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AUTOUR LUN AUREHE
débats parlementaires, C'es in gr: le public attentif et vigilant peut se renseigner sur la valeur de ceux qui æ représentent. Les questions de religion, de patriotisme touchent fort peu les partisans. (Cette pauvre question de l'emploi du français dans les services publics, question si importante pour l’avenir de notre race, n'a-t-elle pas rencontré sur son chemin des députés ca-
nadienis-français qui n’ont pas eu le courage de s’affirmer de crainte de blesser des sentiments étrangers. (1)
L'esprit de parti est donc un mal terrible. Tous les moyens sont bons pour arrivér au pouvoir et le conserver. Dans certains villages au vu et au su de tout le monde on trouve, le jour de la votation. des liqueurs euivrantes. Que pouvons-nous attendre
” (1) C'est M. Armand Lavergne,député de Montmagny, qui, pour répondre aux vœux de l'Association de la Jeunesse Catholique Canadienne-Française, a bien voulu présenter cette loi au Parlement de Québec, à la session de 1908, Tout d'abord il y eut divergence d'opinions parfni nos représentants, plusieurs de ces derniers ne voulurent point l'accepter de crainte de froisser nos compatriotes d'origine angiaise et les grandes compagnies, Enfin, après mûre réflexion, la députation accepta cette loi : mais,au-Conseil législatif, on devait la tuer. Eneffet À la surprise du pays tout entier, les membres du Couseil ont refusé d'approuver cette loi, faite dans le but de protéger notre langue et nos intérêts nationaux ! Seuls, MM. Chapais et les membres du même Conseil, conservateurs, moins uit anglais; se sont montrés fermes et dignes. Honneur à eux : mais honte à ceux qui, par une lâche complaisance, ont sacrifié notre belle langne. lis ont montré qu'ils approuvaient ce triste personnage qui, disait-il, ne voulait point voir renaître la domination française dans un pays anglais,
Ceci pour servir à l’histoire,
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à : RARES hs, d’hommies arrivés au pouvoir däns ces conditions ! Ces explications éclaircissent le manque de patriotisme remarqué depuis si longtemps chez nos hommes publics. L'alcool et l'esprit de parti ont raison des plus nobles sentiments. Le mot d'ordre est lancé : louons, approuvons Je chef, quelque mesure qu'il prenne. Excusons ses fautes trop évidentes pour être cachées ; promettons des réformes qui ne viendront jamais, des routes, des ponts, des chemins de fer. Le bon Canadien, qui ne voit qu'un côté de la médaille, est pris à son propre piège. Si à cette plaie vient s’ajouter la protection à outrance en faveur des amis de la cause, on peut juger des résultats. .
Dans la paroisse de Notre-Dame tout n’était pas rose, M. Héroux se dépensait en vaines exhortations ; malgré son zèle, à l’époque où nous commençons notre récit, il n'avait encore rien gagné. Les têtes dirigeantes avaient acquis plus d'autorité que lui. Les ivrognes invétérés, les lâches chrétiens, poussés par leurs chefs, faisaient du tapage et empéchaient l'action des bons qui se contentaient de gémir,. Fe.
Sellier, chaque anr, ’ 2, entraïit en campagne, mais il poussait surtout Rougeaud qui possédait à un plus haut degré que lui la confiance et l’estirne de la population. Avec de l'argent, Sellier restait maître de la | position en dépit de tous les sermons de M. Héroux. … Ce dernier, comptant toujours sur ses bons paroissiens,