‹ Autour de la buvette [microforme]Chapitre 15 sur 53 · TEST · texte numérisé non relu

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‘* Pendant les huit années que j’ai consacrées à l’étude de l’alcoolisme, sur 200 familles d'ouvriers que j'ai visitées, j'en ai rencontré plus de 400 réduites à la misère et livrées à tous les vices, à tous les désordres, uniquement par le fait de l’ivrognerie habituelle du chef de la famille.

La modicité du salaire, la maladie, le chimage forcé sont quelquefois les causes de la misère. Mais, le plus souvent, comme l’affirment MM. Whyte et Desjardins, la ruine des ménages est le fait de l’ivrognerie et de l’inconduite du chef de la famille.

Un ouvrier sobre, père d’une nombreuse famille, se tire souvent très bien d'affaire avec un salaire de $2.00 par jour. Son voisin qui n’a pas d’enfants et qui gagne journellement $2.50 à $3.00, s’endette chez tous les marchands et ne met jamais un centin de côté pour les mauvais jours. Pourquoi ? Parce quil dépense un tiers, quelquefois la moitié de son salaire dans les buvettes.

Depuis un quart de siècle, le prix des choses nécessaires à la vie a augmenté de cent pour cent. Les salaires, il est-vrai, sont aujourd’hui plus élevés qu'’autrefois, mais ils n’ont pas augmenté en proportion des nécessités de l’existence.

Et les denrées sont toujours à la hausse!

Dans les conditions économiques actuelles, un jeune Ouvrier qui entre en

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