Cl. Perroud, op. cit., p
DU CARDllSAL DE RICMELIEU 425
n'avons pu consulter, se terminait la polémique, du côté opposé à Richelieu, tout au moins. Elle n'avait plus de raison d'être, du reste, avec l'orientation nouvelle de sa politique qui s'affirmait dans son traité du 20 avril 1627 ^ avec l'Espagne, traité dirigé au fond contre les huguenots de la Rochelle que l'Angleterre se disposait ouvertement à aider.
L'oubli s'était vite fait sur elle, sauf dans la mémoire de Richelieu qui n'oubliait rien ^ ; bien que la Vita, un an après sa publication, eût disparu à tel point qu'on n'en voyait plus guère d'exemplaires que dans les cabinets des curieux ^, il éprouvait l'impérieuse nécessité d'y répondre, surtout au sujet de sa naissance, le point qui lui avait attiré l'affront le plus sensible ; son apologie rapide, donnée par le Théologien sans passion, avait bien protesté contre la comparaison qu'avait faite de lui les Quolibets avec les « cardinaux d'Hiorc et de Clozel, tirés de la lie du peuple*», mais elle se contentait de le représenter sans plus de détails comme « un gentilhomme de très ancienne race... ».
La Cordonnière de Loiidun en prenait texte pour railler de Morgues de « luy fairer tirer son origine d'un des douze Pairs ^ », et en effet ce laconisme était étrange, vu l'importance que présentait pour Richelieu la question de ses origines. La lettre déchiffrée qui répondait point par point à la VzVa, et qui commençait par elle, en lui donnant une large place, en fournit l'explication ; l'auteur s'excusait de son retard sur le temps qui lui avait