ECCLESIASTIQUES
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courir avec confiance quand on a à se plaindre de ses ministres ; et ne trouvons pas mauvais qu’elle nous en fasse un devoir strict, surtout dans un pays où les
juges doivent bien souvent appliquer une
loi anticatholique.
Ceux qui se moquent ainsi des canons de l'Eglise, et qui veulent que le prêtre soit “un simple citoyen ” rien de plus, n’ont pas un mot à dire contre le privilège accordé aux dignitaires de l'Etat. Les ministres, les députés, les juges, les offciers de l’armée n’ont-ils pas leurs privilèges? On trouve la chose juste et même nécessaire pour le bien de la société.
Pour la protection de la société qui, d'un moment à l’autre, peut avoir besoin des officiers d’une armée pour arrêter des grevistes qui incendient une ville, on soutient à bon droit que ces militaires doivent jouir de certains privilèges les mettant à l'abri des mesquines persécutions de l’envie, de la haine ou de la vengeance.
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80 - DES IMMUNITÉS | a Un capitaine, à bord de son Vaisseau, à.
des privilèges qui paraissent exorbitants.
Cependant, ceux qui s’égosillent à cri-| er: liberté et évalité Pout tous, n’ont pas un mot à dire pour détruire ‘ces préjugés séculaires.” Ils réservent toute leur Co- À lère pour le moment Où l'Eglise viendra A dire à ses enfants: Je vous défends d'al- | ler traîner un prêtre aux pieds de César ; 4 J'ai à ma disposition des canons plus formidables eue ceux de l'Etat, pour arrêter le prêtre Prévaricateur.
Mes chers amis, que diriez-vous d’un 4 enfant qui voyant son frère voler des !
pommes dans le jardin du voisin, irait, sans avertir son père, trouver un avocat !
et poursuivrait devant Je juge, son petit 1 frère? Le procès aurait lieu ; l'enfant !
serait condämné à la prison ; les journaux 1 annonceraient cela dans tout le Canada, et voici une famille déshonorée. 4
Maintenant, que penseriez-vous d’un | autre enfant qui, dans un cas semblable,