AUGUSTE-PHILIPPE-ANTOINE ROYER
C’est comme un devoir de piété filialé que nous remplissons en consacrant ce dix-septième volume de la Belgique horticole à la mémoire d’Auguste Royer. Sa mort nous a produit une douloureuse émotion qui se réveille au moment où nous prenons la plume pour tracer ces lignes.
Royer était aimé de ceux qui ont vécu autour de lui. Tous ceux qui ont été admis dans la communion de ses pensées et dans l'intimité de sa vie, ont pu apprécier l'élévation de son intelligence qui n était égalée que par la bonté de son cœur.
Nous avons eu le bonheur, bien jeune encore, et au début de
notre carrière de connaitre AuGusrE Royer : c'était le 3 mai 1859,
à l'assemblée générale de tous les délégués de l’horticulture belge venus à Malines, pour fonder la Fédération des Sociétés d’horticulture. Cette belle et féconde institution fut établie sous son inspiration. [l présida à ses débuts et il ne cessa jusqu’à la fin de ses jours de lui consacrer sa judicieuse expérience. Il aimait cette Fédération, témoignage de la puissance de notre horticulture Belge et de la sympathie qui relie entre eux tous ses représen-
tants, et il usa de la légitime influence qu'il exerçait pour lui