Response. ., p
nu CARDINAL DE RICHELIEU 265
que seul le w Maître » a pu avoir ; lui seul a pu avoir assez de tact, dans sa situation, pour ouvrir la porte à la conciliation ' tout en maintenant et affirmant les droits supérieurs et imprescriptibles du roi, pour toucher dans ses arguments ad hominem les cordes les plus sensibles de son adversaire, jusqu'à celle de la caste, dans laquelle il représentait les deux rebelles comme isolés par leur attitude, au milieu de la noblesse catholique ou protestante ralliée par sa naissance autour du roi, participant aux faveurs de la cour et au rayonnement de la majesté royale ; il a fallu sa connaissance profonde du cœur humain et des ressorts de ses forces vives pour attiser ainsi, dans ces quelques pages, la défiance existant entre les chefs rebelles et leur parti, en leur montrant l'anomalie de leur alliance avec « les peuples » (le mot revient coup sur coup à quatre reprises), pour leur faire honte de cette union avilissante, aussi bien que de leur sujétion « à la loy des ministres » 2, une considération qui justifiait sa prise à partie de la Rochelle ^ comme s'il eût voulu, et il le lui faisait sentir, épargner à Soubise l'humiliation d'une action commune avec cette place, en séparant nettement leurs causes.
Si la Response s'écarte en plus d'un passage de la forme coutumière de Richelieu, par le fait qu'elle n'est pas sortie de sa plume seule, son empreinte s'y retrouve de façon indéniable, tout d'abord par quelques expressions qui lui sont propres : « Je demeure d'accord *... », un terme d'école affectionné de lui, qui ouvre un libelle postérieur lui appartenant en propre, V Advertissement à tous les Estais de VEiirope ; une définition du roi « vray image de Dieu ^ )) que nous avons déjà signalée. Il faut y joindre une série