X PRÉFACE
Sophie, narrateur de ea vie, et critique ou, pour parler plus justement, peseur de ses travaux avec la balance de la méthode positive. Tâche très-compliquée sans doute, mais qui pour moi ne pouvait l'être moins, car je n'aurais voulu ni raconter la vie indépendamment de l'œuvre philosophique, ni juger Tcsuvre philosophique indépendamment de la vie.
Pour tout cela, j'ai eu des secours dont il est juste que je témoigne ma reconnaissance; ce sont des marques de confiance qu'on m'a données , et , par suite, des titres à la confiance du lecteur. D'abord je remercierai M. Gustave d'Ëichthal^ ami de M. Comte jeune. Il a remis entre mes mains des lettres très-précieuses de M. Comte qui m'ont été grandement utiles pour la première période de la vie.
J'en dirai autant, pour la période subséquente, des lettres que m'a confiées M. J. St. Mili. M. Mill est le premier qui ait donné une adhésion publique à la méthode de la philosophie positive. Ce grand témoignage établit , pendant quelque temps , une étroite liaison entre M. Comte et lui. De cette correspondance j'ai tiré des éclaircissements pour certains faits que je raconte. Le reste, dont j'ai simplement élagué des redites et des détails sans intérêt , je l'ai imprimé, afin que le lecteur pûtcauser avec M. Comte, comme M. Mill a causé avec lui.
A la troisième période de la vie appartiennent les
ij'iy lettres écrites à miss ilonnotto Martineau, qui , elle
aussi, a rendu un si puissant témoignage en faveur