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Filage du Gerbera Delavaiji

Il est une autre espèce de fil, beaucoup plus blanc et plus solide que celui de chanvre, dont les femmes lo-lo se servent également pour tisser les étoffes. Ce fil est recueilli sur une plante que les Chinois appellent ho ts’ao 5. Mais nombreuses sont les plantes diverses ainsi dénommées par les Célestes. Celle en question est appelée ké-tnè par les Indigènes. Ça doit être, me dit le P. Dugloux, le Gerbera Delavayi.

A la 6ème lune, tout le monde, hommes, femmes, enfants, va à la cueillette de cette plante (ké-mè ga y i). On reste 8 ou 10 jours dehors, et cela plusieurs fois répétées. On mange à la montagne, on couche à la belle étoile.

On tient la provision à l’humidité. Dessous la feuille de cette plante, se trouve une couche fort blanche ressemblant quelque peu à du coton. On coupe avec les dents le haut de la feuille. Par cette coupure, on saisit la couche blanche, qu’on enlève en l’enroulant en fil (ké-mè nè). Cette opération se fait sur une petite planchette que les femmes s’attachent sur la cuisse. Tous les bouts sont ajustés les uns aux autres au fur et à mesure. Puis on met le fil en tas (ké-mè k’a) sur une règle en bois. 11 est ainsi conservé en un endroit propre.

Vie physique des Lo-los.

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