‹ Auget de Montyon, 1733-1820Chapitre 143 sur 224 · Archives de l'Assistance Publique · texte numérisé non relu

Archives de l'Assistance Publique

5. Décret rendu sur la proposition de Rewbell, v. lîuchez et Ro.;..\. Histoire parlementaire, l.X.

2^)4 CHAPITRE Mil

celte paisible relraite de ^'erny. Tantôt, c'était la fuite de ^'arennes, et son piteux échec; tantôt, l'adhésion solennelle du roi à la nouvelle constitution. Un jour, on apportait les proclamations du roi, rappelant aux émigrés qu'ils étaient avant tout des Français, et qu'à ce titre ils devaient à la France et à eux-mêmes de rentrer dans une patrie trop longtemps troublée ' ; le lendemain, le bruit perçait que l'assemblée Lég-islative allait inaugurer ses travaux en faisant sommation à Monsieur et aux émigrés de repasser les frontières, le premier sous peine de déchéance, les seconds, sous peine de confiscation de tous leurs biens -. Chaque couri'ier, chaque voyageur procurait ainsi quelque nouveau sujet d'alarme ; désormais incertain du succès de ses calculs, appréhendant d'être compris parmi les émig-rés, malgré sa résidence sur les extrêmes confins du territoire, Montyon balançait s'il ferait à la révolution quelque concession nouvelle, ou s'il reprendrait une fois pour toutes le chemin de l'exil volontaire. Le 7 mars 179*2, il écrit à Parain :

Il y aurait inconvénient à faire saisir actuellement des débiteurs en relard, jusqu'à ce que mon état soit^constaté vis-à-vis de la nation, et qu'il soit jugé que je suis dans l'exception des émigrés Je suis fâchéjque vous soyez obUgé de payer la contribution militaire ; mandez-moi, je vous prie, à combien elle s'élève. De même pour ma contribution foncière sur les maisons, rue de Grenelle, rue de Gaillon, rue du Parc Royal.

Quand vous pourrez m'envoyer la rédaction du décret contre les émigrés, je vous en serai obligé, afin de connaître les exceptions.

j#e- désirerais aussi savoir le

Page 1