IV. — La vie milonaise
La vie milonaise se déroulait, dans un décor un peu sombre mais imposant. — Beautés de la vallée. Immense rideau de forêts. Eaux limpides. — L'Ecole des paysagistes de La Ferté. — Eglises élégantes aux splendides vitraux. Ruines féodales réputées. — Dispositions artistes des Milonais. — Leur organisation. Une survivante gallo-romaine. — Sentiment de dignité latine des Milonais. Leur inactivité physique, leur fièvre d'âme, leur intolérance. Les Picmards. Les guerres intestines. — Un tabellion fait attendre le prince de Condé à sa porte. — Leurs occupations intellectuelles. Leur collège. Ils riment des Miracles, des Romans. Le Valois, et spécialement La Ferté, conservatoire des Mystères après leur proscription. Le genre mystère-tragédie. Les Milonais tragédiens. — Une mentalité spéciale : des autocrates chrétiens, ennemis des étrangers. . 94
V, — Ses deux familles : les Racine, les Sconin
I. — Les Racine, petits êtres dévots, artistes, race de clercs. Les Racine viennent de Chauny. Leur faible individualité. Jansénistes, avant, pendant, après le jansénisme. — Quelques Racine. Le père du poète; son mariage, tribut payé au Minotaure. Marie Des Moulins, l'oncle Claude, la tante Sainte-Thècle.
II. — Les Sconin. Leur grande beauté, leur véhémence, leur passé féodal. — Le grand-père, les oncles. Leurs aptitudes pour la tragédie. L'oncle Adrien et l'oncle Antoine d'Uzès. — Les Sconin, Francs, restés de race pure, détestent les Racine, sont contre Port-Royal, Racine aura leur appui. — S'il agit comme eux, il fera une part de sa vie pour les femmes, une autre pour les richesses, et consacrera ses dernières années à
se mettre en règle avec le ciel. — Deux collégiens, tragiques précoces. Jean et Adrien, l'un écrivant les Frères ennemis, l'autre Hector 119
VI. — La sceur de Racine, l'entourage, la lignée Racine-Sconin au XVIII» siècle
La sœur de Racine. Cruauté de son frère envers elle. — M"* de La Fontaine, type de la Milonaise. Un procès qu'il faudrait reviser : La Fontaine mauvais mari et mauvais père. — Une petite-nièce, Constance de la Groue- Aubry, lettrée, spirituelle, sarcastique. — Le plus beau type comme moralité de toute la lignée, Aubry Du Bochet, député à la Constituante puis président de l'Aisne. — Quelques descendants directs de Racine. Le sombre Jean-Baptiste. Ses démêlés avec Louis. Il meurt. Louis triomphe. — Les descendants directs de Racine. Quelques-uns remarquablement passionnés, rappelant le grand aïeul 164