PRINCIPAUX ARTISTES AYANT CRÉE LUS OUVRAGES 1' IUBBH
Interprètes: Nourrit Guillaume', garçon de fër'mfe . Dahadie Jolièœur, sergent, Levasseur docteur Fontanarbse, charlatan. tëlîe (valet du charlatan; ; Mll.e Doras et Mme Damoreau Thérézine, jeune fermière . M11, Jawurek Jeannette, blanchisseuse .
Mauléon, xvnr siècle.
Livret agréable qu'a repris depuis Dpnizetti pour l'Elisire d'amore. Partition aimable et spirituelle que L'Opéra-tomique aurait dû adjoindre à son répertoire. Morceaux a citer : couplets militaires de .lolicœur : « Je suis sergent», rondo-boniment du charlatan, air de Guillaume « Philtre divin », grand air de Thérézine La coquetterie fait mon bonheur ». ouverture et final du premier acte.
Joué sans interruption de 1831 à 1849, 184 fois; deux reprises. de 1852 a 1859, 40 l'ois, et de 1861 à 1862. 13 fois. Total des représentations : 243.
XXI. La Marquise île Brinvilliers, drame lyrique en trois actes, paroles de Scribe et Gastil-Blaze. Salle Ventadour. 31 octobre 1831.
Interprètes : Moreau Sainti Arthur de Saint-Brice . Boulard M. de Vernilhac. fermier général . Féréol Galifard, intendant de la marquise . Alfred M. île Goulange . Louvet (le premier du Roi . Charles valet de Vernillac ,Duchenel domestique de la marquise ; M"' Prévost (la marquise de Brinvilliers:. Mmc Pradher (Hortense de Montmélian, femme de Vernillac . M™ Boulanger Madelon, sœur de lait d Hortense .
Versailles 1673.
Musique due à la collaboration de neuf compositeurs, Auber. Batton, Berton, Blangini, Boieldieu, Cai*afa, Cherûbini, Herold, Paër. La part d'Auber se bornai! a un duo, d'ailleurs remarquable, au troisième acte .
Joué d'abord en deux ans. 32 fuis: reprise en 1836, I I fois. Total îles représentations : i-3.
XXII. Le Serment ou les Faux m mnàyèurs, opéra eu trois actes, paroles de Scribe et Mazères. Salle «le la rue Le Peletier, lc.roct'obre 1832.
Interprèles : Nourrit Edmond, jeune fermier, puis colonel . Dabadie le capitaine Jean, chef des faux morinayeurs), Derivis fils et Levasseur oiaître Andiol, aubergiste , Ferdinand Prévôt brigadier de irendarmeriei. 'Prévaux un officier : M11 Damoreau Marie, fille d'Andiol .
Toulon, 1800
Livret assez ingénieux, musique babile, mais sans inspiration. A citer l'ouverture, l'air d'Edmond : En avant conscrit », l'air
d'Àndiol : « Le bel état que celui d'aubergiste » et surtout le grand air à vocalises de Marie « Dès l'enfance », qui longtemps a servi aux concours de chant du Conservatoire.
Joué de 1832 à 48 4-9, sans interruption, mais sans le troisième acte le plus souvent. Total des représentations : 102.
XXIII. Gustave III ou le Bal masqué, opéra historique en cinq actes, paroles de Scribe. Salle de la rue Le Peletier, 27 février 1833.
Interprètes : Nourrit (Gustave III, roi de Suède), Levasseur (comte d'AnkasIrôm). Dabadie (de Horn), Alexis Dupont ( Warting). Massol (Christian, matelot). Trévaux (un chambellan). Ferdinand Prévôt (ministre de la Justice), Wartel (ministre de la Guerre), liens (un domestique); MlloFalcon (Amélie, femme d'Ankastrôm). jyjme Dabadie (Arvedson, devineresse '. M"0 Dorus (Oscar, page).
Suède, 1792.
Livret assez intéressant pour avoir été remis en musique par Verdi dans II Ballo in maschera. Partition inégale dont on peut citer l'ouverture, le chœur des matelots, la scène chez la sorcière et surtout la scène du bal qui termine l'œuvre avec son galop qui fut longtemps populaire.
Joué de 1833 à 18Î13, sauf quelques interruptions. Total des représentations : 1GS.
XXIV. Lestocq un l'Intrigue et l'Amour, op. comique en quatre actes, paroles de Scribe. Salle des Nouveautés (place de la Bourse), 24 mai 1834.
Interprètes : Thénard (Lestocq, médecin français), Révial (Dimitri Lapoukine, officier russe), Henri (Golofkin. ministre de la police), Deslandes (Strolof, serf de Golofkin), Genot (Samoïef, otlicier), Louvet (Voref, aide de camp de Golofkin) ; Mme Pradher (Elisabeth, fille de Pierre le Grand), M110 Peignât (Ëudoxie, femme de Golofkin), M"' Massy (Catherine, serve de Golofkin).
Russie. 1741.
Livret diffus et invraisemblable; musique plus travaillée qu'inspirée. Bons ensembles et charmante ouverture.
Joué en deux ans, 82 fois: reprise en 1840, 10 fois. Total des représentations : 02.
XXV. Le Cheval de bronze, opéra féerique en trois actes, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bourse, 23 mars 1835.
Interprètes : Féréol (Tsing-Sing, vieux mandarin). Bévial (prince Yang. fils de l'empereur de Chine), Inchindi (Tchin-Kao, fermier), Thénard (Yanko) ; MmG Pradher (Péki, fille de Tchin-Kao), Mme Pon-
chard (Tao-Jin, femme de Tsing-Sïng), M" Casimir Stella . MUe Fargueil (Lo Mangli).
Chine, époque ancienne.
Livret amusant, partition charmante, dont presque tous les airs seraient à citer, notamment la ballade de Péki « Là-bas sur ce rocher sauvage », la chanson de Lo Mangli « Tranquillement il se promène », et dont les ensembles sont remarquables, surtout ceux du premier acte et le final du second, sans oublier le duo spirituel « En croirai-je mes yeux ».
Joué la première année 84 l'ois, et la seconde 22. Total des représentations : 106. (Repris à l'Opéra, voir XLIV.)
XXVI. Actéon, op. comique en un acte, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bourse, 23 janvier 1836.
Interprètes : Incbindi (le prince Aldobrandi). Révial (le comte Leoni); Mme Damoreau-Cinti (Lucrezia, princesse Aldobrandi), M11' Camoin (Angèle, sœur du prince. M1"' Pradher Stefano, sigisbée de la princesse .
Sicile, xvme siècle.
Agréable lever de rideau primitivement destiné à l'Opéra et écril pour la voix agile de Mme Damoreau. L'air à vocalises « Nina, jolie et sage » peut passer pour un modèle du genre, et l'on peut citer encore un remarquable quatuor syllabique.
Joué sans interruption de 1836 à 1838, 37 l'ois; reprises en 1847, 26 fois, et en 1832, 29 fois. Total des représentations : 92.
XXVII. Les Chaperons blancs, op. comique en trois actes, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bourse, 9 avril 1836.
Interprètes : Chollet (Louis, comte de Flandre . Henri Gilbert, grand écujer), Bicquier ^Vanderblas, droguiste), Thénard (Gauthier, apprenti), Génot (un seigneur), Deslandes dierghein . Victor (Arnoult, soldat), Léon (Pettersen, garçon armurier); M" Prévost (Marguerite), M"' Mousel (Ursule, femme de Vanderblas .
Gand, 1383.
Livret absurde que nulle musique ne pouvait sauver. Partition dont le premier acte entier est des plus remarquables \ signaler encore l'ouverture et au troisième la chanson de Gautier > Moi je connais une maîtresse ». l'ensemble de la conjuration et la scène finale.
Insuccès complet et immérité. Total des représentations: 12.
XXVIII. L'Ambassadrice, op. comique eu trois actes, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bourse, 21 décembre iv
Interprète* : Moreau-Sainti (duc de Valberg), Goudërc (Bénédict, comédien), (Roy Fortunatus, imprésario); M"LC Damoreau {Henriette, prima donna), M11' Jenny-Colon (Cdiarlotte, actrice), M1"1' Boulanger (M""' Barneck, tante d'Henriette). M11' Mousel (comtesse Augusta de Fierschemberg. tante du duc).
Munich et Berlin, époque de la Restauration.
Livret ingénieux et agréable, partition écrite pour M"" Damoreau. et riche en vocalises, comme il convient à une prima donna. Morceaux à citer : complainte d'Henriette <t 11 était un vieux bonhomme », sun grand air « .l'aurai des titres », sa leçon de chant au second acte, avec les couplets du « sultan Misapouf ». ses deux duos avec Bénédict, l'air bouffe de Fortunatus c« Chegusto ! que mon sort est beau! » les couplets de Charlotte a 11 est, diton, un beau jeune homme ». Ensembles excellents, et point de chœurs.
Joué de 1836 à 1860, sans interruption, 361 fois ; reprises en 1865-68, 42 fois, et en 1873, 14 fois. Total des représentations :
XXIX. Le Domino noir. op. comique en trois actes, paroles de Scribe. Salle de la place de la Bourse, 2 décembre 1837.
Interprètes : Couderc (Horace), Moreau-Sainli (Juliano), Grignon (lord Elfort),Boy (Gil Perez) ; Mme Damoreau (Angèle), Mlle Ber- Ihaut (Brigitte), Mme Boulanger (Jacinthe), Mlld Olivier (Ursule), M""' Roy (Gertrude, la tourière).
Espagne, époque de la Restauration.
Pièce célèbre où, par la légèreté, l'élégance et l'esprit, le livret et la musique s'accordent pour réaliser un chef-d'œuvre en son genre, un des types les plus réussis de l'opéra comique. Presque tous les morceaux sont à citer, comme devenus populaires : l'ouverture, la romance d'Angèle « Le trouble e.t la frayeur », ses couplets « Qui je suis ? une fée, un bon ange », son dialogue avec Juliano « D'où venez-vous ma chère », l'aragonaise « La belle Inès fait florès », le grand air « Ah! quelle nuit », la scène du souper au premier acte et celle du couvent, au troisième.
Joué depuis 1836 jusqu'à l'heure actuelle, sauf pendant les années 1838. 1877-79, 1892-93, 1899-1900, 1908-09. Total des représentations : 1209.
XXX. Le Lac des Fées, opéra en cinq actes, paroles de Scribe et Mélesville. Salle de la rue Le Peletier, 1er avril 1839.
Interprètes : Duprez (Albert, étudiant), Levasseur (Rodolphe de Gronembourg), W'artel (Issachar, marchand juif), Ferdinand Pré-
vôt et Alexis Dupont Fritz et Conrad, étudiants), Molinier Pikler, truand : Mme Stoltz (Marguerite, aubergiste). M"' Nau Zeïla. jeune fée . Mlle Elian Barthélémy ;Edda et un jeune pâtre).
Allemagne, région du Harz, 1300.
Sujet légendaire et féerique, traité par le musicien avec une certaine grâce poétique et un certain souffle dramatique. A citer l'ouverture, la cavatine d'Albert « Gentille fée », la scène des fées, l'air de Zeïla « Mes sœurs, attendez-moi », et sa complainte « C'en est donc fait ». le grand air de Rodolphe << Avec adresse », le chœur des étudiants « Vive la jeunesse », la fête des Mois avec son chant de Xoél et ses danses, la scène de la folie d'Albert au quatrième acte et le gracieux chœur des fées.
Le succès a été surtout grand en Allemagne, où la pièce s'est toujours maintenue au répertoire. Joué à Paris, sans reprise. Total des représentations : 30.
XXXI. Zanetta ou jouer arec le feu, op. comique en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges. Deuxième salle Favart, 18 mai 1840.
Interprètes : Couderc (Rodolphe de Montemart), Mocker Charles VI, roi des Deux-Siciles). Grignon (le baron Mathanasius de Warendorf, médecin et conseiller de l'électeur de Bavière^. Sainte- Foy et Emon (Dionigi et Ruggieri, seigneurs de la cour . Haussa rd (Tschircosshire. heiduque du baron): M1"'-' Damoreau iZanetta, jardinière), Mlle Rossi ^Xisida, princesse de Tarente).
Païenne (Sicile . 1740-44.
Livret impossible; musique où les vocalises abondent, où surtout le rythme de valse est prodigué, notamment dans les finales du premier et du troisième acte. A citer : la ballade « Sur les rivages de Catane », les trois duos, tous assez expressif, et la charmante ouverture.
Pas de reprise. Total des représentations : 35.
XXXII. Lex Diamants de la Couronne, op. comique en trois actes. paroles de Scribe et Saint-Georges. Deuxième salle Favart. 0 mars 1841.
Interprètes : Bicquier (comte de Campo Mayor, ministre de la police), Couderc (Don Henrique de Sandoyal, neveu du comte . Henri (Rebolledo, chef des faux-monnayeurs\ Mocker (don Sébas tien d'Aveyro), Palianli et Sainte-Poy Barbarigo et Vlugnoz, fauxmonnayeurs) ; M11' Anna Thillon reine de Portugal, sous le nom de laCatarina), M11, Darcier [Diana, fille du comte
Goïmbre et Lisbonne (Portugal), 1777.
Pièce invraisemblable, sauvée par l'habileté du librettiste et l'abondance mélodique du compositeur. Acte I, air de Catarina « Oui, c'est moi », ballade « Le beau Pédrillo », duo dit « du chocolat » avec don Ilenrique ; Acte II. boléro à deux voix de femme « Dans le défilé des montagnes », et grand air avec variations « Ah ! je vais briser ma chaîne » ; Acte 111, cavatine « A toi, j'ai recours ». A citer, comme particulièrement remarquables, le chœur « Amis dans ce manoir », le quintette du troisième acte, et surtout les finales des deux premiers.
Joué de 1841 à 1849 (sauf en 1844) 186 fois; de 1855 à 1864 (sauf en 1858), 82 fois; de 1877 à 1887 (sauf en 1885), 111 l'ois. Total des représentations : 379.
XXXIII. Le Duc d'Olonne, op. comique en trois actes, paroles de Scribe et Saintine. Deuxième salle Favart. 4 février 1842.
Interprètes : Mocker (Gaspard de Saavedra, duc d'Olonne), Roger (chevalier de Villardouin), Henri (Mugnoz, intendant du duc), Daudé (Ripallo, officier espagnol), Griguon (La Rose, soldat français), Victor (alcade major), Palianti (alcade du palais) ; Mme Anna Thillon (Bianca de Molina). M"1' Révilly (Marijuito, femme de Mugnoz), Mmc Blanchard (sœur Angélique).
Espagne, province d'Aragon, 1710.
Livret romanesque et médiocre; partition plutôt faible et sans personnalité, où l'on ne trouve à rappeler que le contraste des chants de moines et de soldats, la sérénade du ténor et du baryton, aboutissant à un quatuor, et le grand finale du second acte.
Pas de reprise. Total des représentations : 45.
XXXIV. La Part du Diable, opéra comique en trois actes, paroles de Scribe. Deuxième salle Favart, 16 janvier 1843.
Interprètes : Roger (Rafaël d'Estuniga), Ricquier (Gil Vargas. son précepteur) ; Grard (Ferdinand VI, roi d'Espagne), Victor (fraj Antonio, inquisiteur) ; Mm0 Rossi-Caccia (Carlo Broschi, rôle travesti), Mme Anne Thillon (Casilda, sa sœur), MUo Bévilly (Marie- Thérèse de Portugal, femme du roi d'Espagne).
Espagne, environs de Madrid, et Aranjuez, vers 1750.
Livret agréable et ingénieux. Partition où les tendances italiennes se remarquent encore avec l'air de Carlo Broschi « Le singulier récit » avec le duetto « Amitié, constance et courage », mais où la personnalité du compositeur se montre avec le premier air de Bafael « C'est elle qui chaque jour », avec la naïve romance de Casilda « Oui, devant moi », avec la gracieuse cavatine de Bafael o Gentil lutin », avec la joyeuse canzonette de Carlo Broschi
CH. BATTAILI.E
<La Fiancée du Roi de Garbe,
M'ircoSpada).