U. DOCTRINE DE COMTE DANS SA DEUXIÈME PÉRIODE
partager, avant la fin du siècle, en dix-sept républiques indépendantes ; le nombre total des diverses républiques sera de soixante, etc., etc.. — La vie publique elle-même consiste dans le « dévouement des forts pour les faibles, et dans le respect des faibles pour les forts ». Quand le sacerdoce positiviste sera devenu l'âme de la « sociocratie », ce double principe sera réalisé.
114. — Droit de succession. Patriciat et prolétariat. Organisation économique de la vie publique. — La concentration du capital est de l'intérêt des prolétaires. Les classes moyennes doivent graduellement disparaître. Afin de favoriser cette concentration, il faut remplacer le « théocratique » droit de succession, par le droit « sociocratique », c'est-à-dire que chaque digne fonctionnaire, en recevant le sacrement de « retraite », désigne lui-même, par son libre choix, son successeur le plus digne.
Pour rOccident, avec ses cent vingt millions d'habitants, le patriciat doit compter deux mille banquiers, un pour chaque temple de THumanité. Aug. Comte assigne à chacun de ces temples dix mille familles, cinquante marchands, cent fabricants, deux cents économes^ Les banquiers concentrent tous les capitaux. Ils ont une responsabilité morale et dirigent tout le mouve-