‹ AustricheChapitre 62 sur 179 · Orimani, qui devint doge en 1741 et mourut en · texte numérisé non relu

Orimani, qui devint doge en 1741 et mourut en

LA CÛLH Di: VIENNK

^AAriœuvrer, vous m'avez suivi pas .'i pas, imilrz-moi donc, jo vous

P^Ip. Jusqu'il ce que vous uycz dt-s onircs ronliîiiri's ; qu'il vous

«ouvieoDL* de ménager M. Stemok' : je crois qu'il continuera de

roos communiquer ses dépt^ches; approuvez toujours, et ronlen-

îi-vous, lorsque vous savez le contraire de ce qu'il écrii'a, dVn

ift)rmpr la e^ur.

Quand mî^nie vous n'auriez pas des affaires à traiter, voyez

luvent le prince Eugène, le comte Zinzendorf, le comlc d»*

lœnlioni, et tous les ministi'cs avec lesquels vous savez que

j*ai des liaisons appart'ules; voyez aussi parfois le comte Stella,

el ailes de temps en temps chez le comte et la comtesse d'AI-

than*. 80U8 prétexte que je vous charge de me donner de leur»

bM>uvelk'S.

H Ménagez h» marquis de Perlas"; ses ot^nijiaJioiis ou dissipa-

B^ons n'cmpcelient pas que je ne Ut croW le seul ministre espa-

Bjgiiol capable, et c'est le seul aussi que j'estime; malgré les vices

de rarchcvèque de Valence* et son inutilité, voyez-le, car il y a

de la diiïéreiice de votre caractère au mien : vous n'avez point

'étiquette à essuyer, et pourvu qu'on vous traite convenable

lent, vous devez être content.

S'il vous arrivoit d'être appelé à des conférences, éludiez

ivont les matières, et ne laissez jamais entrevoir le fond

Jiac. Si, contre mon attente, le comte de Windiscligraîtz ou

autre qui puisse être, s'émaiicipoit île sortir devant vous du

rpftpect dû au Roi et a M*' le Régent, no soyez ni sourd ni muet.

^Kpofttcz d'une manière convenable h votre état, afin qu'ils sentent

^^*» les nasardes ne sont point faîtes pour ceux qui otit l'honneur

dV'trc !*u|f*ls et un service dti plus grand Roi du monde; moquoz-

flIiaUtr* d* Suide, à VieniMi.

[jfwnbre du Conseil d'Espagne.

P«rla* est buiume dextre quoiqu'il ne rùtdftoft »oa commencements que nuis un Tillaga prés de B&rcolono. II est très laborieux, de difficUo accès. »ti plu» roaUre dan» son conseil, on y vcrroil finir li^s afllnircf et son maltn ;ini*ax M^rii. > Il «tait secn^lairc des dépêches djtns le conseil d'Espugne. — fe coHffrnnnt VamhauaiU de Vienne, ni7, Autriche. T. CXX. I. ■ L.'arch«véqu« d<» Vnleuc**, lidt^trd de In muiaon de Cnrdonun et cordelivr, troQv*, par mi comlnitt* »t »«» uinMjr*, très difTnmé. L'Hmpereur ne veut rien »n> d« tout C4S qu'un lui dit, en sorte que cet Archevêque vit avec impuuilt^ dons isttowi, * Il «tait président du conseil d'K»p:igtte. /(/., id.

RBCCBL VD IKaTllt;CT. Din.OMAT. 1. — t3

M. DU BOUHf,, 1717.

vous (les suites : ce sera mon affaire de vous juslifier {i noire cour, el pourvu que vous répliquiez avec esprit et en termes mesurés, je vous réponds d'avanee que vous serez approuvé. Vous connoissez la rusticit»'» allemande, et à quel point elle est portée lorsqu'on Irouvo exr»5S de politesse ou de timidité, et vous wivoi aussi qu'une fois qu'ils vous ont tAlé, ils se corrigent de leurs hauteurs, s'ils n'y ont pas ti'ouvé leur compte. Je m'étonne souvent quand je vois qu'on estrapasse certains ministres du premier ordre, ce qui ne seroit pas s'ils avoient su soutenir leur caraclère.

Je regarde comme des fripous tous ceux que j'emploie pour me donner des avis; mais comme c'est un mal nécessaire, vous continuerez de payer par mois les petites pensions de ceux dont vous avez la liste, et que je remettrai h mon arrivée à M. le maréchal d'IIuxelles. S'il arrivoil que M*' le Régent n'en voulût pas supporter la dépense, je vous en tiendrai compte jusque la révocation de cet article; mais pour les pensions un peu fortes et qui sont marquées sur la même liste, il faut que vous atleodicz des ordres précis qui ne lardrnmt pas de vous être envoyés, d'abord que j'aurai eu l'honneur de rendre compte de ma mission. Je vous laisserai en partant la liste des affaires que vous aurez à suivre et que je n'aurai jias pu finir; ce sont celles qui n'ont nulle difiiculté ; car pour le rétablissement des électeurs et la restitution des Italiens, l'affaire est trop sérieuse pour croire que vous puissiez y réussir, M^' le Récent donnera ses ordres soit à vous, soit à Tambassadeur qui me succédera.

Continuez les mêmes relations que j'ai nn Allemagne. daJis le Nord, en Italie et ailleurs ; entretenez même commerce avec M. le marquis d'Avai'ey ' par rapport aux intérêts des cantons qui influent sur ceux de notre maître; le port dos lettres vous sera renihoursé, du moins je l'espfere, et si cela n'étoit pas, t'en supporterai la dépense, justiu^'t ce que vous sachiez p«r M. le maréchal d'iluxelles ou par moi les intentions deM**!** Régent.

Jo vous laisse le sieur Setlier, n'étant pas possible que vous

i. Le marquis d'Avarej qui avait remplacé du Luc ea Suisse.

HOLK ih: niARni^: d affaires. 195

es R*»ul witiftfaiiv à toutes vos rortvspondanccs; vous lo urrirvz et lui conlitiuerez ses appointements h raison de 250 fr. on; si cet article nV-loit pas approuvé, vous en serirz informa, j'en supportcmî la dépense aussi hien que les frnis do son yatre jusqu'à Paris. Connue il parle pnrfailemenl bien allemand rmntrais, il vous sera trJ;s utile, el pourroil l'être aussi à l'am- «(Mideurqui viendra, supposé que ro garçon consente à rester qu*il pordc fenvie qu'il a rlaller à Paris, Vous ne pouvez pas ms passer d'un carrosse, mais je vous exhorte de vivre avec fAUcnup de règle el de vous souvenir que n'ayant pas de bien ! patrimoine, il faut au moins que le prêtre vive de Tautel ; vous *avc* pas fait jusqu'à présent aucune attention .sur Fave- . Si pai* avenlure il vous arrivoit de dépenser au delà de ce e le lioi vous donnera, ce seroit voire faute, et vous en porle- «4»ul la peine. J'espère, ainsi que je vous l'ai dit ci-dessus . « la cour vous accordera le port des leflres, les petites pensions «ont sur le rôle, les appointements el nourriture de Sellirr de «on valet, apn>s quoi il fautlra vous régler sur les appoinments qui vous seront accordés. Ne m'allez pu» dire que . Mandat a fait ici des dépenses énormes, il seroit ridicule si ^us p(*nsi4*z d'imiler errtaines gens. Je sais que les loji^enients loni ici hors de prix, t.Achez de vous mettre en lieu où vous ayez uniquement le nécessaire pour vous, le sieur St-ltirr et le pi'til nombre de vo» domestiques.

Vous savez de quelle importance il est do suivre les préteiiilnes négociations de Madrid ' et celles qui regardent la paix ou

I. La ptix D^tnit pas encor« rétablie entre TEspagne et l'Rmpereur. Philippe V l^yMIl, «a 17H, perdu «a première femme Maiie-Louiiu' île Savoie, cjiouMk en la \m» UUii* ÉliaabcUi Faraése, princnue île Parme, qui prit promptoment sur lui raaoandaBt le plus marque. Elle excita la haine de Philippe contre l'Empereur et rccttia tout accommodement entre eux pur le* prétentions qu'elle éleva lur la Toecaae, Parme et PlaUance nu le* dynaatie» mateulinei semblaient sur le point dv •'•t«iudri* : eo T<i»cane, ('t'ime 111 n'Avitii qu'un liU, Jcnn Gaston, qui u'nvAÏi pas ^mahMW, à Panne, le duc Françoi* ni *on fNrre n'avaient d'enfunts. L'Empereur ré«iaflUil cet ditehibi comm«^ Heh moaculins d'Empire, le I'.tyie y prétendait égale* MWDl. lOisstreih invctqunil lr> droit» de rherita(,'e. Albeioni. qui gouveru.iit rKépSfW. •• pro|Mi«Rit d'f sVmpnrcr de c«>« ti^rritoire» cl préparait à cet clTet une Ugît*. SU* «u»i « 'en dUtri' $ur In Hirilo el la Siirdni(.Mi<>. Il comptait pro»

9H0t «le U gtjert > rkx'»mmence eutrc l'EmpenMir, Vciùdc «1 le» Turcs.

196 M. DU BOURG, illl.

la guerre contre le Turc *. Quant au premier article, c'est une raillerie de croire que le père Tonty soit le seul chargé des instructions qui émanent du Pape. Le père Salem, jésuite, qui est ici sous prétexte d'attendre la conjoncture pour joindre le prince électoral de Saxe, est certainement plus au fait et fait plus de chemin que l'autre moine. Vous savez que je n'oublie rien pour le pénétrer, mais ma maladie est cause que je n'ai pu encore en venir à bout ; je ne sais ce que je pourrai faire avant de partir, vous en serez instruit et vous continuerez de suivre mon ébauche; quant à la paix du Turc, une fois que milord Montaigu * est en route, vous n'apprendrez rien avant son arrivée à la Porte. Il faut cependant une grande attention pour découvrir la vérité, car bien que toutes les apparences soient qu'on fera encore la campagne prochaine, il importe de ne se pas endormir, afin que, si le contraire arrivoit. M*' le Régent soit promptement averti. La négociation d'Espagne ouïes projets qu'on attribue à l'Empereur sur l'Italie sont des motifs qui doivent vous rendre plus attentif aux mouvements qu'on pourroit faire de ce côté-ci.

Yous êtes instruit de ce qui se passe par rapport à la paix du Nord*;je présuppose que Son Altesse Royale est informée des intentions du roi de Suède, M. Sternok a rendu compte de ce qu'on pensoit ici sur son sujet; ainsi, si on vous donne des ordres, il n'y aura qu'à les exécuter.

Enfin écrivez régulièrement tous les ordinaires, affirmez ce qui vous paroitra certain et donnez comme douteux les choses qui vous paroitront telles. Corrigez-vous d'un défaut que vous devez avoir contracté avec moi, qui est le laconisme, mais gardezvous aussi de donner dans la prolixité de M. Sternok. Je com-

1. Venise, attaquée en 1713, avait invoqué l'alliance de l'Empereur et réclama la garantie de la pais de Carlowitz. L'Empereur offrit sa médiation qui fut rejetëe. Alors il fit marcher contre les Turcs le prince Eugène, qui les battit et qui, aa printemps de 1717, se préparait à investir Belgrade.

2. La Hollande et l'Angleterre avaient proposé leur médiation entre l'Empereur et les Turcs. Montaigu était venu à Vienne en mars 1717, se rendant, pour cette négociation, à Andrinople, au camp des Turcs.

3. La guerre continuait entre le Danemark, la Prusse, le Hanovre, la Pologne, la Russie d'une part, la Suède de l'autre. L'Empereur, qui désirait empêcher que la guerre no s'étendit à toute l'Allemagne, avait fuit des Qémarches pour assurer la neutralité des provinces suédoises en Allemagne.

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