‹ Autour d'un Racine ignoréChapitre 71 sur 71 · VI. — Racine jugé d'après ses personnages · texte numérisé non relu

VI. — Racine jugé d'après ses personnages

Il n'en existe nulle part d'aussi frénétiques et d'aussi passionnés ; nulle part de plus amoraux et plus dissimulés ; il n'en est point, enfin, qui soient hantés, à un tel degré du sentiment altier, violent, ombrageux de leur dignité individuelle . . . 342

VU. — La crise de conscience de 1677

Après la cabale de Phèdre, Racine se serait retiré du théâtre par remords, afin de se convertir. — Le sens qu'avait alors le mot conversion. — Il n'y a conversion qu'à de certaines conditions. — 11 faut aussi des sacrifices et il faut des remords.

— Après la date de sa soi-disant conversion, il écrit un opéra, Phaélon, et traduit le Banquet de Platon. La vie qu'il mène. Les contemporains ont-ils soupçonné la « conversion » de Racine ? — Racine a peut-être fourni lui-même la preuve que

c sa conversion » était apocryphe 372

Vin. — Habile tacticien, sa meilleure pièce, c'est sa vie

Racine, être infiniment logique, mena sa vie encore plus parfaitement qu'aucune de ses pièces, réussit tout ce qu'il entreprit.

— Il maîtrisa sa famille, séduisit le public, la Cour et le roi, par des œuvres dont la forme charmait les uns, tandis que le fond ravissait d'aise le monarque et les grands seigneurs. — Il entra à la Cour, se mit de la dévotion, flatta Port-Royal, mais sans se compromettre. — 11 valait infiniment mieux que ses ennemis et que son temps. — Et puis il a dû cruellement souffrir, car il y eut deux hommes en lui. — Peut-être n'a-t-il eu d'autre tort, ce demi-dieu, que de venir « trop tard, en un siècle trop vieux » 406

Annexes.

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