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2 A. Ve
fent et l'on ne veut L!us rien comprendre. Nos paroisses sont malheureusement trop atteintes de l'esprit
| de parti. On trouve de la politique partout : dans l'élec-
tion des conseillers, du maire, des commissaires d'écoles; et cet état de chose, on le conçoit sans peine, entraîne des abus regrettables. Monsieur un tel, étant de tel parti, a toutes les qualités pour remplir 19” charge de maire. Il est industriel, il parle bien, c’est l'honnêteté même, c’est un bon chrétien, en un mot il ferait honneur à la paroisse... mais, souvenez-vous qu’en politique il est de telle couleur... alors, n’y pensons plus. Comment ! une paroisse conservatrice choisirait pour maire un libéral! quelle honte! Mais, direz-vous, c'est | le plus capable de la paroisse! peu importe! c’est un libéral ! qu’on le mette de côté. Prenons un conservateur ! Il fera l'affaire pourvu qu'il sache signer son nom. Les-libéraux agissent de la même manière à l'égard des conservateurs.
L'esprit de parti est un mal qui ronge notre pays, mal d'autant plus à déplorer que ses conséquences sont plus funestes. L'auberge et l'esprit de parti vont ensemble. Ces deux maux se complètent et tous deux travaillent d’un cc ::mun accord à la démoralisation de notre peuple. L'esprit de parti empêche de juger dans la balance du bon sens, de la raison, de la justice, les paroles, les actes de ceux qui sont chargés de conduire la chose publique, En d'autres termes, le partisan ne
veit, n'entend, ne comprend que monsieur un cl, chef de son parti. Tous ses arguments sont bons, ses actes les meilleurs possible, et si parfois l'évidence montre que ce chef a fait des fautes, le partisan trouvera toujours une excuse pour le défendre.
Soit intérêt, soit aveuglement, lorsqu'un parti quelconque fait l'affaire, il devient impossible de. l’abandonner. S'attacher ainsi sans raisonner à tel parti, c'ést river sa destinée, lier son avenir à la destinée à l'avenir d’un homme, politicien fort souvent sans vei gne et sans principes religieux. L'esprit de parti doit être réprouvé. ‘Tout homme a le droit de juger, à leur propre valeur, les actes publics de son représentant. I doit, de là, surveiller avec soin les députés et les ministres, chargés d’édicter des lois, afin qu’elles soient toujours conformes à l'équité et à la justice. Ils font
de la bergerie. Ces remarques s'appliquent non seule- “PRE aux représentants du peuple, mais encore aux cul-
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