longtemps intrigué nos devanciers. On a cru qu’elles étaient des points de repère astronomiques, ou des sortes de digues, placées à l’entrée du désert pour arrêter l’envahissement du sable.
Notre respectable ami Grégoire de Tours, un
Questions d’archéologie et autres. 297
brave homme du temps de Chilpéric, afiirme dans ses mémoires que les pyramides étaient des greniers d’abondance bâtis par ordre de Joseph lors des sept années de famine !
LA GRANDE PYRAMIDE DE GIZEH (D’après une photographie.)
Nous sommes fixés à cet égard, mais pas depuis bien longtemps, et les Pharaons qui s’étaient fait bâtir des sortes de montagnes de pierres comme tombeaux, nous ont livré le secret de leur vanité.
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En revanche, non loin de la grande pyramide de Gizeh et près du sphinx, j’ai eu l’avantage de voir des ruines découvertes depuis seulement une trentaine d’années, bâties en énormes blocs de granit et dont l’ancienneté, plus grande que celle des pyramides, au dire des savants, « se perd dans la nuit des temps » ou dans « l’Océan des âges », si vous préférez cette expression du poète Lamartine.
La question des sources du Nil, qui préoccupa tant de générations de géographes, semble bien près d’être résolue, si elle ne l’est tout à fait ; mais rassurez-vous, bien d’autres explorations restent encore à faire pour les voyageurs de l’avenir.
Dans un autre ordre d’idées, on aimerait connaître l’histoire des signes juifs ou chrétiens que le missionnaire-voyageur Livingstone voyait 1 tatoués sur les indigènes du centre de l’Afrique, ainsi que l’origine de la petite croix bleue tatouée sur la figure des fillettes de la Kabylie orientale, que nous avions l’étonnement de voir, mes compagnons d’armes et moi, lors de la campagne de 1871 en Algérie.