‹ Autour du catholicisme social (volume 3)Chapitre 44 sur 97 · Sicard, op, cit., III, p · texte numérisé non relu

Sicard, op, cit., III, p

elle-même indifférente à la forme de gouvernement, OU royaliste ou républicain, c'est-à-dire qu'elle ne commande aucun des deux. Il faut également observer qu'un gouvernement ne pouvant être à la fois royaliste et républicain, l'adoption de l'un des deux est nécessairement le rejet de l'autre*. » Et de Belloy — c'était en 1797 — s'appuyait sur ces remarques pour engager son clergé à prêter le serment de « haine à la royauté >. € En supposant même, reprenait Bausset au sujet de la promesse de fidélité à la Constitution de Tan VII, que des considérations purement politiques puissent prévaloir sur la plus sacrée de toutes les obligations, celle qui attache essentiellement les prêtres à l'exercice de leur ministère, il faudrait au moins que ces opinions politiques fussent d'une nature si certaine, si évidente, si démontrée, qu'elles ne permissent ni le doute ni la discussion, et qu'elles commandassent impérieusement l'assentiment de l'esprit *. > Ainsi parlait Bausset, le propre biographe de Bossuet : en ces matières politiques où l'évêque de Meaux introduisait l'Ecriture Sainte, il faisait s'insinuer, lui, une sorte de doute méthodique.

D'une part, les théologiens et prélats intransigeants, imbus de cette idée que l'Eglise est par essence une école de respect à l'endroit des pouvoirs légitimes, perpétuaient une solidarité assez étroite entre la cause de l'autel et la cause du trône; d'autre part, Émery, La Luzerne, Belloy, Bausset, représentaient cet esprit d'adaptation par lequel l'Église s'encadre, avec une harmonieuse souplesse, dans les divers régimes politiques et sociaux. Entre les uns et les autres, ce n'était point le conflit de deux théologies : car, théologiquement parlant, les

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