V. Vie familiale
Etant donnée la liberté laissée à ces jeunes gens, il paraît bien difficile qu’un grand nombre de filles arrivent à l’époque du mariage avec une vertu indemne.
Les Lo-lo, interrogés à ce sujet, nient ces relations intimes avant le mariage, sinon comme tout-à-fait accidentelles.
Et de fait, je constate que les filles-mères sont rares, beaucoup plus rares que chez les Chinoises, celles de l'ouest du Yun-nan au moins. Celles-ci, il est vrai, ont recours à l’avortement, mais la chose est presque toujours connue quand même.
Les filles lo-lo, au contraire, ont horreur de l’avortement, absolument inconnu dans la plupart des tribus. Et si avec moi, vous voulez bien constater que généralement ces mêmes filles sont mères après un an de mariage, vous avouerez qu’il faut sans doute apporter quelques restrictions à la véracité des dires qui circulent sur les filles lo-lo.