‹ Autour du catholicisme social (volume 3)Chapitre 47 sur 97 · Sioard, op, cit., III, p · texte numérisé non relu

Sioard, op, cit., III, p

surger contre le roi. Les cinq prélats qu'il avait Tair de sacrer parmi les plus authentiques d'entre ses féaux se permirent de débrouiller, en leurs réponses, les confusions compromettantes auxquelles s'abandonnait la plume royale. < Il est de la plus grande importance, observait M. de Talleyrand-Périgord, archevêque de Reims, que les ministres de la religion aient une marche absolument isolée de tout intérêt temporel. L'autorité de la religion perdrait de son poids si Ton paraissait y mêler des vues politiques\» < II n'est pas possible, insistait M. Asseline, évoque de Boulogne, d'enseigner au peuple que la religion catholique ne se lie bien qu'à la monarchie et ne peut exister longtemps sans elle, parce que la vérité est que la religion catholique, depuis qu'elle est établie, s'est bien liée à des formes de gouvernement républicain et a subsisté longtemps avec elles*. » M. de la Marche, évêque de Saint-Pol-de-Léon, parlait exactement comme M. Asseline, et M. de Bonal, évêque de Clermont, écrivait que € le concours de deux missions, évangélique et royaliste, les anéantirait infailliblement toutes deux '. » Quant à M. de Fontange, archevêque de Toulouse, on ne constate dans les archives que son silence *.

Ainsi les prélats dans lesquels Louis XVIII plaçait sa plus grande confiance, et qui d'ailleurs justifiaient cette confiance en prohibant ou en blâmant tout serment impliquant l'acceptation du nouvel état de choses, avaient néanmoins un mouvement de recul lorsque le roi leur demandait de mettre formellement l'Église à son service. Ils n'admettaient pas, eux royalistes et môme serviteurs zélés et actifs du roi, qu'en

l.Sicard, op. cit,, III, p. 258.

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