‹ Autour d'une tiare 1075-1085Chapitre 9 sur 14 · XII QUELQUES MOTS D'HISTOIRE · texte numérisé non relu

XII QUELQUES MOTS D'HISTOIRE

Du côté du Pape, les raisons de conflits' ne sont pas moins visibles.

C'est surtout du réginie féodal que viennent ici les causes de querelles. A Rome, d'abord, et dans les régions qui relèvent de Tautorité pontificale, le Pape est le chef féodal; il a droit à la fidélité, au service militaire, à l'obéissance de ses comtes et de ses barons.

Mais l'Empereur, Roi des Romains, a les mêmes prétentions : de là, à Rome, la guerre civile. Puis, dans tout le reste de la chrétienté, le Pape est le maître spirituel de tous les évêques et de tous les abbés soumis , d'autre part, aux obligations féodales envers l'Empereur ou les autres souverains temporels. Comme évêque suprême, il peut imposer aux comtes et barons ecclésiastiques' sa

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volonté, les eolewr à robédience laïque, les rapjpeJer à liiî, les déposer. Et comme en même temps il peut déposer l'Empereur et les princes, frapper d'interdit l'Empire, les royaumes et le& cités, délier les sujets du serment de fidélité, il ébranle, quand il lui plaît, la pyramide féodale tout entière, de la base au sommet, où se tient l'Empereur.

Au temps de Grégoire VII, le conflit passa à l'état aigu. 11 s'agit alors d'un droit essentiel de suzeraineté, l'investiture à la fois du domaine temporel, attaché aux dignités épiscopales et abbatiales, et de la crosse et de l'anneau, symboles de l'autorité spirituelle. Sous les Ottons, les Papes, choisis dans la noblesse romaine, très docile à l'Empire, avaient laissé l'Empereur envahir à son gré

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