‹ Au Tonkin, 1884-1885: notes, souvenirs et impressionsChapitre 1 sur 216 · RUE GARANCIÈRE · texte numérisé non relu

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Partout et dans tous les temps la civilisation a nécessité le sacrifice du sanp, tant celui des martyrs que celui des soldats.

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le service médical est assuré, à l'ambulance, sous les ordres du médecin principal Driout, par MM. Gentil, médecin major de première classe; Baudot et Hocquard, médecins majors de seconde classe; Renaud, Lasserrc, Achard, Nimier, Le- *: "•••'jeunê/lïJkrÈô/J et Claude, aides- majors, assistés des pharma- .*• : : •: 0^$»«?jojsWoïxns et Manget et des officiers d'administration • 9 \2 2*2 4&l>y, # Ç8tteiï*lSbùce et Darbons. L'ambulance, approvisionnée d'un matériel suffisant pour constituer deux sections, comprend en outre deux aumôniers catholiques, les abbés Mac et Jaux, un pasteur protestant, M. Boisset, et 84 infirmiers.

La même décision affecte au service médical du 4 e régiment de marche formé en France avec des bataillons du 23 e (commandant Godart), du III e (commandant Ghapùis) et du 143* (commandant Farret), le médecin-major de première classe Challan de Belval, le médecin-major de seconde classe Rainaud et l'aide-major Dreyfus. Ce régiment de marche est commandé par le lieutenant-colonel Defoy, du 143'; mais chaque bataillon conserve son autonomie et relève du régiment de France dont il est temporairement détaché. Je donne cette explication afin de montrer les inconvénients d'une telle organisation. Il en résulte, en effet, que je n'aurai bien évidemment à m 'occuper que du bataillon du 23% sûrement appelé à agir isolément et sans corrélations immédiates avec les bataillons distincts du 111* et du 142*. C'est le rôle habituel d'un aide-major, et mes chefs en paraissent fort surpris.

« Je ne comprends pas, m'écrit le médecin principal de première classe Pallé, de l'École d'application de l'artillerie et du génie, votre nomination, même comme chef de service, dans un régiment de marche. Vous appartenez de droit au service des hôpitaux et, de plus, vous êtes plus ancien que M. Gentil. Votre place est donc à la tête de l'ambulance. »

Et mon chef actuel à l'hôpital militaire Saint-Martin, le médecin principal de première classe Tarneau, partageant le même avis, m'engage très vivement à présenter une observation à ce sujet à notre directeur do service de santé au

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