III. — Les douleurs prémonitoires de la maladie de
Paget n'ont nullement les caractères des douleurs de la syphilis osseuse.
IV. — L'examen clinique, s’aidant des renseignements de la radiographie, permet, dans presque tous les cas, de différencier les deux maladies.
V. — Les fractures spontanées, si fréquentes dans les ostéopathies syphylitiques, sont très rares dans la maladie de Paget. Dans la syphilis, les os se cassent
LD sans se courber; dans la maladie de Paget, ils se courbent sans se briser (Gangolphe).
VI. — La gomme syphilitique, lésion initiale de toute ostéopathie syphihtique où hérédosyphilitique, ne se {rouve Jamais dans l’ostéite déformante.
Dans celle-ci, il y a remaniement osseux profond avec ramollissement momentané et hypertrophie de l'os; dans celle-là, il y a, avant tout, destruction osseuse profonde; l'hyperostose n'est que la récution de défense contre un processus de destruction.
VII. — La déformation des os de Paget n’a rien de pathognomonique; elle se rencontre avec les mêmes caractères dans de nombreuses maladies.
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