M. Armand Pérémé, Deux lettres
Décembre 1838. — Le Figaro, 12 septembre 1895.
89. A madame Marbouty (Claire Brunne). (?) Mars 1839. — Le Figaro, 14 septembre 1895.
90. Au comte Frédéric Sclopis de Solerano. Deux lettres. Août et septembre 1836. — Le Figaro, 14 et 15 septembre 1895*.
Septembre 1894 — décembre 1895.
1. Les numéros 72, 77, 78, 79, 88, 89 et 90, sont imprimés aussi dans le présent volume, et le numéro 80, dans celui qui porte pour titre ; Un Roman d'amour.
HONORE DE BALZAC ET THEOPHILE GAUTIER (Voir pages 69-70.)
L'auleur de l'article sur Victor Hugo et la critique, M. Gaston Deschamps, — dont, ainsi qu'on l'a vu, nous n'avions pas prononcé le nom lors de la première publication de notre travail sur H. de Balzac et Th. Gautier dans le Journal des Débais, — ayant lui-même raconté le fait dans le Temps, nous pensons bien faire en réunissant ici, comme conclusion de ce léger incident, les textes qui s'y rapportent, textes que nous avons trouvés déjà réimprimés, d'ailleurs, avec commentaires par un abonné de l'Intermédiaire et du Temps, dans le numéro de l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux, du 10 août 1895. De la sorte les lecteurs qui s'intéressent à ces questions de détail pourront décider en pleine connaissance de cause si, — seul point contesté par nous, — dans une œuvre d'histoire
littéraire interrompue par la mort de l'auteur, ce dernier commet vraiment un acte d'ingratitude, lorsqu'il ne peut, avant de disparaître dans la tombe, nommer et apprécier tous les personnages dont son ouvrage inachevé devait comporter l'étude ; puis, de quel côté se trouvent, à leur avis, dans ce petit débat, la bonne foi, la vérité et la justice.
«... Théophile Oautior, qui ne nous fait pas grâce d'un seul « bousingot », d'un seul « badouillard w, d'un seul « flamboyant », d'un seul « Jeune France » de la claque d'Hernani, ne prononce pas une seule fois, dans son Histoire du romantisme, le nom de Charles Nodier. C'est une ingratitude, car le Peintre de Salzhourg, que Nodier présenta au public en 1802, huit ans avant la publication de l'Allemagne de madame de Staël, n'avait pas attendu Elias Wilmanstadius, pour amener les Français au pays des burgraves et des ballades. »
Le Temps, 30 juillet 1893.
« Que dirait aujourd'hui Balzac de cette ignorance toujours croissante des critiques, s'il avait lu, par exemple, dans rarticle intitulé : Sur Victor Hugo et
la critique, publié récemment par l'un des plus sérieux journaux quotidiens de Paris (30 juillet 1893), l'inconcevable reproche, précisément adressé à Théophile Gautier, de ne s'être point occupé de Charles Nodier dans son Histoire du romantisme! Or, comme chacun le sait, quelques chapitres de ce livre ont seuls été écrits, la mort ayant fait tomber la plume des mains du grand Théo alors que l'œuvre était à peine commencée, et ces chapitres imprimés en volume, ne font que cent quatorze pages. Tout cela, d'ailleurs, est indiqué dans l'ouvrage même par des points de suspension placés à la fin du dernier fragment recueilli. Néanmoins, cette grossière erreur, que le simple esprit de justice, à défaut de probité littéraire, eût dû faire reconnaître, n'a été depuis lors ni relevée, ni rectifiée. »
Journal des Débats, 5 octobre 1893.
Je demande au lecteur la permission de vider séance tenante une petite querelle. M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul me prodigue les marques diverses de son indignation, sous prétexte que j'ai manqué de respect à la mémoire de Théophile Gautier, le 30 juillet 1893. Ce jour-là, en effet, j'ai constaté avec regret que le nom de Charles Nodier n'avait pas été cité dans un volume paru sous la
signature de Gautier et intitulé : Histoire du romantisme, suivie de notices romantiques et d'une étude sur la poésie française de 4830 à 4868, avec un index alphabétique. Je n'ignore pas que ce livre, malgré la longueur du titre est incomplet, et je n'ai jamais prétendu que cette omission fût un crime capital. Le bon Théo, dans le paradis des poètes, ne s'est pas irrité ; car il sait que je l'aime et que je l'admire au moins autant que ceux qui prennent le soin superflu de défendre l'auteur du Capitaine Fracasse.
» M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul me somme d'abjurer mes erreurs et se plaint que personne ne se soit levé pour les censurer. Quelles erreurs? Ai-je rien dit qui fût contraire à la vérité? Nodier est-il cité, oui ou non, dans VHistoire du romantisme? Je viens de relire l'ouvrage. Je ne peux pas dire que j'ai vu Charles Nodier quand je ne l'ai pas vu. Malgré la meilleure volonté, il m'est impossible de satisfaire M. le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul. »
Le Temps, 8 octobre 1893.