FEMME PORTANT DE L’EAU
rend à toutes les fêtes de danse et d’ivrognerie des environs.
SUD DE l’àFRIQ,UE.
Au Sud de l’Afrique.
De bonne heure elle quitte la hutte paternelle pour aller mopatong , autrement dit, pour aller vivre quelques mois à l’écart, avec d’autres jeunes filles de son âge, sous la direction, j’allais dire
« NGUANA MODULA », POUPÉE QUE PORTENT LES FEMMES PAÏENNES QUI N’ONT POINT D’ENFANT
d’une vieille sorcière... mais je me retiens, disons, au moins, d’une vieille coquine qui les initiera à tout ce que le paganisme a d’impur; au sortir de cette école d’immoralité, la jeune fille aura l’imagination souillée et le cœur perverti.
Au Sud de l’Afrique.
Les balê, nom qu’on donne aux jeunes filles habitant la hutte nommée mopato, s’attifent d’un costume qu’on peut sans exagérer qualifier d’étrange et qui probablement vous effrayerait quelque peu : une sorte de natte en guise de voile sur la figure, un bâton à la main et une grande couverture composent leur accoutrement.
Le mariage qui suit de près ces coutumes sera réglé à l’insu de la pauvre païenne et au plus grand profit des père, frères et oncles, qui doivent recevoir une vingtaine de boeufs, dix moutons et un cheval du père du jeune homme.
La mère n’a rien à dire dans la question, car elle sait qu’on ne se gênerait pas pour lui répliquer : « Khulsa, u mosadi féela ! » (Tais-toi, tu n’es qu’une femme !)
Il peut arriver que la « fiancée » malgré elle ne veuille pas du mariage arrangé ainsi, mais elle peut rarement y échapper. Je me rappelle la fille d’un certain chef qui refusait de suivre le mari polygame que lui imposait son père, et qui fut attachée et battue...
Tout autre est, au moins en général, l’histoire de la fille élevée par des parents chrétiens.