‹ Augustin DupréChapitre 28 sur 35 · Livre Nouveau · texte numérisé non relu

Livre Nouveau

Observations des citoyens Dupré, graveur général des Monnaies, et Verlac, homme de loi, sur le système d'une refonte générale des monnoies, présentée à la Convention Nationale par le citoyen Clavière, ministre des Contributions publiques. Broch. in-S" de 74 pages, avec un état de ce qu'a coûté la fabrication des espèces frappées dans l'année 1791. — A Paris, chez Desenne et Regnault, libraires au Palais Royal.

Nota. — Cet ouvrage mérite d'être lu.

ADRESSES d'aUGUSTIN DUPRÉ.

1776. Rue Saint-Martin près de la rue Saint-Méry.

1777. Rue Gervais-Laurent.

1780. Place Dauphine, n° 10.

I 802. Rue de Seine, n" go.

1808. Rue de Seine, n" '.^q.

i83o. Armentières près de Meaux (Seine-et-Marne).

LETTRE ADRESSÉE PAR AUGUSTIN DUPRÉ AU PRÉSIDENT DE l'athénée des ARTS.

I 7 floréal, an XI.

Monsieur, j'apprends à l'instant que dans la classe des Arts un membre de l'Athénée, en émettant son opinion sur les nouvelles espèces monétaires, a observé que je m'étais refusé aux fonctions honorables que j'exerce depuis douze ans dans ma place de graveur des monnaies, et que mon refus avait motivé l'investissement de ces fonctions en faveur d'un autre artiste.

Un simple exposé des circonstances qui ont précédé l'émission des nouvelles espèces monétaires suffira pour mettre la vérité dans tout son jour, et pour écarter les idées qu'une telle assertion pourrait faire naître sur mon compte.

En pluviôse dernier l'Administration des Monnaies me demanda verbalement des dessins de types monétaires, dont le projet non arrêté était la figure du preinier Consul. Je m'en occupai de suite, et les lui remis. Ces types furent adoptés; mais je ne reçus aucun ordre pour leur exécution et pour la fabrication des coins.

Le premier Consul vint visiter l'Hôtel des Monnaies le 21 ventôse suivant : mon dessin était de saisir cette occasion pour joindre mon hommage à ceux que lui avaient offert plusieurs artistes; mais alors je fus cruellement contrarié par une ophtalmie considérable qui m'ôta, pendant dix à douze jours, la faculté de m'occuper, et j'éprouvai de cette contrariété un regret pénible.

Depuis, des ordres m'ont été adressés successivement par l'administration des monnaies de laisser libre la jouissance des locaux et de tous les objets nécessaires aux opérations de ma place. Ces ordres m'ont été

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