AcT.1r
façon de présenter les choses est d'autant plus remarquable chez l’auteur du troisième Évangile et des Actes, qu'il a grand souci de l’universalité du salut, de la prédication aux Gentils. Mais il s’est interdit de mettre ses idées dans le corps de l'Évangile: il les fait seulement pressentir dans les récits figurés de la visite du Christ à Nazareth, de la mission des soixantedouze disciples, dans le développement qu'il donne à la parabole du Festin. Il sait trop bien qu'il n’a été question dans l'Évangile que du royaume de Dieu, et que l'Église est née après la résurrection, en quelque sorte par la résurrection du Sauveur et l'action de l'Esprit.
Bien que le quatrième Évangile tout entier.
soit un fruit de cet Esprit, un enseignement du Christ glorifié, il n'en rattache pas moins l’institution de l'Église au récit de la résurrection. Jésus, apparaissant pour la première fois à ses apôtres, leur dit ! : « Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi Je vous envoie. »
En même temps, il souffle sur eux et il ajoute :
« Recevez l'Esprit saint. Les péchés seront