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Au temps de la Pucelle

Tel que nous l'avons conçu, cet ouvrage n'est pas un livre de critique ou même d'érudition, mais de narration et, s'il était possible, de peinture historique. Tantôt nous y tenons la plume, tantôt et plus souvent nous la passons aux écrivains, soit chroniqueurs ou rédacteurs de documents divers, de l'époque même dont nous voudrions retracer, animer l'image.

A cette image nous essayons, pour ainsi dire, de rendre jusqu'à la parole.

Le procédé mis en usage dans ces récits n'est pas sans analogie avec celui que nous avons suivi dans notre Saint Louis,

de la collection « Les Saints t>, ni non plus avec l'idée qui avait inspiré naguère la collection intitulée : « Petits mémoires sur Vhistoire de France », dont la Société bibliographique nous avait confié la direction, et dont l'interruption a été regrettée par de bons juges.

Pour le temps dont il s'agit, et dont l'importance est si grande dans nos annales, nous avons eu la bonne fortune de pouvoir nous appuyer sur deux ouvrages dont l'érudition est du plus haut mérite : les deux histoires de Charles VII, dues l'une à notre ancien maître, feu Vallet de Viriville, l'autre au feu marquis de Beaucourt, notre inoubliable ami. En échange du grand secours que nous en avons tiré, nous serions heureux que notre reconnaissance pût contribuer à étendre la juste renommée de ces deux livres, du second surtout, inappréciable répertoire des hommes et des choses du quinzième siècle.

Nous présentons ces « récits et tableaux » à l'ensemble du public, mais

vu —

nous les offrons en particulier, toute distinction faite, aux lecteurs et aux lectrices qui, depuis longtemps déjà, témoignent un si bienveillant intérêt à notre livre sur Jeanne d'Arc (librairie Alfred Mame et fils, de Tours). Nous nous berçons de l'espérance qu'eux aussi on les trouvera intéressants, parce qu'ils sont vrais.

Clamart, le 15 juillet 1904.

Le Péril flational

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